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BAN2

 

*Bisbilles au cabinet présidentiel, divergences stratégiques avec Kenyatta, Museveni et Kagame… Le Chef de l’Etat congolais  qui doit organiser une deuxième rencontre avec les mouvements rebelles, fait face à de nombreux obstacles. A  l’issue d’une première rencontre le 8 avril à Nairobi, Uhuru Kenyatta, Yoweri Museveni, Paul Kagame et Félix Tshisekedi s’étaient quittés avec pour discret projet d’entamer des discussions avec le M23 menées par la partie congolaise. Mais à l’occasion du deuxième sommet, qui a eu lieu,  le 21 avril, les présidents en ont décidé autrement.

Du 22 au 27 avril, c’est en effet une grande table ronde qui s’est finalement ouverte, toujours dans la capitale kényane, avec dix-huit mouvements armés. Ces discussions devaient, en principe, permettre de lister leurs attentes et, surtout, encourager leur reddition, puis leur intégration au nouveau programme DDR (Désarmement, démobilisation, réinsertion), dont la mise en œuvre a pris du retard.

Ce revirement stratégique de dernière minute a rapidement été approuvé par le Kenya mais il a surpris certains participants, à commencer par l’Ouganda et le Rwanda. De ce fait, les débats entre les autorités congolaises et les groupes armés ont connu un démarrage poussif et quelques couacs logistiques.

Mission spéciale en Ouganda

Selon nos informations, le 20 avril, à la veille de la deuxième rencontre des chefs d’État, une première délégation emmenée par Claude Ibalanky, coordonnateur du Mécanisme national de suivi de l’accord d’Addis-Abeba (MNS) depuis 2019, a pris la direction d’Entebbe. Accompagné de membres de l’Agence nationale de renseignements (ANR) et d’officiers du renseignement militaire, ce discret convoi a acheminé, dans un avion dépêché par la présidence ougandaise, quatre cadres du M23, dont son président, Bertrand Bisimwa.

Selon un proche du président congolais, la réunion d’Entebbe avait pour but de poser les conditions du dialogue. D’abord, un cessez-le-feu immédiat du M23 et son retrait de toutes les positions qu’il occupait avant son offensive du 27 mars dernier. Si ces deux préalables étaient acceptés, les autorités s’engageaient à ce que le mouvement ne soit pas poursuivi par les Forces armées de la RDC (FARDC) et qu’un dialogue bilatéral puisse avoir lieu avec Félix Tshisekedi.

«Réduire l’influence du M23»

Sauf que, dès le lendemain, les chefs d’État se sont donc entendus sur un dialogue plus large avec les groupes armés locaux. Le soir même, les autorités congolaises ont sollicité la Monusco afin que celle-ci fournisse un soutien logistique pour transporter les groupes armés invités. Si près d’une vingtaine d’entre eux ont progressivement pu se rendre au Kenya, l’absence des principaux groupes, comme la Codeco, qui sévit en Ituri, a suscité certaines interrogations quant à la stratégie adoptée. La branche « Makenga » du M23 a été écartée au début des discussions, après que des combats ont repris. Celle de Runiga est en revanche restée et a continué à plaider pour une intégration au sein des FARDC.

Selon une source sécuritaire, qui suit le dossier pour l’un des partenaires de Kinshasa, « le choix de faire venir des groupes armés d’importance plus petite, certains étant déjà démobilisés, désarmés ou soupçonnés de servir de proxy à l’armée congolaise, est un moyen pour la RDC de générer de l’engouement autour de ce processus et d’ainsi réduire l’influence et la marge de manœuvre du M23 ». « La RDC a surtout voulu éviter de se retrouver seule à la table des négociations avec le M23 », confirme une source diplomatique en lien direct avec ce processus.

Différend entre Claude Ibalanky et Serge Tshibangu

En coulisses, ce changement de format a également entraîné des tensions et des divergences stratégiques entre deux hommes clés du dispositif présidentiel dans la sous-région : Claude Ibalanky et Serge Tshibangu, envoyé spécial de Félix Tshisekedi pour les négociations d’adhésion de la RDC à la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) et chef de sa délégation pour les discussions avec les groupes armés à Nairobi. Proche de l’ambassadeur Mike Hammer et « Monsieur États-Unis » du chef de l’État, ce diplomate swahiliphone et anglophone a renforcé son influence dans le dispositif de ce dernier.

Alors que Serge Tshibangu militait pour que les discussions soient élargies au plus grand nombre possible de groupes armés, Claude Ibalanky plaidait pour que ce dialogue soit d’abord réservé au président et au M23. Le coordonnateur du MNS dispose d’un bon carnet d’adresses dans la région et a, entre autres, ses entrées dans les palais présidentiels rwandais et ougandais. Il suit surtout de près le dossier du rapatriement des M23 réfugiés au Rwanda, dont il supervise la feuille de route signée en 2019 par le général Delphin Kahimbi.

Tshisekedi à l’ONU

Malgré ces divergences, les préparatifs pour le deuxième round des discussions se poursuivent. Cette initiative bénéficie d’un large soutien de la diplomatie internationale et notamment des Nations unies et de la Monusco.

Reste que la date du prochain rendez-vous n’a pas encore été fixée. Selon un collaborateur de Félix Tshisekedi qui suit le dossier de près, il doit avoir lieu une semaine avant le troisième sommet des Chefs d’Etat de la région. Une nouvelle rencontre est en effet actuellement organisée, après celles des 8 et 21 avril. La présidente tanzanienne Samia Suluhu et son homologue sud-soudanais Salva Kiir devraient cette fois y participer. Tshisekedi a déjà échangé par téléphone avec ce dernier et s’est d’ailleurs rendu à Juba le 8 mai pour le rencontrer.

Mais,  le Kenya et la RDC peinent à s’entendre sur une date. Uhuru Kenyatta plaide pour que le sommet ait lieu pendant la première quinzaine de juin, tandis que Félix Tshisekedi veut aller plus vite et le fixer à la fin du mois de mai. Désireux de « maintenir la pression sur les groupes armés », selon l’un de ses collaborateurs, le président congolais est également confronté à deux contraintes d’agenda : il doit recevoir le couple royal belge au début du mois de juin et souhaite se rendre rapidement au Conseil de sécurité de l’ONU afin d’évoquer ce processus de dialogue, suivi de près à New York.

L’inconnue de la Force conjointe

L’autre inconnue porte sur la mise en place de la Force régionale conjointe. Annoncée dans un communiqué publié le 21 avril à l’issue du deuxième sommet des chefs d’Etat, ce projet demeure encore flou. Selon plusieurs sources impliquées dans ce dossier, une rencontre des chefs d’état-major devrait avoir lieu pour en affiner les contours.

Mais, là encore, les intérêts des pays impliqués divergent. Pour un familier du palais ougandais, Kampala serait par exemple plus partisan d’un format sur le modèle de l’Amisom (Mission de l’Union africaine en Somalie), avec, pour chaque contingent, un secteur géographique déterminé.

Jeune Afrique

Ouverte le mercredi 11 mai 2022, la 9ème réunion ministérielle de la coalition internationale contre le Daech a vécu  au Maroc dans la ville de Marrakech. Ladite réunion a mis un accent particulier sur les défis du terrorisme en Afrique. Deux discours ont marqué l’ouverture des travaux, celui du Ministre Marocain des Affaires Etrangères et celui de la Sous-secrétaire d'Etat américain en charge des affaires politiques.

Nasser Bourita, Ministre des Affaires Etrangères Marocain a donné les statistiques sur l’ampleur de ce fléau en Afrique. Pour lui, l’Afrique est devenue la cible des groupes terroristes. L’on compte à ce jour selon lui 40 à 60% des morts dû à des attentats en Afrique dont une grande partie dans le sahel.

Conséquences

’L’impact du terrorisme entraîne de lourdes pertes sur l’économie africaine, 61 milliards de dollars qui devraient être concentrés sur le développement de l’Afrique’’, a-t-il ajouté.

La Sous-secrétaire d'Etat américaine en charge des affaires politiques a, elle, sollicité la participation de tous les membres de la coalition, à travailler main dans la main pour faire barrage au terrorisme.

Pour ce faire, le Représentant de la RDC à cette grande réunion mondiale, Christophe Lutundula Apala Pen' Apala a fait entendre la voix de son pays  qui dit ne ménagera aucun effort pour apporter sa forte contribution pour combattre le terrorisme en Afrique car elle est également victime de ce phénomène dans sa  partie orientale.

Recommandations

Quelques recommandations ont été formulées par les participants à la réunion notamment, la consolidation des efforts ; la stabilisation des populations ; la coalition va promouvoir l’appropriation par des pays africains de moyens de lutte contre le terrorisme.

Et, toujours sur place à Marrakech,  deux personnalités présentes à  cette 9ème  réunion ont accordé chacune une audience au chef de la diplomatie congolaise,  Christophe Lutundula Apala. Il s’agit du Ministre Hongrois des affaires étrangères, Peter Szijjarto et la Sous-secrétaire d'état américaine en charge des affaires politique, Victoria Nuland.

