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*Autant que l’aventure désastreuse qu’ont connue Katumbi, Muzito et Bemba en 2018, Jean Oscar Ngalamulume fut l’un des candidats recalés de la Présidentielle 2006 en RD. Congo.

En son temps, il arborait un programme et avançait notamment, des chiffres détaillés à l’appui de sa démarche visant le fauteuil de la magistrature suprême du pays que Kabila avait, comme tout le monde le sait, récupéré, lui-même, avant de rempiler jusqu’au 24 janvier 2019, le jour de passation civilisée, au Palais de la Nation, du fanion de commandement à Félix Tshisekedi, son successeur élu, conformément à la Constitution et aux lois de la République. Aujourd’hui, plusieurs années d’éclipse après, Jean Oscar Ngalamulume ressent sous ses pieds, les trébuchements des paramètres économiques de son pays, la RDC, dont les indicateurs sont globalement, à son avis, au rouge. Mais, puisque l’Etat doit continuer à vivre, en dépit de toutes les contre-performances d’hier et d’aujourd’hui, comment peut-on alors rétablir les équilibres rompus ? Telle, en effet, l’économie de sa pensée contenue de sa nouvelle réflexion au terme de laquelle, il peint un tableau sombre de la situation économique, fait l’exégèse des causes endogènes et exogènes et dresse, enfin, une esquisse de pistes de solutions aux effets durables pour améliorer, de manière progressive et à coup sûr, le vécu quotidien du peuple congolais. Une sorte de bréviaire, loin s’en faut, est donc là, pour éclairer la religion de celui qui, depuis bientôt six mois, peine encore à se constituer une équipe gouvernementale dont il a déjà, du reste, désigné le capitaine, en la personne du Professeur Sylvestre Ilunga Ilunkamba, économiste patenté. Ici, Félix Tshisekedi, pour ne pas le citer, y trouvera, certainement, quelques ingrédients pour assaisonner sa cuisson.

RESPONSABILITE ET DEVOIR ECONOMIQUE DE L’ETAT
COMMENT PEUT-ON RETABLIR LES EQUILIBRES ECONOMIQUES ROMPUS ?
Jean-Oscar Ngalamulume
Ambassadeur pour la Paix
Président de la
Convention des Institutions Démocratiques et Sociales
«CIDES»
Membre de la Plateforme
Opposition Patriotique
Cinquante-neuf années après l’indépendance, est une durée suffisamment longue pour permettre la réalisation d’une réflexion profonde pour qu’apparaissent les tendances nouvelles.
De ce fait, quelques questions majeures s’imposent. Elles consistent à savoir comment peut-on rendre la confiance et l’espoir au peuple congolais?
LE PEUPLE D’ABORD…
Comment peut-on sortir le pays gouffre de la crise économique, sociale voir même spirituelle qu’il traverse pendant cette période de l’histoire menacée?
Voilà les quelques questions majeures auxquelles les Congolais, de concert avec les membres de la communauté financière internationale, doivent trouver des réponses…
Seules les élections ne garantissent pas la démocratie ni la paix durable.
Le terme pauvreté est incompatible avec la paix durable. Le Congo ne sera jamais gouvernable, si les tensions et les conflits sociaux qui s’y développent contredisent le bonheur du peuple.
Aux questions actuelles, nous devons y apporter des solutions proprement économiques, pénétrées d’intelligence et de raison.
En effet, par démocratie, nous entendons le respect des lois de la République. Ces lois sont plus au moins respectées dans une société où il y a la quantité suffisante des biens et des services par rapport aux besoins de la population.
Si par exemple, l’Etat congolais organisait un referendum en demandant aux Congolais de voter Pour ou Contre le vol….La majorité des Congolais votera contre le vol.
Il ne suffit pas seulement d’avoir voté contre le vol. La question qui demeure est celle de savoir ce que l’Etat met en face de celui qui a voté contre le Vol, pas pour qu’il ne vole pas…Mais, pour qu’il ne soit pas en état de voler.
Donc, à la place de nombreuses déclarations et effets d’annonces, genre OBJECTIF 80, CHANGEMENT DE MENTALITE, NOUVELLE CITOYENNETE etc.
La classe politique congolaise a grandement besoin du débat en toute responsabilité sur un projet de bonne gouvernance, capable de rétablir des équilibres économiques rompus, dans le but de créer plus d’emplois et des salaires décents qui permettent à chaque travailleur, quel que soit son rang social, d’être en mesure de payer son loyer, de manger du premier au trente du mois, d’assumer son transport, ses soins médicaux, le minerval de ses enfants et épargner…

