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Postulant au poste de Rapporteur adjointe du Sénat, Marie-Josée Sona Kamitatu saisit véritablement la portée des tâches qui l’attend, d’autant qu’elle eu à assumer, durant tous ces derniers mois et avec brio, les fonctions de «Première Secrétaire» du bureau provisoire de cette Chambre haute du Parlement, faisant office du Rapporteur.

Au-delà de ces réalisations, cette candidate, ticket de l’Opposition à cet hémicycle des sages, se révèle comme le meilleur ingrédient qui, par ses armadas d’initiatives en termes d’avancées technologiques, favorisera une véritable optimisation de la collecte des rapports des vacances parlementaires, de leur traitement et le suivi au niveau de l’exécutif. In globo, elle veut plus que tout une véritable modernisation de cette institution. «Je m’engage aux fonctions qui seront les miennes, d’assurer en toutes circonstances l’excellence et la qualité dans le travail…Ma détermination à continuer à vous servir et à servir mon pays est grande. Je mettrai avec sincérité et sans réserve tout mon cœur à l’ouvrage. Je vous en fais ici le serment », a-t-elle déclaré devant les sénateurs, lors de son discours le jeudi 25 juillet au Sénat.

DISCOURS DE PRESENTATION DE CANDIDATURE DE SONA KAMITATU
Honorable Président du Bureau Provisoire
Honorable 2ème Secrétaire,
Honorables Sénatrices,
Honorables Sénateurs,
Après trois mois où vous avez eu à subir le son de ma voix comme rapporteur du Bureau Provisoire, je me tiens devant vous pour solliciter vos voix, car j’ai déposé ma candidature au poste de Rapporteur Adjoint du Bureau de votre auguste Assemblée.
Avant toute chose, je me fais le devoir de remercier le Président du Bureau Provisoire, l’honorable Léon MAMBOLEO, qui m’a accordé sa confiance dès le premier jour de mon entrée en fonction à ses côtés. Je remercie également ma collègue Deuxième Secrétaire, l’Honorable Victorine LWESE, avec qui avec nous avons appris à travailler ensemble. Enfin, mes vifs remerciements à vous chers collègues sénateurs et sénatrices pour vos conseils et encouragements qui ont rendu mon travail agréable et facile.
Aujourd’hui, je suis particulièrement honorée par la confiance que mes paires de l’Opposition m’ont accordée en me désignant pour briguer un des sièges du Bureau. Je mesure toute la portée de la responsabilité qui pèse sur mes épaules. Le choix qui a été placé par l’Opposition en ma modeste personne m’appelle à donner le meilleur de moi-même, à ne jamais décevoir ma famille politique, mais au contraire à toujours mériter sa confiance et la vôtre.
Je suis également consciente des défis majeurs auxquels je serai confrontée et, plus qu’un symbole, je devine l’espoir que porte ma candidature pour les jeunes sénateurs et toutes les sénatrices. La place que je vais occuper au Bureau, si vous m’accordez votre confiance, est aussi celle de toutes celles et tous ceux dont la voix semble étouffée, qui nourrissent le sentiment d’être marginalisés et de ne pas compter vraiment comme acteur à part entière de la vie politique nationale.
Du haut de cette tribune, et devant votre auguste assemblée, je réaffirme que je mettrai tout mon cœur à l’ouvrage afin de vous servir, de servir notre prestigieuse institution et de servir notre pays.
En tant que sénatrice, c’est avec une profonde humilité et une grande confiance dans votre capacité à juger de la valeur et de la sincérité de mon engagement que je vais, en quelques mots, vous dire qui je suis, ce en quoi je crois, ce que je veux, ce que j’ai déjà fait et ce que je suis prête à faire au Bureau du Sénat si vous m’accordez votre confiance.
Ce que je suis
Honorable Président,
Honorables Sénateurs, chers collègues
Je suis Congolaise. Et, j’en suis fière. Je le suis d’autant plus que je suis l’héritière de plusieurs cultures et que seul un grand pays peut rassembler autant de communautés riches de leur langue, de leur coutume et de leurs traditions. Venus de l’Equateur, du Kasai, du Kwilu, mes grands parents embrassent par leur histoire l’âme de toute une Nation.
J’aime mon pays, et j’aime mes compatriotes qu’ils soient puissants, riches, qu’ils soient pauvres, démunis car brille en chacun d’eux une flamme et que chaque homme, chaque femme est sacrée.
