*C’est une réunion de routine à laquelle Victor Batubenga, l’Inspecteur Général des Finances, a été convié, le samedi 31 août dernier, au cabinet du Conseiller Spécial du Chef de l’Etat en matière de sécurité.

Contrairement aux affirmations redevables aux rumeurs les plus folles et aux mystifications les plus décapantes ainsi qu’à toutes les enchères dues à l’hyperbole politique, l’intéressé est bel et bien libre de ses mouvements. Car, depuis ce jour-là, juste après qu’il y ait été questionné sur un certain de nombre de préoccupations, il en est ressorti indemne.

Toutefois, il devrait se tenir sur ses gardes afin que les Inspecteurs placés sous ses ordres dont certains ont été, eux aussi, interpellés ne tombent pas dans les pièges pernicieux des dérapages de tous ordres et d’excès de zèle.
La question de l’audit enclenché, évidemment, à la demande de l’ANR, n’a pas été éludée, au cours de cette même réunion. Même s’il a été recommandé qu’un tel travail, en raison du bien-fondé de sa finalité, ne devrait pas, outre mesure, désintégrer, ni déstabiliser le fonctionnement des institutions dont le début de l’installation dans le cadre de la nouvelle coalition FCC-CACH n’est à ce jour qu’à ses premiers pas, à l’instar de toute œuvre humaine encore à son étape embryonnaire.

D’où, céder à la précipitation ou, alors, se baser sur des bribes d’informations sélectives, pourrait entraver, du moins dans le contexte politique actuel, le petit tissu d’embellie dont les fondations offrent, néanmoins, une des apparences fragiles.
De plus en plus, nombreux sont ceux qui se demandent pourquoi a-t-on attendu seulement à la veille de l’audition du programme du nouveau gouvernement dont la composition a été publiée aux premières heures du 25 août dernier, pour rabâcher les oreilles des paisibles citoyens, presqu’éreintés de miser sur des promesses présidentielles à l’aune de l’alternance démocratique, avec des bruits assourdissants autour des audits frisant le chantage ou, à tout le moins, le début d’un règlement injustifié des comptes.

Et, pourtant, le moment venu, une fois que tout est mis en marche, tout contrôle ne gênerait personne. Déjà, au niveau parlementaire, tout cela peut être déclenché. Tout comme, au niveau de la Cour des comptes, du Conseil Supérieur du Portefeuille ou, même, de celui de l’Inspection Générale des Finances en question, chacune des ces institutions pourrait bien faire son travail.

Rien n’est donc indiqué de considérer que toutes les accusations portées contre les Ministres sortants alors que certains assumaient l’intérim, sous l’emprise de Bruno Tshibala, le devancier immédiat de Sylvestre Ilunga Ilunkamba à la Primature, sont vraies ou fausses.

Voilà pourquoi, tout ayant à l’esprit, le souci de s’imprégner de la réalité de cette gestion dont certains sont, curieusement, intéressés à en savoir plus dans l’immédiat, il serait mieux d’y mettre un minimum de forme et, surtout, de ne pas donner l’impression d’aller vite en besogne.

LPM

 

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