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*Discours vif. Esprit patriotique. Message clair. Appel pathétique.


Badibanga était ce mercredi 24 juillet 2019 devant les Sénateurs pour se prêter à la pédagogie de la compétition électorale ouverte en vue de l’installation du Bureau Définitif du Sénat. Ce jour-là, en effet, alors qu’il savait pertinemment bien qu’il affrontera une réalité politique, celle d’un ticket FCC alignant Evariste Boshab Mabudj Mabilenge au même poste qu’il courtise, Samy Badibanga Ntita a, plutôt, placé la dragée loin de langages calqués sur des clichés du passé, ni sur des portraits abstraits des considérations mirobolantes autour des clivages politiques. Plus que mesuré, il a choisi les mots et indiqué la portée de ce que pourrait être sa contribution pour diriger le Sénat autrement et, surtout, pour faire bouger les lignes dans le sens du progrès dans le travail de cette Chambre constituée des élus des élus.

A l’ère de l’alternance démocratique et de la fin des mythes et des prophéties en RD. Congo, l’heure a donc sonné, prévient-il, pour que les acteurs politiques majeurs, quelles que soient leurs tendances, puissent éviter tout ce qui peut conduire à l’apocalypse et déboucher, finalement, sur un échec inadmissible.
Il propose, par contre, aux Sénateurs de faire le pari de l’intelligence collective.

Samy Badibanga Ntita, candidat au poste de Premier Vice-Président, veut, en effet, faire tourner le Sénat comme une plateforme transpartisane, comme une machine au service des ambitions de la République et comme, enfin, une chambre spécialisée en recherche du consensus et de la culture de l’esprit du dialogue.
A cœur ouvert, il recommande à ses Collègues Sénateurs de préférer les équilibres négociés dans la concertation plutôt que les solutions imposées. Donc, ‘’pas d’opposition systématique. Mais pas, non plus, d’adhésion automatique’’, a-t-il soutenu, le mercredi 24 juillet dernier, lors de la présentation de sa vision destinée à éclairer la lanterne de ses potentiels électeurs, pour un vote en âme et conscience au niveau de la Première Vice-Présidence du Sénat.

LPM

Discours de candidature de Samy Badibanga Ntita au poste de Premier Vice-Président du Sénat
Kinshasa, le 24 juillet 2019

Honorables Président, Honorables membres du Bureau et
Chers collègues,
J’ai l’immense honneur, non seulement d’être membre de cette haute assemblée, mais également de vous présenter ma candidature pour la 1ère vice-présidence de notre assemblée.
La première alternance démocratique que vit notre pays, est une chance qui nous oblige à l’ambition et à la réussite.
Cette ambition, c’est la consolidation de notre République, de notre démocratie, par le compromis dans la collégialité, le consensus enrichi par la force, et la diversité de nos expériences respectives.
Chacun de nous a une expérience particulière, au niveau provincial, au gouvernement, au Parlement, au sein des entreprises publiques ou dans le privé. Ce sont toutes nos expériences diverses qui font la richesse de notre assemblée.
La Chambre Haute, comme dans toutes les démocraties, est l’assemblée de la sagesse et de l’expérience.
C’est cette sagesse de l’expérience que nous devons rassembler au service du cœur de métier de notre assemblée : la loi et le travail législatif d’une part, le contrôle parlementaire d’autre part, et enfin la prospective, car nos expériences nous permettent d’anticiper et de voir plus large et plus loin.

D’abord, conseiller spécial d’Etienne Tshisekedi, j’ai été élu pour la première fois aux élections de 2011. J’ai siégé en tant que député national, et président du groupe parlementaire UDPS et alliés, puis premier ministre à une période de crise politique forte, avec ses conséquences politique, financières, budgétaires, économiques et sociales.
Pour moi, l’enjeu est de faire de notre assemblée, une véritable instance transpartisane de décision collégiale. Pourquoi ?
Premièrement, parce que j’aime le Congo et je suis un républicain. Deuxièmement, parce que le radicalisme et les extrêmes ne sont pas synonymes de progrès car, comme le disait Mendes France :
«La démocratie, c’est beaucoup plus que la pratique des élections et le gouvernement de la majorité. C’est un type de mœurs, de vertu, de sens civique, de respect de l’adversaire ; bref, c’est un code moral ».
Le progrès de notre Nation est notre obligation de résultat. Nous devons impérativement réussir ensemble ce mandat, car notre pays ne peut pas s’offrir les conséquences d’un échec.
C’est là l’ambition et le leitmotiv de ma candidature : faire travailler le Sénat comme une plateforme transpartisane, au service des ambitions de la République, par la recherche du consensus et l’esprit de dialogue.
Nous devons préférer les équilibres négociés dans la concertation plutôt que les solutions imposées. Pas d’opposition systématique, mais pas, non plus, d’adhésion automatique. Je vous propose de faire le pari de notre intelligence collective.