Jules Ntambwe

Le samedi 14 mai 2022, devant plusieurs membres et représentants des cellules, fédérations et sections de l’Udps, Augustin Kabuya, secrétaire général de cette formation politique a manifesté son soutien à la jeunesse de son parti, reconnaissant  les mérites de celle-ci. Se déclarant fier d’elle, le numéro 1 du parti présidentiel a affirmé que la ligue de jeunes de son parti est comprise d’un halo d’intellectuels, chose qui le rend fier. «Nous avons une crème intellectuelle suffisante à la ligue des jeunes », disait avec noblesse le Secrétaire Général de l’Udps.

Au cours de ce colloque avec les représentants des jeunes de 4 districts  de la ville de Kinshasa, Augustin Kabuya a farouchement fustigé toute manipulation de l’opinion contre sa relation avec les jeunes. Pour lui, ils ne sont pas ses gardes du corps, comme le dit le trottoir. Ils sont plutôt, dit-il, des collaborateurs avec qui il aime bien travailler et qui lui rendent fier.

«Que personne ne sous-estime la jeunesse de l'UDPS. D’ailleurs, je me sens fier lorsque je suis entouré des jeunes. Je considère les jeunes qui m’entourent comme mes collaborateurs, contrairement à ceux qui pensent qu’ils sont mes cardes du corps. Je me moque de ceux-là qui pensent ainsi et je leur dirai de cesser de dénigrer les jeunes », a-t-il déclaré.

Augustin Kabuya a, par la suite, attiré l’attention de ceux qui font semblant de paraitre comme membres de l’Udps mais qui, indique-t-il, en réalité ne le sont pas. Pour lui, les jeunes qui font la fierté de l’Udps ne font en aucun cas du bruit et ne créent pas de problèmes au parti. «Nous ne voulons pas de la politique des mercenaires, nous ne voulons pas de la politique de l’improvisation, nous ne voulons pas de la politique des biceps. Si tu sais que tu es fort, ta place c’est dans l’armée, pour servir le peuple», a-t-il appuyé. 

Par ailleurs, le Mwana Bute du Chef de l’Etat a insisté à sur la présence de chacun dans sa cellule respective à chaque rencontre de la semaine car, dit-il, la cellule est la base du parti.  Avec la même insistance, le SG Augustin Kabuya a invité les jeunes à se liguer tous derrière le Chef de l’Etat, et surtout à travailler pour lui offrir un deuxième mandat en 2023. «Soyez tous derrière le Chef de l’Etat. Vous connaissez très bien que depuis son accession au pouvoir, le Président de la République a focalisé sa politique sur la promotion de la jeunesse et de la femme. Nous devons donc travailler fort de façon qu’il ait un deuxième mandat en 2023», a exhorté Augustin Kabuya.

Et à lui de renchérir : ‘’A ceux qui disent avoir démissionné du parti, le SG Kabuya répond, leur demandant de cesser de vilipender le nom du parti, autant les affaires de celui-ci ne les engagent plus’’. 

De son coté, Amisi Makutano Adolph, l’une des grandes têtes du comité directoire de la ligue des jeune de l’Udps, a insisté sur l’unité et fustigé les dédoublements des cellules dans certaines sections de la Ville de Kinshasa. A  l’occasion, il a recommandé la reconfiguration des structures des jeunes, en  commençant par la ligue des jeunes du parti.

Fidel Songo

           

Une nouvelle page s’ouvre au sein de la Commission PAJ de la Chambre basse du parlement. Vendredi 13 mai 2022, dans la salle des Banquets du Palais du peuple, il y a eu élection du Président de cette commission, sous la conduite de l'honorable 1ervice -président de l'Assemblée nationale. Deux points étaient inscrits à l'ordre du jour à savoir, la communication du Président de l'Assemblée nationale, représenté par le 1er Vice- président, André Mbata Betukumesu et le dernier point avait trait à l'élection  de ce dernier justement au poste de 1ervice-président de la Chambre basse du Parlement.

D’entrée, André Mbata a indiqué qu'il y a 3 postes vacants au sein de la PAJ, à savoir la présidence, le 1er vice-président et le rapporteur adjoint. Parmi ceux-ci, il y a eu une seule candidature au poste de Président et le reste de poste sera comblé la semaine qui suivra. A l'issue de cette élection, André Mbata, 1ervice-président, a exprimé sa joie après cette élection. «Au nom du Président de l'Assemblée nationale, Christophe Mboso N'kodia Pwanga, je viens de présider la réunion de la commission PAJ qui avait pour objectif l'élection du nouveau président de la PAJ. Vous savez que l'ancien président de la commission PAJ dont je suis, il a était élu dernièrement 1er vice-président de l'Assemblée nationale. Donc, il fallait au niveau de la commission procéder à l'élection du nouveau président, et c'est ce que je suis venu faire, au nom du président de la Chambre basse du Parlement. La commission ayant enregistré une seule candidature, le nouveau président a été élu par acclamation. Il s'agit de l'honorable Augustin Mulumba. Je suis heureux finalement que cette commission ait un président et je suis tout à fait persuadé que le travail va continuer dans le même sens. Vous savez que la commission PAJ est la 1ère commission de l'Assemblée nationale et, pour ma part, je reste membre et je reviendrai souvent pour participer aux travaux», a-t-il déclaré.

Pour sa part, le nouveau président de la PAJ, Augustin Mulumba, a remercié et félicité son parti politique l'UDPS pour avoir jeté son dévolu sur lui, d'une part, et, d'autre part, il a remercié ses collègues députés pour la confiance exprimée à son égard. « Je crois que la prestation de serment vient de se passer. Je confirme que je serai l'église au milieu du village. Je vais conduire cette commission à bon port pour des réformes allant dans le sens du bien-être de notre peuple», a conclu le désormais Président de la PAJ de la Chambre basse du parlement.

MB        

(Par Dr  Antoine Roger Lokongo, Professeur des Universités)

*Il y a 25 ans, la libération du 17 mai 1997 a provoqué un séisme au pays de Patrice Lumumba. L’AFDL  (Alliance des Forces démocratiques pour la libération) de Laurent-Désiré Kabila entrait à Kinshasa. L’entrée triomphale de Mzee a représenté un nouveau départ pour le peuple Congolais en termes de son émancipation politique et socio-économique.

La date fatidique du 17 mai retient que l’arrivée de l’AFDL en RDC (notons que c’était surtout le Parti de la Révolution Populaire (PRP), le parti de Laurent Désiré Kabila, créé par les intellectuels révolutionnaires, penseurs et hommes d’actions, qui étaient conscients politiquement, qui a constitué la colonne vertébrale de l’AFDL), cette date reste gravée dans l’âme des Congolais comme «sa deuxième indépendance» parce qu’elle mettait fin aux 37 ans de règne dictatorial comprador de Mobutu à la solde des puissances occidentales, plus spécialement,  les Etats-Unis, la France et la Belgique (la fameuse «Troïka»), depuis son premier coup d’état du 14 septembre 1960 contre le gouvernement de Patrice Lumumba jusqu’au 17 mai 1997 quand il été chassé du pouvoir.

C’est pourquoi les Congolais commémorent le 17 mai avant tout comme une journée de libération, l’ultime victoire de la lutte de 40 ans « sans fléchir » de Laurent Désiré Kabila contre le régime de Mobutu.

«Sans fléchir» parce qu’en un certain temps, Mobutu voulait acheter, corrompre ou pêcher Laurent-Désiré Kabila. Ce dernier a toujours dit NIET !

«Mobutu, bien sûr, a plusieurs fois tenté de m’acheter. Je me souviens qu’en 1981, un de ses ambassadeurs, un certain Mukamba Jonas qu’il avait dépêché, m’avait rencontré à Rome.

Il m’a dit: «Les intellectuels doivent rejoindre le Président Mobutu, nous avons besoin de vous,  le pays est dans le gouffre.» Je lui ai répondu: «Si le pays est dans le gouffre, vous venez me chercher pour aller dans le gouffre ? Pour aller servir un dictateur? Pour vous sortir du gouffre, moi je dois être dehors, c’est-à-dire,  dans ma lutte. Lui, il voulait que les gens viennent s’agenouiller. Mais,  on ne peut pas s’agenouiller devant un monstre qui a cassé son pays et brisé l’espoir de tout un peuple».     

«J’étais partisan de l’idée selon laquelle  sans la lutte armée, on ne pouvait pas mettre fin au régime de Mobutu. Et il s’est avéré que j’avais raison.  

Au moment de la Conférence Nationale, notre point de vue était clair: il n’y aurait rien de positif dans ce que Mobutu tentait de manipuler les autres. Nous avions raison parce que nous connaissons la nature de Mobutu et son engagement avec les intérêts extérieurs.

Ce n’était plus un homme libre par conscience, pour avoir fait trop de mal à son propre pays et à son propre peuple.

