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*Samedi 28 septembre 2019, il en donnera le go. Désormais, ce sera une opération pérenne qui interviendra tous les derniers samedis de chaque mois, de 8 à 11 heures.

Kinshasa, à l’en croire, sera transformé en un vaste chantier auquel tous ses habitants d’Est à l’Ouest, du Sud au Nord, sont appelés à apporter leur soutien à la lutte sans merci contre l’insalubrité. Au total, le nouveau premier citoyen de la capitale estime que sans cet éveil de conscience collective, les 9.000 tonnes de déchets déversés par jour risquent de refermer les kinoises et kinois dans le piège, pourtant, prévisible des maladies contagieuses et des conséquences incommensurables.

Gentiny Ngobila, s’exprimant devant les médias, a dit hier, à l’Hôtel de Ville, qu’il était autant préoccupé par les autres axes de sa vision qu’il pense que la question de l’insalubrité constituait la priorité des priorités.
Tous les Bourgmestres en ont été saisis. Alors que les kinois et kinoises, ceux-là mêmes qui seront les premiers bénéficiaires de Kin Bopeto, sont invités à y participer activement. Il en appelle à la volonté de tout un chacun pour accélérer les choses.

Déjà, ce samedi 28 septembre, il lancera les premiers travaux d’assainissement. Il parle, lui, d’un début de la fin de cette malpropreté qui, apparemment, a manifesté la peau dure, depuis des lustres.
Selon des statistiques en sa possession, en 1960, la ville de Kinshasa comptait une population oscillant entre 360 à 400 mille habitants. En 1980, elle est passée à plus ou moins deux millions d’habitants. En 2019, la même population, pour des raisons liées notamment, à l’exode rural ou autres, a atteint le chiffre estimé à quinze millions d’habitants.

Et, en réfléchissant par des projections objectives, il a laissé entendre qu’à l’horizon 2030, Kinshasa pourrait franchir le cap de trente millions d’habitants. Et, pourtant, les infrastructures de base sont restées les mêmes. Elles datent du temps du règne de la Belgique, l’ancienne puissance métropolitaine. Alors que tous les plans d’urbanisation ou, à la limite, de modernisation de la ville qui ont été, depuis plusieurs décennies, brandis sous forme de programmes d’action, se sont soldés, pour la plupart, par un cuisant échec.
Si bien qu’aux bas mots, Ngobila parle d’infrastructures sclérosées, vétustes, dépassées et inadaptées. D’où, la nécessité de changer des paradigmes, d’aller à plus, de mener de nouveaux efforts créateurs.

Mais, avec quels moyens ?
Au vu du tableau de bord financier de la ville de Kinshasa qui accuse un déficit criant de plusieurs dettes contractées auprès de différentes banques commerciales de la place, il est tenu, nonobstant toutes ces difficultés, à passer à l’action.
Donc, c’est sur le détritus de ces fatras d’engagements financiers qui exigeaient, du reste, d’âpres négociations de rééchelonnement des dates de remboursement, qu’il est obligé, lui, tel un diable dans le bénitier, de se couper en mille morceaux pour se lancer dans cette monstrueuse lutte contre l’insalubrité.
Au bout des ongles, il n’aurait que trop peu de moyens auxquels l’implication de tous s’avère indispensable. Après tout, des résultats attendus, dépendra étroitement l’essor merveilleux de la qualité de la ville ainsi que la préservation subséquente de la santé des kinoises et kinois.

LPM

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