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Alors que le ministère public, dans son réquisitoire, a réclamé contre l’ancien conseiller spécial du Chef de l’Etat, Vidiye Tshimanga, une peine de 3 ans de prison ferme (servitude pénale principale),  le tribunal de paix fixe la date de la décision finale dix jours après, à dater de ce 8 décembre 2022, soit le 18 du même mois. C’était à l’issue de l’audience de ce jeudi 8 décembre 2022, au tribunal de paix de Kinshasa-Gombe.

Le réquisitoire du ministère public est objecté par les avocats de Vidiye Tshimanga, qui contestent également la compétence du tribunal de paix de Kinshasa-Gombe à siéger sur cette affaire. Ils estiment, cependant, que les faits à l’objet de la poursuite judiciaire de leur client se sont déroulés en dehors du territoire national.         

Dans son intervention à l’audience de ce jeudi, l’accusé a éperdument rejeté le réquisitoire du ministère public, demandant ainsi son acquittement. Il qualifie, par ailleurs le dossier de vide et estime qu’il y a eu non seulement vice de procédure, mais également de la précipitation.                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                   

«Madame la présidente, messieurs et dames membres de la composition, je n'aborderai pas dans le sens du procureur d'accepter 3 ans de prison. Même une seconde, je n'accepterai pas parce que je suis innocent. Je vous demande de bien vouloir m'acquitter pour me permettre de reprendre mes activités comme celles que j'avais avant ce scandale. Que le Parquet continue cette enquête pour mettre la main sur les commanditaires et acteurs de ce crime contre ma personne et la RDC», a-t-il déclaré.

A lui d’ajouter : « Monsieur le procureur n'a apporté aucune preuve de quoi ce soit qui a été commis à Kinshasa. En aucun moment ce qui a été présenté dans les vidéos séquencées, montées et diffusées dans les réseaux sociaux démontre que c'était à Kinshasa. Regardez comment je suis habillé et ce qu'il y a devant moi, nous discutions lors du dîner à Londres. Que le Parquet nous amène la preuve audiovisuelle qui démontre que c'était à Kinshasa. Il n’y en a pas. Je le dis haut et fort. C'est un montage séquencé fait par les étrangers que l'on ne connait même pas et que l'on jette sur la place publique, qui trouble l'ordre public congolais sans savoir qui sont réellement ces personnes. Et ça n'émet personne».

L’ancien conseiller spécial du Chef de l’Etat chargé des questions stratégiques est poursuivi pour  corruption, trafic d’influence et offense au Chef de l’Etat. Ce, après des vidéos qui ont fait le tour des réseaux sociaux dans lesquelles l’on pouvait l’apercevoir en plein échange avec de faux investisseurs.

Fidel Songo

Toujours au four et au moulin, après la CIME, le deuxième Vice-président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI), Didi Manara, s’est entretenu, au siège de l’Eglise du Christ au Congo (ECC) à la Gombe, avec Monseigneur Idore NYAMUKE, son premier Vice-président, sur des questions liées au processus électoral en cours dans le pays. Cet échange était axé essentiellement sur la sensibilisation à l’opération d’identification et d’enrôlement des électeurs qui débutera, pour l’aire opérationnelle 1 concernant 10 provinces, le 24 décembre 2022.

Au sortir de cette rencontre, ce membre du Bureau de la CENI a salué d’ores et déjà l’accompagnement sollicité et obtenu de l’ECC. « La Commission Electorale Nationale Indépendante a sollicité et obtenu un entretien avec les hauts responsables de l’Eglise du Christ au Congo que nous remercions vivement. Nous pourrons dire au peuple congolais que désormais la CENI va cheminer avec cette grande organisation religieuse de notre pays. L’objet de notre mission était d’obtenir la participation de l’ECC, mieux, son accompagnement en rapport avec le processus électoral en cours. Actuellement, nous nous apprêtons à organiser une des plus importantes opérations d’identification et d’enrôlement des électeurs, le 24 décembre 2022 que nous débutons dans l’aire opérationnelle 1 qui englobe 10 provinces : l’ex-Grand Equateur, le Grand Bandundu, le Kongo central et la ville de Kinshasa. Celle-ci ne prendra qu’un mois et la pression est très forte, ce qui n’est pas une tâche facile. Et nous pensons que l’ECC qui dispose des ramifications à travers le pays, va jouer un rôle majeur en apportant son aide à la nation congolaise. Les responsables de cette importante confession religieuse se sont montrés réceptifs à notre démarche et ont adhéré sans ambages à cette question citoyenne. Relevant que nous avons toqué à une porte déjà grandement ouverte, non seulement pour cette opération imminente mais pour toutes les autres à venir», a indiqué Didi Manara.