Donc, nous avions dit que la Conférence Nationale n’allait pas aboutir à quoique ce soit. Et là  encore,  nous avions eu raison. La Conférence nationale n’a servi qu’à  prolonger la vie politique de Mobutu, alors même que le peuple n’en voulait pas. Nous étions donc très bien renseignés, et il était prévisible pour moi que Mobutu n’avait plus aucun soutien, que le peuple voulait en finir avec ce régime»,  a expliqué Mzee Laurent-Désiré Kabila dans une interview qu’il a accordée à Jeune Afrique Economie début mai 1999. 

Mzee Kabila n’est pas venu dans le sac des rwandais           

De sa propre bouche, Mzee Laurent Désiré Kabila a expliqué aux  Congolais à Libreville: «Nous étions avec le Rwanda. Cette alliance était une alliance d’intérêts. Nous l’avons clamé toujours. Nous devions passer par le Rwanda pour détrôner le régime de chez nous, qui n’était pas un régime populaire, un régime qui a apporté la misère, etc. Tout le monde le sait. Nous nous sommes réconciliés avec tout ce monde-là, à commencer par Mobutu,  lui-même (révolution pardon). Mais,  le régime, c’est un régime qui a plongé dans l’irresponsabilité illimitée; chose que Mobutu a reconnu parce qu’il ne faisait sur le bateau [Outeniqua] que s’étonner. Il croyait qu’il était Dieu alors qu’il n’était qu’un homme. Mais notre révolution était une révolution pardon.
Notre objectif principal de l’alliance avec les Rwandais, c’était de libérer notre pays, parce qu’aucun pays limitrophe ne supportait une entreprise révolutionnaire qui visait le changement politique dans notre pays.

Donc, nous étions laissés à nous-mêmes, un peu comme les Hutu d’aujourd’hui; les Hutu du Burundi et du Rwanda.

Personne ne pouvait écouter – tout le monde – parce qu’il [Mobutu] achetait des alliances policières dans les pays limitrophes. Alors c’était difficile même si les discours étaient des discours qui parlaient un peu bien du peuple Congolais, mais beaucoup d’hommes d’Etats étaient de mèche avec la dictature chez nous. Et puis,  la police faisait le travail de traquer les opposants anti-régimes».
Pour Laurent-Désiré Kabila, suite au changement géopolitique dans la région, «il était évident que lorsque l’autre tombait au Rwanda – je parle d’Habyarimana – que le régime qui allait être établi là-bas [celui de Paul Kagame] devait être un régime, non nécessairement anti-Mobutu parce qu’il les a d’ailleurs aussi soutenus. Il a donné au Rwandais Kagame et les autres, toujours par l’entremise du même Museveni, des excitants. Et ils étaient partout dans des hôtels de Kinshasa en même temps que tombait son allié Habyarimana. Ils allaient jusqu’à Gbadolite, C’est un malin, notre frère là [Mobutu]. Un vicieux diable! Il faisait tout ça ! Et après ces gens se sont rendus compte qu’il les trompait aussi, parce qu’il soutenait Habyarimana, il a amené les Français, il entrainait les anti-Tutsi…
Alors, ils [les Tutsi] ont voulu une alliance avec un mouvement révolutionnaire, vraiment révolutionnaire (comme le PRP). Tout était marchandage politique: «Nous entrons, nous mettons fin à l’agression de votre pays à partir de notre territoire. Vous nous faites passer, nous avons des armes, vous ne serez pas renversé mais nous allons renverser le nôtre».
Et c’est ainsi qu’on nous a vus avec tout ce monde-là à l’intérieur de notre pays. Ils étaient quelque 3,000 hommes, instructeurs Rwandais et Ougandais. Nous avions recruté énormément dans notre armée, dans les environs de 55,000 hommes à notre arrivée à Kinshasa (y compris surtout les Kadogo). Toutes les assistances que nous recevions alors passaient par le Rwanda, ils en ont bénéficié beaucoup, beaucoup en armement surtout.  Ainsi cette alliance était une alliance d’intérêts, uniquement POUR QUE LE REGIME DE KAGAME NE SOIT PAS RENVERSE par le Congo, le Zaïre d’alors, avec tous ceux qui le supportaient (la France, l’armée d’Habyarimana retranchée au Zaïre). Et pour nous, QU’IL NOUS DONNE LIBRE PASSAGE, pour faire entrer les armes, transit d’armement et d’autres pour renverser le régime Mobutu. C’était là l’alliance en question avec eux».

Il n’y avait pas d’accords de Lemera
Mzee Kabila a levé l’équivoque une fois pour toute sur cette question : «Les Accords de Lemera?! Nous n’avons jamais signé des accords. Ceux-là n’étaient même pas à Lemera où nous étions, les Bugera et les autres. Ce n’était même pas à Lemera qu’on a signé des accords. Et puis, quels accords étaient-ce? C’était la création du Mouvement, les objectifs, c’était surtout ce que chaque parti devait apporter. Mais,  comme ils n’avaient pas de parti [proprement dite, sauf que ces Tutsi Banyamulenge AVAIENT UN PARTI UNIQUEMENT A CARACTERE ETHNIQUE ET ETHNICISTE AU SEIN DE L’AFDL QUI S’APPELAIT «ANP» ET QUI AVAIT COMME OBJECTIF: LUTTER POUR LA NATIONALITE CONGOLAISE], donc ils n’ont rien apporté. Pour eux leur parti,  c’était le gouvernement Rwandais [et leur objectif: lutter pour la nationalité congolaise]. Et voilà pourquoi,  ils ont pesé dans la balance. On les a amenés chez nous comme ça. Donc, ces choses-là, c’est-à-dire,  les tentatives d’humilier notre pays en prétendant qu’ils peuvent faire ceci, qu’ils peuvent faire cela, nommer les dirigeants, on va faire ceci, le Congo est un grand pays. Si nous refusons d’être dominés par les Etats-Unis qui ont une prétention insupportable, et comment est-ce que nous pouvons accepter d’être dominés par les Rwandais et les Ougandais? Nous avons dit: «NON!».
Ainsi donc,  la genèse actuelle, et puis les mésententes et des conflits, c’est ce que je viens d’expliquer. Eux voulaient dominer, avoir des gens qu’ils vont mettre au pouvoir pour que les Tutsi dominent toute la région [LA TUTSIFICATION DU POUVOIR DANS LES PAYS DE LA REGION DES GRANDS LACS, C’EST CE QUE MOI LOKONGO J’AI TOUJOURS DENONCE]. Ils le font déjà en Ouganda, au Rwanda, au Burundi, où il n’y a pas de régime démocratique, où ils trouvent des excuses dans des conférences internationales pour justifier leur refus de la démocratie parce qu’ils sont minoritaires, parce que s’il y a démocratie, les Hutu continueront, et eux ne vont pas participer au pouvoir. Mais en attendant, ce sont eux qui sont au pouvoir sans que les Hutu participent. Et nous avons bien fait d’expulser ces gens-là [Mzee Kabila a du dépêché une délégation dirigé par le Ministre de la Justice Jeannot Mwenze Kongolo à Kigali pour informer Paul Kagame de cette décision souveraine]. Ils ont commencé quatre jours après, le 2.08.1998, la guerre d’agression. Ils ont bombardé, bombardé… Ils ont bombardé Bukavu, ils ont bombardé Goma. Ils sont rentrés en force parce que vous savez, ils traversent. C’est une frontière là, terrestre.

Déboires des guerres par procuration qui durent plus de 25 ans maintenant

La question que nous nous posons maintenant est la suivante : pendant combien de temps le système des Nations Unies, la Grande-Bretagne et l'Amérique vont-ils fournir à Museveni et Kagame une couverture ou aider à dissimuler les crimes contre l'humanité, les crimes de guerre et le génocide qu’ils commettent en RDC, y compris par les groupes armées interposés (comme les ADF et le M23) ? Pas pour trop longtemps ! La journaliste belge Colette Braeckman, en reportage pour « Le Soir » depuis le Rwanda, a confirmé « qu’il est clair qu'il y a une inquiétude croissante parmi le peuple rwandais » (Le Carnet de Colette Braeckman, 26 août 2013).

Le leadership de Kagame est maintenant largement remis en question malgré le soutien des puissances anglo-saxonnes dont il jouit. Cependant, le fait que le Rwanda et l’Ouganda continuent de commettre obstinément des crimes contre l'humanité, des crimes de guerre et des génocides en RDC, des viols, des pillages des minerais et du bois et occupation des terres n'aide pas leurs puissants mentors occidentaux à sauver la face.

Cela a été surnommé «la Première Guerre mondiale de l'Afrique», l'Angola, la Namibie et le Zimbabwe soutenant Kabila contre le Rwanda et l'Ouganda  (soutenu par les puissances anglo-saxonnes).

Tout cela parce que Mzee Kabila avait refusé de leur vendre le Congo ou de leur donner ses richesses sur un plat d’or car il a annulé des projets prévus avec Bechtel et d’autres sociétés multinationales.