Un certain 27 juillet, comme le jour du prochain scrutin, une jeune mère accouchait d’une petite fille dans un village dans le Kwilu profond. Faute de pouvoir payer des études, l’enfant allait être confiée aux religieuses qui découvraient en elle une vive intelligence, des capacités intellectuelles solides et un caractère affirmé. Cette dame a persévéré et est devenu avec Sophie Lihau-Kanza, Mata Nkumu, Catherine Nzuzi wa Mbombo, Georgine Lutayi Kanza, et une poignée de mamans, des pionnières dans la vie politique au Zaïre. Elle fit son entrée au Gouvernement et siégea au Parlement. Elle s’appelait comme moi Marie Josée. C’était ma grand-mère. Elle reste pour moi un modèle. Et le 27 juillet restera toujours une date de mémoire.
Je ne vous parlerai pas de mes deux grand-pères Cléophas Kamitatu et Justin-Marie Bomboko qui furent tous les deux mes héros ! Vous êtes nombreux à les avoir connus et côtoyés. Comme tous les pères de l’indépendance, ils sont pour moi une source d’inspiration.
Ce en quoi je crois
Honorables Sénateurs, chers collègues
De toutes mes forces, de toute mon âme, je crois en la liberté car elle n’est jamais acquise ni assumée une fois pour toute. Elle est indivisible. Et il faut avoir le souci constant d’en préserver le caractère inaliénable en consacrant notre respect du droit à la différence. Quelles que soient nos origines, nos opinions, nos religions, en tant que filles et fils du Congo, nous partageons une destinée commune et nous avons le droit d’en définir la trajectoire.
Je me refuse à toute forme de résignation car j’ai de l’ambition pour mon pays, j’ai de l’ambition pour vous, pour les femmes, pour les jeunes et j’ai des principes et des valeurs qui guident mon engagement personnel. Parmi ces principes, le tout premier est encore et toujours la liberté car elle est le moteur du progrès et de la connaissance.
Je crois à l’égalité des chances dans une république qui se bat jour après jour, avec acharnement et détermination, pour offrir à tous les enfants du pays, fille comme garçon en milieu rural comme urbain, l’accès notamment à l’éducation, à la santé, à la sécurité, à l’emploi sans discrimination aucune…
Nous avons besoin de retrouver confiance en nous-mêmes, dans l’Etat congolais et dans ses Institutions. Il nous faut nous serrer les coudes pour redonner confiance aux Congolais dans leurs institutions, et particulièrement dans le Sénat.
Et en toutes circonstances, je demeure persuadée que le travail est une source d’épanouissement pour l’homme. C’est par notre action, par notre travail, par nos efforts collectifs que nous allons déterminer notre destin. J’y crois. Et je veux y donner au niveau du Bureau du Sénat le meilleur de moi-même.
Ce que je veux
Honorables Sénateurs, chers collègues
Premièrement, mon engagement politique est lié à ma volonté de construire une société congolaise moderne, libre, juste et humaine où chacun se sent en sécurité et où tout le monde peut devenir ce à quoi il aspire dans une société apaisée.
Deuxièmement, mon engagement politique est également lié à ma volonté de voir les femmes devenir des acteurs à part entière dans la vie politique nationale. Nous représentons la plus grande capacité de travail dans le pays. Des millions de femmes congolaises portent des charges, vont au champ, préparent le repas, s’occupent des enfants. Elles doivent avoir des droits proportionnels à leur rôle dans la Nation et être représentées là où se décide l’avenir du pays.
Troisièmement, mon engagement politique est lié à ma volonté de voir les jeunes congolais être reconnus, écoutés et entendus. La jeunesse congolaise constitue la majorité de notre population. Bien formée et encadrée, elle est un atout majeur pour la compétitivité de notre économie. Elle ne peut se contenter de slogans. Elle aspire participer plus activement aux choix d’avenir du pays. La question de la jeunesse doit demeurer centrale dans toutes nos initiatives. Réduire la fracture entre la jeunesse congolaise et ses dirigeants est une priorité.
Nous sommes tous les héritiers d’une grande Nation. A nous de relever le défi de lui redonner sa grandeur par un Sénat qui soit exemplaire et au sein duquel votre bureau sera un instrument de promotion de l’excellence.
