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Les dirigeants de la planète se sont retrouvés, les 2 et 3 juin 2022, à Stockholm, capitale de la Suède, pour un sommet marquant le 50ème  anniversaire de la première Conférence des Nations Unies sur l’environnement. Cela, afin de peaufiner certaines stratégies contre le changement climatique. Etant donné que la République démocratique du Congo est un «Pays solution» dans la lutte contre le changement climatique, elle a été valablement représentée par la Vice-premier ministre, ministre de l’Environnement et Développement Durable, Mme Eve Bazaïba, accompagnée d’une forte délégation composée notamment,  de M. Olivier Mondonge, directeur de cabinet adjoint du Chef de l’État en matière de l’environnement. En reconnaissant l’importance du multilatéralisme pour la lutte contre la triple crise planétaire de la Terre (climat, nature et pollution), «Stockhlom+50 » visait à servir de tremplin pour accélérer la mise en œuvre de la Décennie d’action des Nations Unies en vue d’atteindre les objectifs de développement durable, l’accord de Paris sur les changements climatiques, le cadre mondial de la biodiversité pour l’après-2020, et à encourager l’adoption de plans de redressement écologiques à la suite de la Covid-19.

Déroulement

Placée sous le thème « Stockholm+50 : une planète saine pour la prospérité de toutes et tous – notre responsabilité, notre chance », cette conférence a été l’occasion pour les dirigeants planétaires de réitérer leur engagement dans la lutte contre le changement climatique, alors que le débat semble être obstrué par la guerre en Ukraine. D’où, les organisateurs ont espéré, à cette occasion, des résultats concrets là où des militants de la lutte contre le changement climatique ont exprimé leur scepticisme.

Ouverte par le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres, cette conférence a connu la participation de l’envoyé spécial du président des États-Unis pour le climat, John Kerry.

Dans son speech, Antonio Guterres a rappelé les réalisations de la Conférence de Stockholm sur l’environnement humain, tenue en 1972, rappelant que le monde n’a pas «50 ans de plus pour inverser la tendance ou le développement».

«Nous avons les outils pour rendre la planète saine. Il nous faut à présent les utiliser», a averti le secrétaire général des Nations Unies  tout en appelant à mettre fin à ce qu’il appelle ‘’guerre insensée et suicidaire’’ contre la nature.

Il a, par la suite, déploré que la guerre en Ukraine ait fait passer au deuxième plan le caractère urgent de la crise climatique. «Le sens de l’urgence dans le débat sur le climat a bien-sûr pâti de la guerre en Ukraine», a-t-il déclaré aux côtés de la Première ministre suédoise Magdalena Andersson.

«Cette guerre a démontré une chose : à quel point le monde est vulnérable avec sa dépendance aux énergies fossiles»​, a-t-il ajouté.

Appel aux actions audacieuses

Selon le Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), une organisation créée dans la foulée de la première conférence de Stockholm, le sommet de Stockhlom s’est tenu dans le contexte de la triple crise du changement climatique, de la perte de la biodiversité et des ressources naturelles, de la pollution et du gaspillage.

«C’est pourquoi à Stockholm, il nous faut des actions audacieuses… Il faut éviter la fragmentation», a estimé dans un communiqué le directeur du PNUE, Inger Andersen, qui assumait le rôle de Secrétaire générale de Stockholm+50.

Parmi les thèmes abordés figuraient l’urgence de l’action face au changement climatique, les conséquences de la pandémie de Covid-19 et l’introduction des critères environnementaux dans le développement.

«Nous sommes réunis pour nous acquitter de nos promesses et de nos engagements pour les générations futures», a indiqué, pour sa part, Mme Magdalena Andersson, Première ministre de la Suède et coprésidente de Stockholm+50.

Pour le Président du Kenya, M. Uhuru Kenyatta, la Conférence des Nations Unies sur l’environnement de 1972 avait été la première conférence internationale à mettre en exergue les liens indissociables entre développement, pauvreté et environnement, comme inscrit dans le Déclaration de Stockholm du 16 juin 1972.

«Cette année-là, avait aussi été marquée par la création du PNUE et son installation à Nairobi», s’est remémoré M. Kenyatta en exhortant les Etats Membres à continuer de le soutenir vigoureusement.

Le bilan des progrès réalisés en un demi-siècle n’a pas fait oublier la «triple crise planétaire» évoquée par tous les participants.

Il sied de souligner que cette conférence sur l’environnement a été, une fois de plus, le point de départ de la collaboration internationale pour la lutte contre le changement climatique. 

Pour le ministre suédois chargé des affaires européennes, Hans Dahlgren, qui avait assisté à la première conférence de 1972 en tant que journaliste à la télévision suédoise, cette conférence a été le point de départ de la collaboration internationale qui, entre autres, a abouti à l’Accord de Paris sur le Climat en 2015.

‘’La principale différence, un demi-siècle plus tard, est le sens de l’urgence ​et que des structures sont déjà en place pour affronter le problème’’, a-t-il estimé.

Jules Ntambwe

 

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