Les acquis de la lutte de Mzee Kabila

Sur le plan politique, avec Mzee Kabila, le Zaïre a retrouvé son ancienne appellation «Congo », le fleuve aussi. Le franc congolais s’est substitué au nouveau zaïre. L’hymne national et la devise du pays ont été changés. Mzee Kabila a à cet effet perpétué les acquis de la lutte de Patrice Lumumba.

Sur le plan sécuritaire, Mzee Kabila a jugulé le banditisme urbain quand le peuple s’est organisé en Forces d’Auto-Défense Populaire (FAP) et régulé les antivaleurs dans le transport public et restauré l’ordre dans les aéroports, une discipline qui persiste même aujourd’hui dans les taxis.   

Sur le plan économique, le taux du dollar est passé de 170.000 zaïres à 60.000. L’économie du pays était redevenue stable et autocentrée au lieu de dépendre des aides étrangères et,  par conséquent,  Mzee Kabila a laissé le pays sans dettes et la monnaie nationale a acquis une forte valeur par rapport au dollar.

Il a mis les richesses du pays au centre du développement national, ce qui a facilité le début de la reconstruction nationale.

Il a établi  les réserves stratégiques propres au pays et le service national et a privilégié le secteur agricole comme moteur du développement et en vue de l’autosuffisance alimentaire. Il a élaboré un plan de reconstruction nationale autocentré, c’est-à-dire,  rien qu’à partir de nos propres ressources  et non dépendant d’abord du FMI  et de la Banque Mondiale et d’autres bailleurs de fonds (autoprise en charge, indépendance politique et économique, souveraineté nationale pour se faire respecter, rapport d’égalité avec l’Occident et non de domination).

Il insistait sur la discipline, a fait de la lutte pour la bonne gouvernance et contre la corruption son cheval de bataille.  C’est pourquoi,  il était sans complaisance avec ses proches collaborateurs de la part de qui il attendait un bon exemple. Les portes de la prison étaient restées ouvertes pour tout le monde, y compris ses propres ministres et membres de sa famille biologique élargie. Les fonctionnaires étaient payés à temps, l’amélioration de la solde des policiers et militaires qui ne rançonnaient plus la population était un acquis, tous les citoyens payaient la douane.     

Sur le plan démocratique, Mzee Kabila a  fait élire les gouverneurs, les bourgmestres et chefs de quartiers par le peuple à mains levées, évitant ainsi toute contestation, ce qui a présagé les Comités du Pouvoir Populaire (CPP) ou pouvoir à la base car le peuple Congolais une fois bien éduqué politiquement dans le cadre des CPP ne choisirait que des gens à qui il fait confiance. Il a suspendu et non aboli les parties politiques (nous en avons presque 1.000 aujourd’hui, qu’est ce qui change ? C’est le marasme qui s’installe. Aux Etats-Unis, la plus grande démocratie au monde, il n’y en a que 3 ou 4) en attendant l’établissement des règles du jeu claires par l’ Assemblée Constituantes qui siégeait à Lubumbashi (loin des ambassades à Kinshasa)  avant l’organisation des élections présidentielles et parlementaires en 1999 (deux ans après la prise du pouvoir); un processus qui a été coupé court par la guerre d’agression (y compris le processus de la reconstruction nationale surtout des routes à moindre coût) mais que Joseph Kabila a remis sur les rails.

Nous pouvons dire sans crainte d’être contredit que sans la lutte armée de Mzee Laurent Désiré Kabila, sans la Révolution du 17 mai, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo ne serait pas président de la  République aujourd’hui. Mobutu a organisé un simulacre d’élection présidentielle en 1983 qu’il a gagnée avec 101%. Cela veut dire que son dernier mandat a expirée en 1990 mais il est resté au pouvoir jusqu’en 1997. Il serait resté au pouvoir au-delà de 1997 si Kabila ne l'avait pas renversé.

Pendant cette période, c’est Etienne Tshisekedi, le père de l’actuel président de la RDC Felix Tshisekedi qui faisait son cirque. Il insultait Mobutu le jour et allait percevoir son argent chez le même Mobutu la nuit. On l’a vu à Nice auprès du lit de malade de Mobutu pour quémander la primature alors que Laurent Désiré Kabila le libérateur était aux portes de Kinshasa ! Après l’assassinat de Mzee Kabila, c’est pendant le régime du Président Joseph Kabila que le processus démocratique a été vraiment consolidé avec des cycles électoraux normaux et réguliers grâce auxquels Felix Antoine Tshisekedi Tshilombo a accédé au pouvoir.       

En guise de conclusion, Mzee  a été un président exemplaire à tel point que s’il restait longtemps au pouvoir, le Congo allait se développer. Il se souciait vraiment du sort des paysans.

Si les dirigeants actuels se comportent comme Mzee Laurent-Désiré Kabila (tellement honnête, tellement nationaliste et patriote), disent les Congolais, le Congo va évoluer.

Il avait un bon projet de société comme ce bilan populaire (car il vient du peuple) le démontre; et que son Parti le PRP est en train d’actualiser dans la situation actuellement difficile (retour du néo-mobutisme-tshisekedisme).

«Ses recherches ont porté sur une analyse sémique des mutations toponymiques dans la ville de Kinshasa en mettant en évidence le pouvoir, l’idéologie ainsi que la rétoponymisation. »

Une cérémonie de soutenance publique d’une thèse de doctorant en communication était à l’honneur ce samedi 14 mai 2022 à l’IFASIC. Le chef de travaux Kolesha Mukeba Claude a, en effet, présenté les résultats de ses recherches devant un jury composé d’une dizaine de Professeurs. D’entrée de jeu, le lauréat du jour est d’abord revenue sur le titre de sa thèse qui parait presque cérébrale et un peu ésotérique partant même de son intitulé qui semble aussi s’écarter du champ de la communication au premier coup d’œil. Toutefois, il n’en est pas question, a-t-il dit. Selon lui, l’analyse sémique renvoie aux sèmes avec lesquels on communique. Par exemple, le sème homme, poursuit-il, porte en lui plusieurs sens comme être-vivant, femme, homme, etc. Ainsi, le rétoponymisation étant un acte d’échange du sème d’un toponyme à un autre sachant qu’un toponyme désigne le nom d’un milieu, alors son analyse sémique entre dans le champ de la communication, a-t-il ajouté.

Et quel sens les autorités accordent-elle à la rétoponymisation ?

Dans ses recherches, Kolesha Mukeba Claude démontre que la rétoponymisation a non seulement un sens idéologique mais aussi sociologique. Selon lui, chaque pouvoir sélectionne les toponymes selon son idéologie. A l’arrivée de l’EIC par exemple, la grande agglomération composée de plusieurs villages a été appelé Léopoldville avant que le toponyme Kinshasa arrive avec le fameux recours à l’authenticité. A la conférence nationale souveraine, poursuit-il, la question des toponymes a été aussi au menu comme à l’arrivée de l’AFDL également. Kolesha Mukeba Claude a aussi constaté que chaque fois que le pouvoir change, il y a toujours une rétoponymisation. Ainsi, en changeant une toponymie, l’autorité veut toujours créer un nouveau sens. De quoi s’inspire-t-elle ? Plusieurs hypothèses sont probables selon la même source. Si les belges partaient des noms de leurs icones, certaines autorités sont parties des noms des fruits comme au Quartier Kauka, a-t-il conclu. Après une série de questions et réponses, le lauréat du jour a été proclamé Docteur. Kolesha Mukeba Claude devient ainsi docteur avec une bonne distinction car le jury lui a accordé la note 17 sur 20.

Ivan Eliel Kaniki

 Lettre Ouverte

A Son Excellence Monsieur le Président, 

(Avec les hommages les plus déférents)

Excellence Monsieur le Président et co-fondateur authentique de l'UDPS,

Je viens par la présente lettre ouverte plaider la cause des treize parlementaires. 

Il y a plus de 40 ans, ces vaillants représentants du peuple, ces combattants de la liberté, de la démocratie, et des droits de l'homme avaient adressé une lettre ouverte au président Mobutu pour lui signifier, sans détour, sans ambages, ni faux-fuyant la situation sociopolitique de notre pays, à l'époque le Zaïre.

Cette lettre ouverte était un véritable réquisitoire contre le régime de Mobutu, un plaidoyer pour le mieux-être du peuple. Et comme il fallait s'y attendre, la réaction du dictateur Mobutu était très violente contre ces dignes fils. Ils ont subi toutes sortes de traitements inhumains et dégradants : tortures, emprisonnements, bannissements, relégation, confiscation des biens ... 

Malgré tout, ils n'ont pas capitulé. Bien au contraire, ils sont passés à la vitesse supérieure en créant deux ans après un parti politique dénommé UDPS (Union pour la démocratie et le progrès social). Quel courage ! Quelle audace !  Cela, alors que Mobutu avait juré, de son vivant, il n'y aura pas un deuxième parti politique, tout Zaïrois était membre du MPR-parti-Etat- dès sa conception. D'où le fameux slogan : "Olinga, olinga te, oza kaka na MPR".