Les responsabilités du 1er vice-président concernent les questions législatives, les relations avec la Cour Constitutionnelle, les institutions d’appui à la démocratie, les groupes politiques, les groupes provinciaux et les relations extérieures et interparlementaires.
Mon expérience me dit qu’il nous faut avoir des priorités pour chacun de ces domaines, car « il n’y a pas de vent favorable pour celui qui ne sait pas où il va », comme le disait Sénèque, sénateur romain au temps de Jésus Christ.
Nous devrons d’une part, appuyer les réformes de développement économique et social, en faisant notamment les propositions nécessaires et utiles, en profitant de nos expériences.
Nous devrons d’autre part, mener à bien le contrôle parlementaire, en adoptant une culture des résultats.
Nous devrons enfin, assurer la transparence des travaux du Sénat, en démontrant à la population l’ouverture et le dialogue, pour développer la confiance dans les institutions de la République.
S’agissant des relations avec la Cour Constitutionnelle, notre ambition et notre objectif, est la consolidation de l’état de droit, ce qui exige de nous une franche collaboration pour la primauté du droit et de la hiérarchie des normes dans les propositions législatives.

Concernant les institutions d’appui à la démocratie, notre priorité doit être de travailler avec la CENI pour obtenir l’efficacité et surtout la transparence.
Il s’agira d’assurer la bonne préparation des échéances électorales, et d’exercer notre contrôle parlementaire.
Il en va de la crédibilité internationale du pays, de la confiance des citoyens et de la stabilité des institutions.
En tant que 1er Vice-Président, si vous m’en confiez la responsabilité, je m’engage à tout faire dans la coordination et l’assistance aux groupes politiques, pour qu’ils contribuent ensemble à l’esprit de compromis et de consensus à l’efficacité des travaux parlementaires.
Il en va de même pour les groupes provinciaux, qui doivent contribuer à la consolidation de la cohésion nationale, en incitant à la réflexion et au dialogue, pour le développement économique et social, en apportant à notre assemblée la diversité, l’intelligence et les spécificités des provinces.
A ce sujet, deux choses.
Tout d’abord, la représentation et la promotion des jeunes et des femmes dans les commissions, les groupes politiques et provinciaux ainsi que dans les réseaux interparlementaires du monde, doit être une priorité absolue pour le Sénat. J’en fais la mienne.
Deuxièmement, nous devons renforcer les moyens financiers, par exemple par la caisse de solidarité ou autres moyens, pour permettre aux sénateurs de lancer, dans leurs provinces, des initiatives locales d’action économique et de soutien social à la population.
En dernier lieu mais de première importance, il y a le sujet des relations extérieures et interparlementaires.
Nous devons développer la diplomatie parlementaire pour profiter des expériences, et des meilleures pratiques internationales, en matière de démocratie parlementaire, et d’efficacité des institutions, au service du développement de la Nation.

La politique internationale est fixée par le Chef l’Etat.
Pour contribuer à ces objectifs, il nous faut aller à la rencontre des parlementaires notamment en Afrique, aux Etats Unis, dans l’Union Européenne et ailleurs encore. C’est une responsabilité qu’il faudra assumer et réussir.
Chacun d’entre nous devra participer à des missions à l‘étranger, pour contribuer au développement des relations internationales du Sénat au service de notre République, de nos provinces, de notre population et de nos entreprises.
Ici aussi, pensons local. Chaque province à ses spécificités, ses difficultés et son potentiel.il nous incombe, dans le cadre des relations internationales du Sénat, de promouvoir les partenariats à l'international et apporter les solutions en matière financière, économique, humanitaire, sociale, d'infrastructures, d'énergie, de santé, d'éducation, de formation professionnelle et de soutien aux entreprises.

C’est l’ambition qui doit nous guider, pour faire progresser, à travers les relations interparlementaires et avec les autres institutions au plan international.
En bref, tout ce qui fera notre prospérité et notre cohésion sociale nationale, au service de notre souveraineté.
Pour finir, je soulignerai l’importance de la responsabilité qui est là notre. L’alternance politique que la République a réussi, est une étape majeure dans la transformation de notre Nation.
Il nous appartient maintenant, d’assurer la consolidation et la poursuite de cette transformation nationale, non seulement en matière politique, mais aussi en matière économique et sociale.
Il nous faudra utiliser toute nos capacités institutionnelles, politiques et diplomatiques, pour renforcer notre souveraineté et développer nos relations internationales.
Les défis que nous devons relever sont importants, mais souvenons-nous encore de Sénèque, sénateur de Rome :
« Ce n'est pas parce que c’est difficile que nous n'osons pas, c'est parce que nous n'osons pas que c’est difficile ».
Je m’engage chers collègues à rester à votre écoute, à être accessible et disponible à tout moment, à travailler en toute quiétude avec nos collègues du bureau et ce dans le respect des règles.
Mesdames et Messieurs les Sénateurs, mes chers collègues : rassemblons-nous, et osons transformer ensemble notre grande Nation. N’oubliez pas la patrie avant le parti.

 

 

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