Mgr IdoreNyamuke a loué la démarche de la CENI. « L’Eglise du Christ au Congo a, parmi ses missions, la transformation de la nation par l’évangélisation. Nous sommes très flattés par la visite de la CENI et nous avons déclaré ouvertement que l’ECC va accompagner le processus des élections que la Centrale électorale est en train d’organiser et, surtout, pour la sensibilisation. Nous encourageons cette initiative combien importante pour notre pays, qui attend fiévreusement les consultations électorales à venir et nous sommes donc disposés à l’accompagner, à répondre favorablement à toutes les sollicitations. Quand nous aidons la CENI, nous le faisons pour le peuple tout entier. L’ECC souhaite que les responsables qui seront issus de ces élections soient légitimes et que le pays puisse avancer », a rassuré Mgr Idore Nyamuke.

Merdi Bosengele

Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo  s'était rendu ce jeudi 8 décembre 2022, à la base militaire de Kitona, dans le Kongo central, afin de requinquer le moral des troupes et leur rassurer de son accompagnement dans le processus de redynamisation de l'armée nationale censé booster son efficacité.

Il n'y avait pas de meilleure façon d'exprimer la reconnaissance de la nation aux compatriotes qui servent sous le drapeau que cette visite officielle, la première du genre de l'Autorité suprême du pays, dans ce centre d'instruction. Parade, honneurs militaires, fanfares, passage des troupes en revue, déploiement des unités etc, tout y était pour assurer la solennité de l'événement. 

Devant des centaines des nouvelles recrues - elles sont 10.200 à avoir rejoint les rangs - et les éléments des diverses unités déployées à la Place Moanda, le Commandant suprême des FARDC et de la PNC a réitéré sa détermination à redorer le blason terni de l'armée nationale et à la restituer dans son prestige d'antan. 

Depuis son avènement à la Magistrature suprême du pays, a-t-il indiqué, l'amélioration des conditions de vie des militaires n'a cessé d'être au cœur de ses préoccupations. Son engagement à soutenir les hommes en uniforme, a-t-il dit, se manifestera au travers des actions qu'il va dorénavant poser en leur faveur. "Nos ennemis se sont longtemps joué du Congo. Tout ceci parceque nous étions désorganisés. Ils ont tout fait pour saper le moral de nos troupes", a-t-il regretté avant de tirer le tocsin de la révolte. "Je ne veux plus de ça ", martelé le Chef de l'Etat arrachant au passage un flot d'applaudissements de la part des principaux intéressés. 

Il a rassuré les différentes unités de sa totale disponibilité à prendre en charge tous les problèmes liés au vécu quotidien des soldats ainsi que ceux de leurs dépendants. Et d'ajouter : "Vos problèmes sont désormais les miens". 

Parlant de la loi de Programmation militaire en cours d'examen au Parlement - inexistante depuis de nombreuses années -, le Garant de la nation a indiqué qu'elle constitue une base sur laquelle vont désormais s'opérer les décaissements des fonds en faveur de l'armée en vue de son développement. Ceci, a-t-il ajouté, contribuera à mettre fin à la vile pratique de détournement de la ration destinée aux soldats. Il a, par ailleurs, exhorté les militaires à la discipline en toute circonstance et à protéger leurs frères et sœurs civils longtemps victimes des tracasseries.

Enfin, l'Autorité suprême du pays a insisté sur l'appropriation, par les militaires, de la devise "Ne jamais trahir le Congo", pour en faire tout un crédo. Une façon, pour eux, de dissuader tous les esprits malveillants qui tentent de les soudoyer afin de profiter des ressources du pays.

Un briefing avec le Commandant de la base et une visite des installations, ont clôturé cette manifestation qui, à n'en point douter, marque un tournant décisif, dans le processus de redynamisation des FARDC.

(Avec Cellcom/Présidence 8 décembre 2022)

*La titraille est de La Pros.

 

La délégation présidentielle présente aux consultations de paix de Nairobi déplore avec regret la campagne de désinformation menée par des personnes visiblement mal intentionnées au sujet de laprise en charge des participants aux travaux de Nairobi III.La délégation présidentielle au processus de Nairobi III tient à fixer l'opinion sur ce qui suit :

  1. Les pourparlers de Nairobi ont été organisés par la Communauté de l'Afrique de l'Est (EAC) ;
  2. C'est donc l'EAC qui a assuré le transport, l'hébergement et la restauration des délégations venues des provinces de l'Iruri, Nord Kivu, Sud Kivu, Maniema et Tanganyika ;
  3. La réclamation des perdiems par des membres des groupes armés observée ce lundi 5 décembre a été adressée au Facilitateur Désigné de la Communauté d’Afrique de l’Est (CAE), M. Uhuru Kenyattta, qui a promis d'y donner suite.
  4. La dénonciation publique faite par le Facilitateur a été adressée à l'équipe d'organisation de la CAE dont ne fait pas partie la délégation de Kinshasa.
  5. Il vous souviendra que la délégation présidentielle présente à Nairobi avait dénoncé en premier quelques points faibles dans l'organisation matérielle de ces assises notamment le choix du matériel de sonorisation et traduction venu du Rwanda.
  6. Enfin, la délégation présidentielle tient à préciser qu'elle n'a jamais reçu des fonds à distribuer aux participants des groupes armés.
  7. Elle invite l'opinion à ne pas faire foi aux rumeurs non fondées répandues par des ennemis de la république.