Pour Mobutu, les treize parlementaires avaient commis un crime de lèse-majesté, en créant l'UDPS. Il ne jurait désormais que sur leur disparition physique et politique. Certains étaient empoisonnés, d'autres morts mystérieusement, d'autres encore ont survécu, mais croulent dans une vie moins honorable et peu enviable.

Dans ce combat pour l'instauration de la démocratie, ils ont été rejoints par d'autres fils dignes. Et ensemble, ils ont créé le collège de fondateurs, une véritable équipe nationale au sein de laquelle toutes les provinces étaient représentées. 

Les statuts de l'UDPS de l'époque prévoyaient que la femme du fondateur décédé hérite la qualité de fondatrice.

En dehors des fondateurs, il y a eu les cofondateurs, les pionniers qui sont venus à la première heure de la création du parti. Il y a eu aussi les fondateurs coptés. La plupart de ceux qui ont suivi les 13 parlementaires ont subi les mêmes sorts que ces derniers,  voire pire, étant donné qu'ils n'avaient pas à l'époque, le même rayonnement national et international, la même notoriété et respectabilité que les treize parlementaires.

Plusieurs parmi eux étaient arrêtés et exécutés dans l'anonymat total.

Certains sont encore vivants et croupissent dans une misère indescriptible.

Parmi ceux qui ont suivi les 13 parlementaires, il y a eu ceux qui étaient dans la diaspora. Ils ont apporté un grand soutien à la lutte et faisaient l'objet des menaces et tracasseries. 

Excellence Monsieur le Président,

Maintenant que l'UDPS est au pouvoir, c'est le moment ou jamais de reconnaître publiquement et officiellement le combat des treize parlementaires  et pourquoi pas des fondateurs et co-fondateurs authentiques de ce parti.

Les treize parlementaires méritent non seulement la reconnaissance mais aussi la gratification pour leur permettre de vivre décemment, jusqu'à leur dernier jour sur cette terre de leurs ancêtres.

Excellence Monsieur le président de la République et co-fondateur naturel de l'UDPS, 

Les gens ont du mal à comprendre comment vous embrassez, collaborez, coptez, tolérez, gratifiez et honorez facilement ceux qui étaient hier les bourreaux des fondateurs, co-fondateurs, pionniers et combattants de l'UDPS et vous refusez d'accorder une attention à vos pères et frères de lutte.

Il y a certains dans votre entourage qui évoquent pêle-mêle le fameux accord de Gbadolite et autres arrangements avec les pouvoirs successifs pour discréditer les 13 parlementaires. 

Pour ne pas remuer le couteau dans la plaie, je préférerai ne pas évoquer dans cette lettre ouverte cet accord qui fait couler beaucoup d'encre et de salive et le faire dans une autre circonstance. Devoir de mémoire oblige, pour rétablir la vérité historique des étapes de la lutte de l'UDPS. 

Avec tous les respects que nous devons à nos pères fondateurs, il n'est pas souhaitable d'évoquer maintenant ce passé qui divise la grande famille UDPS. Ce qui nous unit est plus important que ce qui nous divise. Le mot "trahison" qui revient souvent dans la bouche des diviseurs communs de l'UDPS qui vous entourent pour écarter les treize parlementaires n'a pas de sens. Cela dénote souvent du manque d'informations fiables et quantifiables sur le parti.

La bible ne nous renseigne-t-elle pas que "mon peuple périt par manque des connaissances"?

Comment peut-on écarter du pouvoir actuel les 13 parlementaires, créateurs de l'UDPS, ceux qui ont construit la maison de leur sueur et de leur sang, au risque de leurs vies? Comment expliquer que ceux qui sont juste venus mettre la peinture dans la maison   sont plus considérés que les premiers maçons et architectes ? Toutes les catégories sociales sont honorées, eu égard à leurs contributions à la République (musiciens, écrivains, sportifs...).

Pourquoi pas les treize parlementaires à qui nous devons une partie de l'héritage démocratique de notre pays et artisans de votre pouvoir au sommet de l'Etat ? 

Excellence Monsieur le Président,

Le fait d'honorer, de gratifier, de promouvoir, de considérer les bourreaux de l'UDPS estampillés Kabilistes et Mobutistes au détriment des 13 parlementaires, fondateurs, co-fondateurs, pionniers, combattants de l'UDPS est un très mauvais exemple politique, une mauvaise jurisprudence politique qui n'est autre qu'une prime aux nombreux crimes contre l'humanité que cette catégorie d'hommes politiques ont perpétré dans notre pays.

Le fait de mépriser les treize parlementaires est vu par d'aucuns comme un sacrilège, une autre trahison aux idéaux de l'UDPS qui frise même une ingratitude. 

Le fait d'oublier ceux qui ont posé les jalons de la démocratie et de l'alternance dans notre pays au détriment de ceux qui ne voulaient pas du tout le changement, va,  à coup sûr,  décourager la nouvelle génération de militer et de lutter pour une noble cause. Elle s'interrogerait avec inquiétude de l'utilité et de la finalité de la lutte. 

Espérant que cette lettre attirera votre particulière attention, je vous prie de croire, Monsieur le Président, à l'assurance de ma très haute considération.  

 Moïse Moni Della

 Co-fondateur authentique de l'UDPS

 

A Kikwit, ville économico-politique de la province du Kwilu et ville cosmopolite d’un millions d’habitants située dans le sud-ouest de la République démocratique du Congo (RDC), l’Organisation internationale de migration (OIM), une structure des Nations Unies, ainsi que l’Agence pour la prévention et la lutte contre la traite des personnes (APLTP), service spécialisé attaché à la présidence de la République, viennent d’appeler les ONGDHs (Organisations non gouvernementales des droits de l’Homme) à dénoncer les cas liés à la traite des personnes et à assurer l’accompagnement des victimes.

Cet appel a eu lieu le 6 mai 2022 lors d’une réunion mixte qui s’est déroulée dans le bureau de la CANACU (Communauté des amis de la nature et de la culture) dans la commune de Lukolela.

Outre les ONGHs, la réunion mixte a également reçu les responsables des bureaux urbains des Affaires sociales, du Genre, famille et enfant, des assistants sociaux ainsi que les membres de la délégation de l’OIM et l’APLTP venus de Kinshasa, la capitale.

«La situation de la traite des personnes a pris de l’ampleur en RDC,  y compris la ville de Kikwit. Plusieurs des cas de violence sexuelle en RDC sont souvent assimilées à la traite des personnes. Il a été aussi documenté des cas de mendicité forcée, de mariage forcé ou encore de trafic d’enfants. Ces   indicateurs démontrent que le phénomène prend de l’ampleur », a déclaré Ely Thélot, conseiller technique lors d’un entretien avec la presse.

Docteur Thélot a souligné a souligné un fait en ces termes : «Au niveau de l’OIM, nous sommes préoccupés par la traite des personnes. Nous ne nous limitons pas seulement à organiser des formations ou faire la sensibilisation mais nous avons aussi un regard particulier sur l’accompagnement et la protection des victimes à travers des activités de réinsertion sociale, réunification familiale et le suivi judiciaire. Nous avons appris auprès des acteurs de terrain qu’il y a des cas des traites des personnes, que cela est poursuivi en justice et que les victimes ont des besoins », a-t-il indiqué.

De son côté, Laurette Musangu, assistante en charge de l’accompagnement et de la protection des victimes au sein de l’APLTP, a insisté sur la nécessité de travailler en collaboration et de mettre du sérieux dans les actions d’enquêtes et de dénonciation.

«Nous sommes venus à Kikwit pour deux volets. D’abord,  l’accompagnement des victimes de la traite, ensuite faire le suivi de la protection des victimes, laquelle protection englobe le social, le médical et le judiciaire. Il était aussi question de rencontrer les acteurs de première ligne pour faire une prise de contact et faire le recadrage de nos interventions ainsi que la gestion des cas des victimes de la traite des  personnes.

Elle a affirmé que l’agence est actuellement dotée d’une procédure standard de référencement des victimes de la traite. Il fallait donc rappeler le rôle et le champ d’intervention de chaque partie prenante. Ces acteurs sont appelés à travailler en synergie.

«Ils nous ont promis de continuer le même travail. Ils l’ont prouvé autour d’un premier cas travaillé en synergie, effort qui a permis à l’agence et ses partenaires techniques et financiers « OIM-USAID » à réinsérer et réunifier des victimes de la traite des personnes dans la province du Kwilu. Nous attendons d’eux plus d’engagement dans la lutte contre la traite des personnes », a-t-elle ajouté.

Sur son site, l’OIM renseigne qu’avec 165 Etats membres, 8 autres Etats ayant le statut d'observateur et des bureaux dans plus de 100 pays, l'OIM est dédié à la promotion de la migration humaine et ordonnée pour le bénéfice de tous. Il le fait en fournissant des services et des conseils aux gouvernements et aux migrants. Elle travaille pour aider à assurer la gestion humaine et ordonnée des migrations, à promouvoir la coopération internationale sur les questions de migration, pour aider à la recherche de solutions pratiques aux problèmes de migration et de fournir une assistance humanitaire aux migrants dans le besoin, y compris les réfugiés et les personnes déplacées à l'intérieur. 

