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Les déclarations aux allures défaitistes ne sont pas de nature à rassurer l’opinion quant aux prochaines joutes électorales en RDC. Surtout quand ça vient d’un leader de l’opposition de surcroit candidat à la présidentielle 2023. Le leader de l’Engagement pour la Citoyenneté et le Développement (ECIDé) a tenu la dragée haute devant un parterre de journalistes congolais au Canada en lâchant : «Aujourd’hui, Monsieur Tshisekedi a déjà la Cour Constitutionnelle, la CENI et une loi électorale taillée à sa mesure. On ne pourra pas avoir des élections crédibles». Ce, avant de se montrer réservé quant à la crédibilité de prochaines élections compte tenu du contexte politique actuel.

Cet ancien coordonnateur de LAMUKA qui tient cependant à la tenue de prochaines élections dans le délai constitutionnel, c’est-à-dire en 2023, a insisté sur la nécessité que toutes les parties prenantes auxdites élections se mettent autour d’une table pour fixer les règles de jeu.

«Il faut tout faire pour que les élections soient crédibles, envoyer les experts pour contrôler le processus dès à présent, il ne faut pas attendre (…) Deuxièmement, mettre toutes les parties prenantes ensemble pour qu’elles se conviennent des règles de jeu. Si les parties prenantes ne se mettent pas ensemble, si c’est quelqu’un comme aujourd’hui Monsieur Tshisekedi qui a déjà la Cour Constitutionnelle, qui a déjà la CENI, qui a une loi électorale taillée à sa mesure, à sa demande, on ne pourra pas avoir des élections crédibles », a déclaré Martin Fayulu.

Durant cet échange, le leader de l’ECIDé a, une fois de plus, appelé la population congolaise à s’approprier le processus électoral. De manière particulière, il a invité les Congolais vivant aux États-Unis d’Amérique et au Canada d’interpeller les dirigeants de ces pays sur la situation sociale et sécuritaire qui prévaut en République démocratique du Congo.

Abolition de l’outrage au chef de l’Etat

Martin Fayulu innove s’il est élu en promettant de tout mettre en œuvre pour que l’infraction « d’outrage au chef de l’État », ne puisse plus exister en République démocratique du Congo, lorsqu’il sera aux commandes du pays.

« Il n’y aura déjà plus l’offense au chef de l’État. Vous appelez ça outrage au chef de l’état ? Il n’y aura plus ça. C’est pourquoi, il faut continuer à parler, continuer à se documenter... », a déclaré Martin Fayulu.

Durant cet échange, Martin Fayulu a insisté sur la nécessité d’avoir des dirigeants légitimes. À l’en croire, les différentes crises qui sévissent en République démocratique du Congo, sont aussi les fruits de l’illégitimité des dirigeants.

Emma Muntu

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