Chaque travailleur qui, grâce à son salaire, remplit ces six conditions, payera l’impôt à l’Etat. La première source du revenu de l’Etat vient de taxes et d’impôts.
Donc, lorsqu’il y aura plus des Congolais qui travaillent, gagnent un salaire décent et moins des chômeurs, alors c’est l’Etat qui en bénéficie grâce aux impôts.
En effet, l’Etat n’étant pas créateur d’emplois, il a plutôt le devoir de faciliter la tâche à l’Entrepreneuriat privé, seul capable de créer des nombreux emplois et donner des salaires décents.
Les Congolais sont estimés à 90 millions d’habitants.
Admettons qu’il n’y ait ne fut ce que 50 millions des Congolais qui travaillent et gagnent un salaire de 500 dollars de SMIG par mois sur lequel l’Etat perçoit 50 dollars d’impôt.
Faisons un calcul simple: 50 dollars multipliés par 50 millions des Congolais qui travaillent….. L’Etat aura dans sa caisse 2.500.000.000 de dollars d’impôt chaque mois sur la masse salariale.
2.500.000.000 de dollars multipliés par 12 mois= 30.000.000.000 de dollars d’impôt, seulement sur la masse salariale….Et lorsqu’on y ajoute d’autres sources du revenu de l’Etat…..Entre autres, la DGRAD, LA DGI, LA DGM, LA DOUANE etc…. Le Budget du gouvernement congolais peut facilement être évalué entre 60 et 70.000.000.000 de dollars par an.

 Et l’Etat qui a un bon budget grâce aux impôts: réorganisera et équipera les services de renseignements.
 L’Etat qui a un bon budget grâce aux impôts réorganisera et équipera la police et l’armée
 L’Etat qui a un bon budget grâce aux impôts réorganisera et équipera la fonction publique.
 L’Etat qui a un bon budget grâce aux impôts payera décemment les fonctionnaires et les agents de l’Etat.
 L’Etat qui a un bon budget grâce aux impôts réalisera les grands travaux publics en construisant des hôpitaux, des écoles, des prisons, des ponts et des routes etc…
Quant à la lutte contre la corruption. Lorsqu’on a un malade, il faut lui administrer un traitement approprie à la place de calmant, genre Kuluna Engenge, Buluwo, changement de mentalité etc…
Prenons le cas d’un enseignant animé d’une volonté exceptionnelle de changer la mentalité qui habite Kitambo et travaille à Matete. Pour se rendre sur son lieu du travail, il emprunte l’argent de transport chez les voisins, ayant trois mois de loyer impayés, le minerval de ses enfants impayé. Lorsqu’il arrive à l’école, il passe l’examen à ses 70 étudiants. 40 réussissent, les 30 qui ont échoués s’organisent et préparent l’enveloppe pour l’enseignant animé d’une volonté exceptionnelle de changer la mentalité en lui faisant comprendre qu’ils ne veulent pas reprendre la classe. De quel côté se penchera cet enseignant?

Ce que je dis pour l’enseignant, je peux aussi le dire pour un fonctionnaire (huissier) en charge de la transmission des dossiers, dont le salaire ne lui permet même pas de payer le transport pour aller au travail pendant un mois. Pour arrondir ses fins du mois, cet huissier exige à toute personne qui amène le dossier à transmettre, d’y joindre un sous-bassement grâce auquel il paye le transport, le loyer, la nourriture et le minerval de ses enfants. Comment peut-on demander à ce dernier de changer la mentalité sans au préalable avoir résolu le problème de son salaire?
Pour atteindre ces objectifs, l’Etat a principalement besoin de deux capitaux, Capital humain et Capital financier.
 Du point de vue Capital humain, étant donné que le Congo est suffisamment peuplé, il appartient à l’Etat de favoriser la formation de la main d’œuvre et surtout la spécialiser.
 Du point de vue Capital financier, notre pays a deux choix. Ou il autofinance sa reconstruction…ou il fait recourt à la communauté financière internationale.
Du point de vue l’autofinancement, la réponse est, certes, non… Parce que par l’autofinancement, nous entendons le prélèvement d’une partie de ses avoirs personnels, c’est-à-dire l’Epargne…Pour épargner, il faut avoir produit et commercialisé.

Attention, avant de produire, le Congo a besoin du capital financier….Qu’est-ce que le Congo produit et vend afin de réaliser le bénéfice qui le permettra d’effectuer ses dépenses et épargner une partie pour faire face à ses futures dépenses sans faire recourt à l’emprunt extérieur?
Donc, la seule possibilité qui nous reste consiste à mobiliser des capitaux frais sur le marché financier international, tout en renforçant le contrôle de l’affectation de ces derniers vers le réaménagement des facteurs de la production, afin de créer des nombreux emplois et donner des salaires décents pour la meilleure consommation.
Le Congo ne sera jamais construit dans un climat de haine et d’exclusion. Les formes devant revêtir les bonnes relations entre toutes les filles et fils du Congo sont à la portée de ceux qui y souscrivent et pensent en ce sens.

Jean-Oscar Ngalamulume

 

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