Quant à elle, l’APLTP, créée en 2019 par une ordonnance présidentielle, est le service compétent pour la prévention, la sensibilisation, la lutte contre le phénomène de la traite des personnes, l'identification des auteurs de ces actes, le suivi de leur tradition en justice jusqu'à leur condamnation ainsi que la protection des victimes des actes rentrant dans la définition de la traite des êtres humains.

Elle participe au démantèlement des réseaux liés audit phénomène; assure le suivi et concourt à la conception et l'élaboration de la politique publique en cette matière.

Badylon Kawanda

 

Il crie à l'injustice,

Ne reçoit que silence,

Pour son grand précipice,

Aucune délivrance.

Le grand ciel est jaloux,

De l'éclat de tes yeux,

Si charmant et si doux,

Il n'existe pas mieux.

Lui qui connait la terre,

Qui fréquente les anges

Et les étoiles prospères,

Te doit chants et louanges.

Face à tes yeux divins,

Son égo est blessé,

C'est bien trop pour l'humain,

Il ne peut l'encaisser.

Nyembo  Gabriel

 L’Asbl Les Amis de Wetchi de Belgique a tenu le jeudi 12 mai 2022 une conférence-débat autour des enquêtes réalisées sur la fraude électorale en République démocratique du Congo ainsi que sur le plaidoyer pour la modification de l’article 38 de la loi électorale. Les Amis de Wetchi ont également évoqué la reprise de leurs émissions ‘’Les Amis de Wetchi de Belgique’’ à Kinshasa.  Cet échange a eu lieu dans la grande salle de conférence saint Sylvestre de la Cenco, dans la commune de la Gombe. Pour cette Asbl  de renommée internationale, la révision de l’article 38 de la Loi électorale actuelle est une urgence qui s’impose. Ce, pour une période postélectorale apaisée.

Selon Cyprien Wetchi Okeri, éditeur responsable de ‘’Les Amis de Wetchi’’,  pendant l’élaboration de la loi électorale à l’université de Liège en Belgique,  on a tendu un piège dans cette loi électorale. Et selon ses dires, ce piège est l’article 38 de la loi électorale,  qui est une ‘’source de crise de légitimité en République Démocratique du Congo’’.

 Cet article 38 stipule ce qui suit : ‘’chaque parti politique ou  chaque regroupement politique,  chaque candidat indépendant a  le droit de désigner son témoin et son suppléant  pour suivre les opérations électorales  visées à l’article 40 ci- dessous. Les listes de témoins sont transmises à la  commission électorale  nationale indépendante par le canal de ses bureaux locaux. Les témoins sont à la charge de ceux qui les ont désignés.   L’absence de témoin  n’est pas un motif d’invalidation  du scrutin ou de tricherie, sauf si elle  est  provoquée de manière intentionnelle et en violation des dispositions de la présente loi’’.

Après le visionnage d’un film documentaire dénommé ’ ’la vérité des vérités des urnes’’ réalisé par les amis de wetchi, 13 ans d’enquête diligentées  par l’Asbl, elle est arrivée à la conclusion que ‘’le responsable de la crise actuelle n’est ni le président de la cour constitutionnelle, ni  le président de la Ceni et encore moins le ministre de la justice’’.

Pour l’Asbl ‘’Les Amis de Wetchi’’ de Belgique, les seuls responsables sont ‘’ les partis politiques’’. Parce que toujours selon cette structure, ‘’ les partis politiques n’ont pas des moyens pour payer les témoins’’.

Cependant,  la crédibilité des élections en République Démocratique du Congo  repose sur la présence des témoins dans tous les bureaux de vote établis dans toute l’étendue de la République, a renchéri Cyprien Wetchi. Car dit-il, après signature des procès-verbaux, le témoin a droit à un exemplaire qu’il pourrait  remettre à celui qui l’a mandaté.  Donc, ce sont les témoins qui ont droit au chapitre de procès-verbal,  qui se trouve être  la pièce judiciaire qu’on peut présenter à la cour constitutionnelle, en cas de réclamation  d’un candidat lésé par les résultats publiés par la Ceni.

 Le rôle de la Ceni est d’organiser les élections selon la constitution qui a été élaboré en Belgique à l’université de liège et les contrôles des élections aux partis politiques.

À en croire la structure,’’ la Belgique est  d’une manière ou d’une autre,  indirectement ou directement,  responsable de la crise actuelle’’.

En ce qui concerne les élections à venir, l’asbl les Amis de Wetchi de Belgique plaide pour la modification l’article 38 de la loi électorale. Pour eux, trois témoins doivent être présents dans chaque bureau de vote. Un  envoyé par la majorité, un autre par l’opposition et le dernier venu de la société civile  et  tous doivent être  pris en charge  par l’Etat Congolais.

Par la même occasion,  le journaliste  Alimia Mungala, a annoncé la reprise  à Kinshasa et en Europe des émissions de l’Asbl les Amis de Wetchi,  après près de 11 ans d’interruption. Un magazine d’information qui traite de tous les sujets ; politique, musicale, social, etc.

Selon le journaliste, la raison de la suspension des émissions était liée’’ au phénomène combattant qui ne permettait plus à l’équipe de travailler dans la sérénité’’.

‘’ L’équipe n’était plus à mesure de travailler librement, on était sous pression voir même agressé, les caméras cassées et les invités menacés voir même tabassés en pleine émission, C’était devenu difficile de travailler dans ces conditions, c’est ainsi que l’équipe a pris la décision de suspendre l’émission’’ a ajouté Alimia Mungala. Ce n’est pas pour autant que l’équipe avait croisé les bras, a renchéri  le journaliste, ’chacun a en effet crée sa structure pour pouvoir contourner la situation et s’adapter à la situation du moment’’.

Par ailleurs, le journaliste reconnais que l’affaire combattant n’est pas encore disparu, ’c’est vraie que le mouvement combattant  n’a pas complètement disparu, mais des menaces comme telles, il n’y en a plus parce que plusieurs combattants sont revenus en République Démocratique du Congo avec l’élection de Félix-Antoine Tshisekedi. Donc pour eux, les conditions sont réunies pour pouvoir continuer donc à travailler sereinement, à pouvoir servir leur public. C’est pour cela qu’ils ont pris la décision de reprendre les émissions.

Il annonce que la particularité, cette fois-ci, est le tournage des émissions à Kinshasa et en Europe pour en faire une jonction

Signalons que l’Asbl  a déjà  signé des partenariats avec quelques chaines de la place. Il s’agit, entre autres, de la Rtnc2, de Congo web et les négociations avec d’autres chaines sont en cours.

Nelly somba

Kinshasa, le 12 mai 2022. L’Observatoire de la Liberté de la Presse en

Afrique (OLPA), organisation indépendante de défense et de promotion de la liberté de presse, est offusqué par l’agression de François Katuku Buya, journaliste à Radiotélévision la Prospérité (RTP), station communautaire émettant à Luputa, à 143 kms de Kabinda, chef-lieu de la province de Lomami, au centre de la République démocratique du Congo (RDC).

François Katuku Buya a été brutalement agressé par M. André Kalenda

Mbuyi, gestionnaire d'une station d'eau appelée Kayalubilu,  à Luputa, le 11 mai 2022.  C’était au moment où le journaliste effectuait un reportage sur une cérémonie de remise-reprise entre M. André Kalenda et M. Patient Kadiata, son successeur.

  1. André Kalenda a asséné plusieurs coups de poing au journaliste l'accusant  de travailler pour un média qui critique régulièrement ses actions au cours de l’émission « Bushala buamba » traduction en français : (Que ça soit dit). L'émission diffuse les déclarations des habitants de Luputa se plaignant sur la pénurie d’eau potable dans leur cité. Le journaliste s’en est sorti avec une blessure au visage.

Eu égard à ce qui précède, OLPA condamne cette agression d’un professionnel de média en plein exercice de son métier. Il s’agit manifestement d’une atteinte grave à la liberté d’information garantie par la loi congolaise et les instruments juridiques internationaux relatifs aux droits de l’homme.

En conséquence, OLPA appelle les autorités compétentes à sanctionner sévèrement l'auteur de cette agression.

Ils sont respectivement Ministre d’Etat à l’Aménagement du Territoire, Ministre des Finances et Ministre intérimaire à l’Economie Nationale, ainsi que Ministre des Transports et voies de communication au sein du Gouvernement Sama Lukonde. Accompagnés des membres de leurs cabinets et autres experts, ces Ministres ont posé la 1ère pierre de construction d’une aérogare moderne qui sera érigée à Boende, en province de la Tshuapa. Ce projet, porté à cœur par le Président de la République et réalisé par le Gouvernement des Warriors, vise à désenclaver certains coins de la République Démocratique du Congo. Concernant les aéroports nationaux à réhabiliter, le Gouvernement  voudrait assurer une plus grande circulation des personnes et des biens, une plus grande capacité d’échanges et des services.

