Flash

*Depuis la province de l’Ituri où il a tenu une importante conférence de presse, mardi 2 juillet 2019, le Président de la République, Félix Tshisekedi, a clarifié certains angles du point de vue non seulement politique, mais également sanitaire et sécuritaire bien entendu.

Cette rencontre avec la presse nationale et internationale intervient trois jours après son arrivée en Ituri. La veille, il était à Djugu où il a promis que l’armée congolaise restera dans cette zone jusqu’au rétablissement total de la paix. Il a visité les vestiges de la prison centrale de Djugu où son père avait séjourné dans les années 80. C’était, également, le premier face à face officiel du chef de l’Etat avec les professionnels des médias depuis son accession à la magistrature suprême le 24 janvier 2019.

‘’J’ai cru comprendre que les FRPI étaient tournées vers la paix. A partir du moment où ils regardent dans la même direction que nous, ils deviennent les interlocuteurs valables. Je leur envoi le message suivant : revenez à la raison. Déposez vos armes, sans conditions au préalable. La main vous est tendue. C’est votre pays, vous y avez une place, à condition de vous adonner à des activités légales‘’, a lancé Félix Tshisekedi à l’endroit des miliciens du groupe armé Forces de résistance patriotique de l’Ituri, ce mardi 2 juillet devant la presse à Bunia, avant de regagner Kinshasa. Il les a donc enjoints à déposer les armes sans conditions et de se ranger sur le chemin de la paix.

La paix, sans conditions
Selon le chef de l’Etat congolais, il n’y a plus des raisons pour cette milice de s’organiser en groupe d’auto-défense, pour commettre des exactions contre la population locale. Pour lui, en effet, ‘’il n’y a plus du tout des raisons de continuer dans vos activités nuisibles pour la société. Revenez à la maison. Parce qu’aujourd’hui nous sommes en train de nous battre pour que l’autorité de l’Etat soit active et présente sur tout l’ensemble de notre territoire. Il n’y a plus de raison de s’organiser en milice d’autodéfense‘’.
Durant son séjour dans cette partie de la République, il a rencontré les responsables provinciaux et locaux. Il a tenu une réunion du Comité provincial de sécurité en présence des commandements des FARDC, PNC et ANR. Il s’est également adressé à la population de Bunia, à travers un meeting public. Il a prêché l’amour entre Ituriens et annoncé son implication pour le retour de la paix.
Au fait, les violences armées ont resurgi, en avril dernier, dans le territoire de Djugu. L’armée a identifié un certain « Ngudjolo » comme le chef de la milice dont les hommes opèrent dans plusieurs localités de Djugu et dans la chefferie de Mokambo, en territoire de Mahagi.

Mgr Dieudonné Uringi, Evêque du diocèse de Bunia, a dénoncé, pour sa part, l’existence d’une « secte mystico-religieux » dénommée CODECO, qui encourage les violences ayant déjà fait plus d’une centaine de morts dans le territoire de Djugu. L’armée a annoncé, le jeudi 27 juin, la conquête du bastion des miliciens, situé dans la forêt Wago, après deux jours d’intenses combats dans le cadre de l’opération.
Le territoire de Djugu avait déjà été secoué par des violences meurtrières en 2017 et 2018. Plus de 200 civils avaient été tués, des villages entiers incendiés et plus de 2000 personnes avaient traversé le lac Albert pour vivre en Ouganda. Des centaines de déplacés internes, arrivés à Bunia, étaient installés autour de l’hôpital général. Cette année, le HCR a dénombré plus de 300 000 personnes qui ont fui les violences, depuis début juin, dans les territoires de Djugu et Mahagi

Le port avant le pont
Dans un autre cap, le président de la République Félix Tshisekedi n’émet pas sur la même longueur d’ondes que son prédécesseur Joseph Kabila sur la construction du pont route-rails Kinshasa-Brazzaville. Pour le chef de l’Etat, il faut d’abord construire le port en eau profonde de Banana. ‘’Tant que le projet de port en eau profonde ne sera pas abouti, je n’avancerai pas sur l’initiative du pont route-rails. J’ai rencontré certains parmi les entreprises qui sont intéressées. J’ai entendu les préoccupations de mes frères du Kongo central‘’, a-t-il épilogué.
Ce projet d’intégration régionale initié depuis plus de 10 ans, a été validé par son prédécesseur Joseph Kabila, alors que ce dernier expédiait les affaires courantes. Les ressortissants du Kongo central sont opposé à un tel projet qui pour eux consacrera la mort économique de la province portuaire de la RDC.

La Pros.

Pin It

Statistiques

10785872
Aujourd’hui
Hier
Cette semaine
La semaine passée
Ce mois
Le mois dernier
Au total
16418
25593
170032
10425374
825987
852369
10785872

Your IP: 3.89.87.12
2020-10-31 15:38

Nos Partenaires

  • africatime.jpg
  • africa_n1.jpg
  • allafrica.jpg
  • logo-monusco.jpg
  • okapi.jpg