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*C’est aujourd’hui qu’en principe, les vraies consultations formelles commencent pour la formation du nouveau gouvernement. Sur le coup de 11 heures, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, 72 ans, inscrit à son agenda, un premier tête-à-tête officiel et de manière séparée avec les deux ténors de la coalition FCC-CACH.

Jean-Marc Kabund et Néhémie Mwilanya seront, tour à tour, reçus à l’Hôtel du Gouvernement, à la Gombe. Dès demain, jeudi 8 août 2019, il accélérera le processus de ces consultations avec les regroupements politiques du FCC et CACH. Vendredi 9 août 2019, il s’ouvrira à d’autres consultations extra-coalition. Les confessions religieuses, l’ANEP, la FEC, les délégations des femmes, de la jeunesse et des personnes vivant avec handicap seront, elles aussi, au rendez-vous. Et, si tout va bien, la semaine prochaine sera déterminante pour fignoler les listes et sortir l’ébauche de ce que sera le prochain qu’il soumettra, à son tour, à l’appréciation de Félix Tshisekedi et Joseph Kabila, conformément à l’Accord signé, le 29 juillet dernier, tard la nuit de ce jour-là, à Kempinsky Fleuve Congo Hôtel, par les négociateurs de la coalition FCC-CACH. Aux dernières nouvelles, les dispositions en vue de la convocation, d’ici le 15 août 2019, au plus tard, d’une session extraordinaire du Parlement dont la mission principale s’articulera autour de l’investiture du nouveau gouvernement, seraient très avancées.

Vers un coup d’accélérateur
«Plus rien ne sera comme avant. Tout va changer, tout doit changer», disait un beau jour le Maréchal Mobutu, du haut de sa canne au milieu de sa superbe gloriole sous le règne de la deuxième République.
En son temps, l’homme à la toque de léopard laisser passer du temps et, puis, après un long suspense, il surprenait tout le monde et renvoyait les zaïrois, les congolais d’aujourd’hui, à se rendre à l’évidence qu’à lui tout seul, il avait le pouvoir, tous les pouvoirs alors, de faire et de défaire les choses dans ce pays qu’il considérait, d’ailleurs, comme une chasse garde qui lui devait, curieusement, tout, y compris la loyauté des fœtus qui étaient encore dans les ventres de leurs mères aux idéaux du MPR, le parti dont il fut le guide, le timonier, le fondateur historique et incontournable.

Aujourd’hui, plus d’une vingtaine d’années après sa chute, les choses ont bougé, elles ont réellement changé mais, sans lui. Si bien que Félix Tshisekedi, un fils né des entrailles de son Père Etienne Tshisekedi d’heureuse mémoire, alors qu’il a été investi, le 24 janvier 2019 au Palais de la Nation sous le rythme de 21 coups de canon, dispose d’un pouvoir, pourtant, très limité. N’ayant ni la majorité parlementaire, ni le reste de ce qu’il lui fallait pour arrondir suffisamment ses angles comme ses prédécesseurs, il est obligé de composer, de coaliser, de se compacter au FCC pour gérer la Res Publica.

De janvier 2019 à ce jour, le pays a sombré dans un laxisme assourdissant. Il a même, à la limite, reculé et confiné les gens dans une misère exécrable. A un certain moment, l’absence de la gouvernance liée notamment, à la démission de Bruno Tshibala, le 20 mai dernier, et à la nomination, le même jour, d’un autre Premier Ministre non encore investi jusqu’aujourd’hui, a contribué dangereusement à la putréfaction de la situation politique en RD. Congo. Partout, dans des officines du pouvoir d’Etat, l’on sent l’odeur de la politique de la navigation à vue, depuis que l’ère de l’alternance avait sonné. Voilà pourquoi, les consultations de ce jour vont dans le sens de conforter ceux qui pensent que Kabila et Tshisekedi ont intérêt à mieux faire les choses. De sorte qu’ils sortent le pays de la situation actuelle caractérisée par la morosité et le dilettantisme injustifiables. Ils doivent, normalement, influer sur leurs ouailles afin que les consultations qu’amorce, dès aujourd’hui, Sylvestre Ilunga Ilunkamba, ne s’éternisent pas indéfiniment. Ils doivent en principe, lui faciliter la tâche. Car, il est resté, depuis bientôt trois, en train d’attendre son temps, pour récupérer les clés de l’Hôtel du Gouvernement en vue de se mettre, raisonnablement, au boulot pour la matérialisation de changement tant attendu et dont Félix Tshisekedi constitue, au fait, l’incarnation actuelle de la vision du progrès social, depuis qu’il a été catapulté à la tête du pays.

Dans tous les cas, ils devraient se rappeler que le mandat court. Et que chaque jour qui passe, est un de plus dans la comptabilité des hauts faits à présenter en 2023. Les congolais, eux, les jugeront à la pièce.

LPM

 

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