Favoriser les activités économiques

Dans son mot comme Chef de la délégation gouvernementale,  le Ministre d’Etat, Guy Loando Mboyo a mentionné que « ce projet intégrateur de développement de l’espace Grand Equateur va favoriser tant soit peu les activités économiques de la Tshuapa qui n’a que trop souffert du manque d’infrastructures aéroportuaires modernes ».

Et d’ajouter que « cette belle initiative apporte comme changement la sécurité des appareils des compagnies d’aviation, de leurs équipages et de leurs passagers ».

Une priorité du Chef de l’Etat

De son côté, le Ministre des Transports et voies de communication, Chérubin Okende, qui a posé la première pierre, a souligné que « c’est sur instruction du Chef de l’Etat que  la piste de 1400 mètres sera améliorée. Il y sera construit une aérogare,  une caserne anti incendie, une  tour de contrôle, etc. ».

Avec le programme de la modernisation des infrastructures du pays tel que décidé par le Chef de l’Etat, aucune province  n’est  oubliée. En effet, le Grand Equateur  figure parmi les priorités du Chef de l’Etat.

En renfort à la partie Ouest du pays

A son tour, le Ministre des Finances  Nicolas Kazadi a affirmé que « plusieurs projets réalisés dans le pays n’ont pas tenu compte de la partie Ouest du pays. Le Chef a décidé de réparer cette injustice. Nous commençons par l’aéroport pour terminer par d’autres infrastructures ».

Venue nombreuse pour assister à cette cérémonie et en être témoin,  la population de la Tshuapa remercie le Chef de l’Etat d’avoir jeté un regard d’amour à cette province longtemps oubliée. Elle promet, par ailleurs, de s’impliquer et d’y participer pour des résultats répondant à ses attentes.

Il faut noter que Boende est la 1ère étape d’une série de travaux de modernisation de certains aéroports nationaux, décidés par le Gouvernement Congolais.  C’est dans ce cadre qu’il s’était tenu la réunion entre Gouvernement et exploitants aériens, le mercredi 11 mai dernier, en vue s’accorder sur les zones prioritaires et leurs spécificités.

John Ngoyi

Interview

Shenzhen TV : Nous avons noté que  lors de sa récente visite en Afrique, la secrétaire d’Etat adjointe américaine Wendy Sherman a déclaré que lorsqu’un pays choisit Huawei, il abandonne sa souveraineté. Ils remettent leurs données à un autre pays et se soumettent à une surveillance sans en avoir conscience. Quel est votre commentaire à ce sujet ?

Zhao Lijian : les remarques dénigrantes et sans fondement de cette fonctionnaire américaine sur la Chine ne servent qu’à exposer la tentative malveillante des Etats-Unis de contenir la Chine et de semer la discorde dans la coopération Chine-Afrique. Les entreprises chinoises, dont Huawei, ont mené une coopération saine et mutuellement bénéfique avec de nombreux pays en Afrique et au-delà, ont contribué à l’amélioration et au développement des infrastructures de communication de ces pays, ont fourni des services avancés, de qualité, sûrs et abordables aux populations locales et sont bien accueillies. Et il n’y a pas eu un seul incident de cybersécurité, de surveillance ou d’écoute électronique dans le cadre de la coopération.

Le gouvernement chinois s’oppose sans équivoque à la surveillance massive d’autres pays par l’utilisation abusive des technologies de l’information. Dans l’Initiative mondiale sur la sécurité des données proposée par la Chine, nous demandons explicitement aux entreprises informatiques de ne pas installer de portes dérobées dans leurs produits et services. Les pays ne doivent pas accéder directement aux données situées dans d’autres pays par l’intermédiaire d’entreprises ou d’individus. Si les Etats-Unis se soucient vraiment de la sécurité des données, ils peuvent soutenir ouvertement l’initiative de la Chine ou prendre des engagements similaires lorsqu’ils font de la publicité pour des entreprises et des produits américains. 

Je tiens également à souligner qu’il appartient aux pays et aux populations d’Afrique de décider avec qui ils choisissent de coopérer. Les Etats-Unis ne sont pas en position de les traiter de haut. Quelques questions à certains fonctionnaires américains : les États-Unis ont-ils respecté la souveraineté des pays africains et le droit à la vie privée, et ont-ils tenu compte de la sécurité des autres pays lorsqu’ils ont mené, de manière planifiée et organisée, des opérations de cyber-vol, de surveillance et d’écoute de longue date contre des gouvernements, des entreprises et des individus étrangers, y compris ceux d’Afrique ? Les Etats-Unis ont-ils respecté la souveraineté des pays africains lorsqu’ils se sont ingérés de manière flagrante dans les affaires intérieures de pays africains comme l’Ethiopie et le Zimbabwe et qu’ils leur ont imposé des sanctions unilatérales et illégales ? Les Etats-Unis ont-ils respecté la souveraineté des pays africains lorsqu’ils ont attaché de nombreuses conditions politiques aux exportations africaines vers les Etats-Unis ? La communauté internationale, y compris les pays africains, a depuis longtemps compris que les Etats-Unis n’ont jamais considéré l’Afrique comme un partenaire de coopération égal, ni ne se sont vraiment souciés du bien-être des Africains. 

Nous demandons instamment à certains fonctionnaires américains d’adopter d’abord une attitude correcte, de faire leur part pour respecter sincèrement la souveraineté des pays africains, et de faire quelque chose de concret pour aider les pays africains à combattre la pandémie et à développer leurs économies, au lieu de perdre du temps à répandre des rumeurs et des mensonges ou à jouer au voleur volé.

Source : conférence de presse du 9 mai 2022 tenue par le porte-parole du Ministère chinois des Affaires étrangères Zhao Lijian

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a lancé officiellement les travaux de désenclavement du quartier Camp Luka, située dans la commune de Kintambo. C’était ce samedi 14 mai en présence de plusieurs personnalités dont le Premier Ministre Sama Lukonde et les Présidents des deux chambres du Parlement, Christophe Mboso et Bahati Lukwebo.

Quartier populeux de la commune de Ngaliema, Camp Luka est resté enclavé depuis plusieurs décennies. Sa principale artère, l’avenue du cimetière, étant impraticable et en plus de ces trois rivières qui constituent un grand obstacle pour ses habitants de joindre les commune voisines de Bandal et Selembao. Toutefois, dans quelques mois, Camp Luka sera relié à la commune de Selembao et ouvert à la partie Est de la capitale après la réhabilitation de sa principale avenue et l’érection de 3 ponts (Sakombi, Maluku et Lubudi).

Après avoir lancé les travaux, le Chef de l’Etat a traversé le quartier Camp Luka jusqu’au pont Lubudi sur la rivière Makelele, escorté par une population en liesse.

Méga infrastructure de 100 mètres sur la rivière Makelele, le pont Lubudi sera la principale voie d’entrée du camp Luka dans la partie Est.

L’avenue du Cimetière, longue de 1300 m avec ses trois ponts devrait relier les communes de Ngaliema à celles de Selembao, Bandalungwa, Bumbu, etc.

Cette nouvelle voie publique va, à coup sûr, réduire sensiblement les bouchons sur les avenues Kasa-Vubu et ex 24 novembre et éviter des longs détours aux conducteurs.

Selon les équipes techniques de l’Office des voiries et drainage (OVD), les travaux vont durer 6 mois et sont entièrement financés par le ministère des infrastructures et travaux publics.

La réhabilitation de l’avenue du cimetière participe aussi à la revalorisation de ce quartier relégué en seconde zone du fait de sa position excentrée. Sous l’impulsion du Président Tshisekedi, l’eau et l’électricité étaient déjà desservis au camp Luka.

John Ngoyi

 

 

(Par le Professeur  Arthur YENGA)

Professeur Arthur Yenga

Exposé sur : « Les enjeux autour du contrôle et de la manipulation des informations en ligne en temps de guerre  - Cas du conflit russo-ukrainien »

Il est question d’analyser le conflit russo-ukrainien comme une forme d’agression informationnelle : propagande er désinformation prennent, via le numérique, une proportion dépassant, de plus en plus, de loin la réalité du théâtre des opérations.

Le conflit russo-ukrainien ne se joue pas uniquement sur le terrain militaire. L’autre bataille se mène de manière aussi féroce sur les réseaux sociaux, à travers les informations en ligne où s’entremêlent l’information, la désinformation, la manipulation et la propagande.

La guerre de l’information se déroule  vise trois objectifs : primo, renforcer le contrôle de l’internet pour manipuler son opinion publique. De deux, saper le traitement indépendant et libre de la couverture médiatique. De trois, comme toute guerre psychologique, il s’agit d’affaiblir la volonté et la capacité de l’adversaire.

Notre propos cherche à montrer comment la combinaison des outils informationnels à travers le web diffuse un certain nombre de mensonges pour contrôler les opinions publiques des parties engagées dans le conflit. Il est dès lors impérieux de prendre conscience que des réseaux sociaux sont des outils à manier avec prudence lorsqu’il s’agit de s’informer sur les récits de guerre.

