Flash

Depuis qu’il a posé ses pieds à l’Assemblée nationale, le Député national Paul Muhindo n’a jamais cessé de réclamer la paix à l’Est du pays.

En effet, après avoir accusé les forces armées de la République Démocratique du Congo (FARDC) de protéger les groupes armés, auteurs des massacres à répétition à Beni, territoire du Nord-Kivu, cette-fois-ci, cet élu du peuple est monté au créneau pour demander à la communauté internationale et au gouvernement central de la RDC, de procéder au lancement de la riposte contre ceux qu’il qualifie des ‘’égorgeurs’’ qui ôtent la vie de la population dans la partie Est de la RDC. Au cours d’une interview accordée lundi 19 août dernier, au Palais du peuple, Paul Muhindo a interpellé la communauté internationale et l’Etat congolais quant à la question sécuritaire au Nord-Kivu.

A l’en croire, au stade actuel, il n’est plus question de parler de la situation sécuritaire au Nord-Kivu, mais plutôt le moment d’agir, d’agir et d’agir en vue de mettre fin à cette insécurité qui a longtemps perduré. «Il faut que le Chef de l’Etat demande aux militaires de lancer la riposte, c’est ce que nous demandons», sollicite Paul Muhindo, parlant au nom de la population du Nord-Kivu. A l’instar de la riposte contre le virus Ebola, une opération de ce calibre devrait aussi être lancée pour stopper des tueries. «Nous demandons que la riposte qui a été organisée contre la maladie à virus Ebola, la même riposte soit faite contre les égorgeurs. Là on sera juste », dit-il. Selon lui, ce qui se passe à Beni est une grande injustice de cette population qui, depuis toujours, est l’objet des massacres à défaut de l’insécurité et de multiplication des groupes armés. Excédé par l’insécurité, il dénonce en fait ce qu’il appelle la passivité des autorités civiles et militaires.

Avancées contre l’Ebola
Dans ce même chapitre, abordant la question sur des avancées contre le virus Ebola, Muhindo s’est confié en ces termes : « Pour ce qui concerne la maladie à virus Ebola, aujourd’hui, il y a quand même une bonne évolution. On voit que le taux de mortalité dû à Ebola n’a pas cessé de baisser, et cela augure une bonne chose pour les populations de Beni, Butembo, Nord-Kivu et Sud-Kivu. Mais, ce qui nous tracasse, est qu’il y a eu un engouement très sérieux contre l’Ebola. Mais, le même engouement n’est pas observé quand il s’agit des questions sécuritaires. C’est ce qui étonne toute la population au niveau du Nord-Kivu. Par exemple hier, on a tué à Mbau trois personnes, les militaires et policiers sont aussi venus tués trois autres lors des manifestations des gens qui étaient en colère contre ces tueries ».

Communauté internationale interpellée
Dans son élan, l’élue de Beni n’a pas épargné la communauté internationale. « Nous trouvons cela anormale que la même communauté internationale puisse avoir une double face », a-t-il affirmé d’entrée. Et de renchérir : « La communauté internationale se comporte normalement, elle est humaine quand il s’agit d’une maladie à virus Ebola, mais lorsqu’il s’agit des tueries, elle devient anormale. C’est injuste. Nous demandons la même attitude pour la question de la sécurité, et il faut que la nation entière soit aussi alertée de la même manière sur la question de la sécurité autant que la maladie à virus Ebola ».

Merdi Bosengele

Pin It

Statistiques

9797635
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
2769
29040
160839
9434426
690119
938558
9797635

Your IP: 3.237.94.109
2020-09-25 02:39

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg