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L'ancien conseiller spécial du chef de l'État chargé des questions stratégiques, Vidiyé Tshimanga, s’est dit piégé dans la vidéo dans laquelle il négocie de l’argent auprès des présumés investisseurs. Il parle de manipulation. Comme pour dire qu’il existerait une main noire derrière la diffusion de cette vidéo sur les réseaux sociaux. Il a démissionné pour pouvoir se défendre en toute liberté afin de lever le voile sur les commanditaires de cette machination.

Il promet de démontrer, pièces contre pièces, qu’il s’agit de simples manipulations et que ses propos ont été sortis de leur contexte. Si cet ancien membre de cabinet du chef de l’Etat parle des manipulations, c’est qu’il considère dans le cabinet, il existerait des personnes qui lui cherchent noise dans le but de le discréditer auprès du président de la République. Peut-être, pas seulement au sein du cabinet, même en dehors.  Assurément, il ne va se laisser faire. Il risque de crever l’abcès avec effet d’avalanche qui n’épargnerait personne. Tout le monde, du moins ceux qui se sentent liés à ces genres de combines, se trouvent désormais sur le qui-vive. Quoi qu’il en soit, le cabinet du chef de l’Etat n’en sort pas grandi.

Le cabinet se désolidarise

Le cabinet a pris ses distances vis-à-vis de cette compromission en diffusant un  communiqué le 16 septembre dernier coïncidant avec l’annonce de la démission de Vidiye Tshimanga de ses fonctions de conseiller spécial du chef de l'État chargé des questions stratégiques. Le cabinet du chef de l'État a rappelé que la lutte contre la corruption est un des piliers de l'action du président de la République, Félix Tshisekedi, depuis son accession à la tête du pays en janvier 2019.

Depuis son accession à la tête du pays en janvier 2019, “Félix Tshisekedi a constamment fait montre de fermeté pour combattre ce fléau qui a appauvri notre pays depuis des décennies”, rassure le texte, poursuivant que la défense de l’intérêt général, le respect strict de la loi et la promotion de l’État de droit sont au cœur de la vision du président de la République pour édifier une justice sociale profitable à tous les Congolais. Cela ne se fera qu’au prix de l’exigence d’exemplarité de la part de chaque Congolais, à commencer par ceux qui dirigent le pays.

Par ailleurs, le même communiqué avait prévenu que toute personne y compris au sein du cabinet du président de la République dont le comportement avéré aura enfreint la loi, la déontologie de sa fonction ou le règlement d’ordre intérieur du cabinet présidentiel, subira la rigueur de leurs effets.

Qu’à cela ne tienne, l’ancien conseiller du chef de l’Etat est attendu ce mercredi 21 septembre au Parquet général près la Cour d’appel de Kinshasa/Gombe.

«Je vous invite à vous présenter à mon Cabinet de travail, sis au 2ème niveau, local 01 de l'Immeuble Palais de Justice, Place de l'Indépendance à Kinshasa/Gombe, ce mercredi 21 septembre 2022 à 11h00' précises pour une communication vous concernant», lit-on dans cette invitation signée par l'avocat général Raymond Kalonda.

En se rendant à l’invitation du parquet, l’ancien conseiller du chef de l’Etat devra prendre toutes les dispositions. On se rappelle la manière dont Vital Kamerhe s’est retrouvé à Makala abandonnant au parking sa luxueuse jeep avant de parler de Jean-Marc Kabund.

Emma Muntu

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