Allocution du Dr. Isaias BARRETO DA ROSA, Chef de Bureau et Représentant de l’UNESCO  au colloque scientifique sur le traitement de l’information  en période de guerre.

Salle Notre Dame de Fatima

Kinshasa, le 06 mai 2022

Excellence Monsieur le Ministre de la Communication et des Médias,

Monsieur le Recteur de l’Institut Facultaire des Sciences de l’Information et de la Communication,

Mesdames et Messieurs les membres du Comité de Gestion de l’IFASIC,

Monsieur le Secrétaire Général à la recherche scientifique de l’IFASIC,

Mesdames et Messieurs les professeurs,

Mesdames et Messieurs membres du corps administratifs,

Distingués invités en vos titres et qualités,

Chères étudiantes, chers étudiants,

C’est pour moi un honneur de prendre la parole du haut de cette tribune et dans ce beau cadre de la salle Notre Dame de Fatima, je voudrais vous exprimer l’immense plaisir de me retrouver avec la grande famille de la communication.

Je tiens en premier lieu à féliciter l’Institut Facultaire des Sciences et de l’Information et de la Communication, initiateur de ce colloque de réflexion scientifique, sur un thème très capital « la gestion de l’information en période des conflits en Afrique et à travers le monde ».

Comme nous le savons tous, le monde est touché par la situation de guerre qui persiste entre la Russie et l’Ukraine. Cette situation défraye la chronique depuis plusieurs mois et mets les populations en difficultés, voire les professionnels des médias appelés à jouer un rôle crucial de collecte, traitement et diffusion d’information en temps de guerre.

Plusieurs recherches ont été consacrées à cette question de gestion de l’information en temps de conflits et des auteurs se sont interrogés sur le rôle des médias en temps de conflits, les méthodes de collecte, traitement, la relation que les journalistes entretiennent avec les groupes armés ou encore à la communication de guerre des groupes en conflit etc.

Autrement dit, les individus ou les groupes sociaux jouent un rôle essentiel dans la manière dont les professionnels de l’information « informent » au sujet d’une guerre. Le choix des thèmes, ainsi que les mots et les images utilisés pour les présenter, résultent d’un processus de co-construction de l’information par les sources et par les journalistes.

La couverture que les médias accordent aux guerres et aux conflits armés a été l’objet de nombreuses études surtout l’intérêt accordé aux contenus de ces informations ou à leur cadrage.

Mesdames, Messieurs,

L’objectif de ce colloque scientifique, consiste à approfondir la réflexion sur les orientations à donner les leçons apprises et les enseignements à tirer concernant la gestion de l’information en période des conflits, et sur les méthodes et sur les bonnes pratiques à adopter en cette matière partant de l’analyse de la guerre en Ukraine.

Comme qui le dirait, la maîtrise de l'information est un enjeu capital des conflits du 21ème siècle.

La place de plus en plus prédominante des médias dans la narration des guerres est une réalité qu'il n'est plus possible d'ignorer ; les médias contribuent à modifier fondamentalement la stratégie, la politique, l'économie, le comportement des hommes et finalement l'art de guerre.

La thématique de ce colloque convoque un questionnement sur plusieurs sujets de préoccupation autour les impacts de l’information de presse dans le déroulement du conflit en Ukraine.

A  l’instar des militaires qui mènent la guerre, les journalistes qui la rapportent le font au péril de leur sécurité et de leur vie. Reporters sans frontières fait état de 10 journalistes tués depuis le déclenchement de la guerre entre la Russie et l’Ukraine.

L’évolution du journalisme et des médias, marquée par la révolution technologique ne cesse de conduire vers des dérapages qui pèsent sur les principes de l’information médiatique.

Excellence Monsieur le Ministre,

Distingués participants,

Chères étudiantes, chers étudiants,

Des attentats de New York le 11 septembre 2001 à la guerre en Lybie jusqu’à celle de la Syrie, de l’Irak et à celle de l’Ukraine aujourd’hui, le journalisme est confronté à l’enjeu conflictuel entre la valeur stratégique de l’information pour les belligérants et les obligations déontologiques du devoir d’informer

La guerre en Ukraine se traduit par une demande soutenue d’information de la part des opinions publiques à l’échelle planétaire : elle fait face en même temps à une forte croissance de l’offre d’information de la part des médias et des belligérants.  En cette période marquée par des situations de tension brulantes, que dire ?

  • Les médias demeurent-ils encore des médiateurs impartiaux ?

  • Le rôle de médiateur objectif dévolu au journaliste reste-t-il toujours un idéal ?

  • Est-il encore opérant ce rôle en temps de guerre ?

Ce sont là Mesdames et Messieurs quelques éléments de réflexion et de questionnement que nous avons voulu verser dans les discussions qui suivront.

Excellence Monsieur le Ministre,

Mesdames et Messieurs,

Je me félicite de la tenue de ce colloque scientifique dont la thématique présente un grand intérêt pour l’UNESCO car il aborde un nombre important les problématiques chères à notre organisation en rapport avec le développement des médias, à savoir La liberté de la presse, la libre circulation de l’information, l’accès à l’information, la sécurité et la protection des journalistes et l’indépendance des journalistes.

Je voudrais clore mon propos en réitérant mes remercient aux organisateurs et je souhaite plein succès à ces assises.

Je vous remercie.

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, président de la République et Chef de l’Etat,  s’est ouvertement résolu d’instaurer une nouvelle politique de défense, conformément à sa vision de restaurer la paix sur l’ensemble du territoire national. A cet effet, il a lancé, en sa qualité de Garant de la Nation et du bon fonctionnement des Institutions, un grand séminaire sur l’Ethique et la Déontologie des Forces Armées de la République Démocratique du Congo (FARDC), jeudi 12 mai 2022, au Centre Supérieur Militaire, situé à Ngaliema. L’occasion était propice pour le Chef de l’Etat de hausser un peu plus le ton devant les Officiers généraux et supérieurs de l’Armée nationale autour de la discipline qui devra désormais caractériser les hommes en uniforme dans l’accomplissement de leur noble mission, qui n’est autre que celle de défendre la patrie jusqu’au sacrifice suprême. On a noté la présence de Gilbert Kabanda, Ministre de la Défense Nationale et des Anciens combattants, organisateur de ce séminaire qui se clôture ce vendredi 13 mai, celle du Chef d’état-major général des FARDC, le Général Célestin Mbala Musense et, aussi, celle du Porte-parole des Forces Armées, le Général Léon-Richard Kasonga.

Dans sa prise de parole, le Président Félix Tshisekedi a appelé les Officiers de l’Armée nationale à revenir aux fondamentaux en mettant de côté tout comportement indigne de véritables défenseurs de l’intégrité du territoire national. A en croire le Commandant suprême, il est venu le moment de mettre un terme à toutes les pratiques qui ont longtemps occasionné, d’une manière ou d’une autre, les meurtres et les assassinats de milliers de congolais. « Il temps de mettre fin à toutes pratiques qui ont favorisé les assassinats et meurtres de nos concitoyens », a-t-il sereinement insisté, tout en exhortant les uns et les autres à plus d’engagements pour la pacification totale du pays. « Les résultats ne sont pas proportionnels aux moyens mobilisés », a déploré le Chef de l’Etat. Toujours dans son mot de circonstance, Félix Tshisekedi a réitéré sa détermination à opérer des réformes de qualité au sein l’armée en vue de sa montée fulgurante sur l’échiquier continental et, pourquoi pas, mondiale. Le Président Tshisekedi a également précisé qu’à leur actuelle, les FARDC n’ont pas d’alliance avec un quelconque groupe armée au motif de combattre le M23, contrairement à ce à quoi d’aucuns feraient allusion. Pour leur rapport, le Ministre Gilbert Kabanda et le Chef d’état-major des FARDC, Célestin Mbala, ont paraphrasé le Chef de l’Etat en insistant, eux aussi, sur l’éradication des antivaleurs au sein de l’Armée nationale. Le Ministre de la Défense a, particulièrement, attiré l’attention des Officiers généraux et supérieurs sur l’urgence de bannir la Népotisme, le Clientélisme, le tribalisme et tant d’autres antivaleurs qui gangrènent actuellement la société congolaise.

La Pros.

Après  la libération provisoire de l’ancien Directeur du cabinet du Président de la République, Vital Kamerhe et son neveu Daniel Massaro, c’est le tour de l’homme d’affaires Libanais Samih Jammal, de bénéficier de la liberté provisoire dans l’affaire du projet de 100 premiers jours du Chef de l’état Félix Tshisekedi. Il était condamné à vingt ans des travaux forcés pour détournements des fonds publics destinés à la construction des maisons préfabriquées.

Ce sujet libanais Samih Jammal a passé plusieurs mois à la prison centrale de Makala et dans l’un des hôpitaux de la capitale Kinshasa d’où il était interné à cause des problèmes de santé. L’homme d’affaires a été reconnu coupable du détournement des deniers publics. Sur ce, le tribunal avait aussi décidé de son exclusion définitive du territoire national congolais.

Ronsard Malumalu

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