Ce que j’ai entrepris
Honorables Sénateurs, chers collègues
J’ai fait mes études au Congo, en Belgique et en Afrique du Sud. Après mon Diplôme en Business Management à DAMELIN en Afrique du Sud, j’ai entamé ma carrière professionnelle comme entrepreneure. Les exigences du marché et la gestion au quotidien d’une entreprise m’ont appris notamment à manager et motiver une équipe pour réussir, à me battre au quotidien pour survivre; l’esprit d’initiative, la discipline, la rigueur … bref, le sens de responsabilité et surtout le respect des engagements souscrits, clé de succès dans le monde des affaires tant privées que publiques
A côté de mon parcours d’entrepreneure, j’ai eu le privilège et l’honneur de travailler à l’observatoire congolais de la pauvreté et des inégalités, “ OCPI ” en sigle. C’est à ce poste que j’ai été édifiée et confrontée à la grande misère qui touche nos populations en particulier les jeunes, les femmes et les plus vulnérables. C’est dans ce cadre que j’ai été amenée à travailler pour les OMD – Objectifs du Millénaire pour le développement, ce qui m a permis d’acquérir les compétences en matière d’élaboration de plaidoyer auprès des partenaires et en négociations internationales
En parallèle de mes activités professionnelles, j’ai un long engagement dans le monde associatif et politique.
Touchée par la situation sociale des jeunes en perdition, j’ai initié depuis 2009, une ONG qui s’occupe particulièrement des enfants de la rue.
Consciente des enjeux politiques, et que seuls les choix politiques sont à la base de la transformation positive ou négative de la vie des gens. Je me suis engagée en politique pour apporter ma contribution à la défense et à la promotion des valeurs de liberté et de démocratie auxquelles je suis profondément attachée.
La constance de mon engament politique et mes capacités de leadership ont conduit les dirigeants de mon parti, en 2012, à me confier la responsabilité de coordonnatrice adjointe de la jeunesse
Honorables Sénateurs, chers collègues
A la faveur de l’âge et pour vous servir, j’ai occupé le poste de rapporteur dans le bureau provisoire du sénat.
A ce titre, outre les taches affectées au Rapporteur, notamment d’assurer le secrétariat des séances plénières et d’organisation matérielles des travaux des séances et des commissions, nous avons relancé, redynamisé le site web de notre chambre parlementaire pour renforcer sa visibilité.
Permettez, honorables Sénateurs, de relever que nous avons constaté que les nouvelles technologies de l’information et de la communication ne sont pas encore suffisamment utilisées dans notre institution, alors qu’elles peuvent nous apporter beaucoup, par exemple dans l’archivage électronique de notre documentation, l’interactivité entre Sénateurs et les Provinces sans oublier nos populations de l’intérieur tout comme de la diaspora.
La modernisation de notre façon de travailler va considérablement contribuer à l’amélioration de l’image de notre institution. Le Sénat doit devenir une Institution moderne qui offre aux Congolais l’image d’une ruche dont la production intellectuelle doit être connue et appréciée de tous.
Ce que je m’engage à faire
Honorables Sénateurs, chers collègues
Sur base de ce que nous avons accompli ensemble et au regard des exigences du travail de qualité au Sénat, je m’engage à mettre à profit toutes les avancées technologiques afin d’assurer une meilleure optimisation de la collecte des rapports de vacances parlementaires, de leur traitement ainsi que le suivi au niveau du pouvoir central.
Je m’engage aux fonctions qui seront les miennes, d’assurer en toutes circonstances l’excellence et la qualité dans le travail. A l’heure où les Congolais doutent de la classe politique, l’amateurisme et la médiocrité ne peuvent être tolérées.
Je vais les exécuter en assurant au quotidien le travail d’un Rapporteur Adjoint méthodique et méticuleux.
Honorable Président,
Chers collègues,
Avec votre concours et sous la souverenité de la plénière, nous avons eu un parcours ensemble.
Ma détermination à continuer à vous servir et à servir mon pays est grande. Je mettrai avec sincérité et sans réserve tout mon cœur à l’ouvrage. Je vous en fais ici le serment.
Ainsi donc, je viens solliciter humblement vos suffrages en qualité de Rapporteur-Adjointe pour me permettre de poursuivre le travail déjà engagé
Je vous remercie.
Honorable KAMITATU Marie-Josée SONA

 

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