Cellule de communication de la Présidence

Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde, a reçu, ce jeudi 8 décembre 2022, dans son cabinet de travail, une délégation de la Fédération des Entreprises du Congo (FEC), conduite par son Président, Albert Yuma Mulimbi. Leurs échanges ont porté sur des questions liées aux bonnes relations qui doivent exister entre le Gouvernement de la République et le secteur privé.

Se confiant à la presse, le Président de la FEC a noté que cette rencontre importante avec le Chef du Gouvernement était aussi une occasion pour lui soumettre les différentes doléances du patronat congolais.

Deux préoccupations majeures ont fait l'objet des échanges notamment, celle liée au plaidoyer pour que les membres de la FEC soient aussi représentés dans les Conseils d'Administration des entreprises publiques selon les textes légaux et les relations privilégiées qui sont censées exister entre l'État, à travers son gouvernement, et le secteur privé, sans oublier les sujets sur le climat des affaires.

Selon Albert Yuma, la FEC a salué le sens d'écoute du Premier Ministre sur cette question. Car, il a promis qu'il va faire les plaidoyers, là où il faut.

Concernant le climat des affaires, la FEC a évoqué la question liée aux spoliations foncières notamment celle dont est victime un de ses membres à savoir le groupe Texaf à travers la société UTEXAFRICA. Sur ce sujet aussi, le Premier Ministre a promis de s'impliquer pour des solutions appropriées. Ils ont aussi échangé sur le contrôle dans les entreprises notamment celles du secteur des télécommunications. Sur tous ces sujets, le Premier Ministre a promis de s'engager personnellement, selon le Président de la FEC.

La prochaine rencontre entre le Chef du Gouvernement et la FEC est prévue dans une semaine, selon  Albert Yuma Mulimbi.

La Pros.

La Vice-Premier Ministre et Ministre de l'Environnement etDéveloppement Durable, Eve Bazaïba, a présidé ce lundi 5 décembre 2022, au site du Parc animalier de la Nsele, la cérémonie commémorative de la journée nationale de l'arbre. Placée sous le thème : « Planter un arbre, c'est contribuer à maintenir la RDC dans son statut de Pays-Solution », la célébration de cette journée a connu plusieurs temps forts avec la participation des autorités politico-administratives, des partenaires techniques et financiers ainsi que des élèves.

A l'instar du Bourgmestre de la commune de la N’sele, du Secrétaire Général à l'environnement et du Représentant de la Fondation Hans Heidel, la VPM Eve Bazaïba Masudi a mentionné que le thème retenu cette année « constitue un rappel du positionnement international du pays face à la crise climatique et aussi une interpellation de la nation à accélérer l'action climatique en tant que partie prenante de l'accord de Paris sur le climat ».

Ainsi, pour elle, «il est temps face à la crise climatique actuelle, que la RDC puisse conserver et valoriser ses ressources forestières en leur accordant plus d'attention qu'elles méritent ».

« Maintenir la position de la RDC comme Pays-Solution à la crise climatique, commence par la plantation d'arbre là où c'est possible de le faire, et par la préservation d'un arbre d'un abattage certain qu'il le guettait, en trouvant à cet abattage des alternatives et substitution », a affirmé Bazaïba à l'assistance.

La journée nationale de l'arbre s'est clôturée par la plantation symbolique des arbres sur un site où la VPM a mis en garde tous ceux qui s'adonnent à le spolier.

John Ngoyi

Brossant dans leur étude les points relatifs à l’appréciation globale du calendrier électoral, à la révision intégrale du fichier électoral, la convocation du corps électoral, l’audit du Fichier Electoral et les contraintes à la mise en œuvre de ce calendrier,  «Agir pour des Elections Transparentes et Apaisées » (AETA) a signifié, dans une déclaration rendue publique, « qu’au regard de la double analyse technique du calendrier électoral et des contraintes à sa mise en œuvre, les experts spécialistes et professionnels des élections de la plateforme de la société civile Agir pour des Elections Transparentes et Apaisées, sont tous unanimes et déclarent que le calendrier électoral 2022 – 2027 est cohérent, pertinent, tenable et réalisable dans le délai constitutionnel, car les cinq (5) contraintes qui persistent à ce jour à sa mise en œuvre sont maîtrisables ». Interpellant particulièrement le Gouvernement de la République, ils lui recommandent de doter la CENI d’un plan de décaissement trimestriel ou semestriel et de respecter son autonomie financière. In extenso, lisez l’intégralité de leur déclaration signée conjointement par Roland Mumbala, Secrétaire Général et Expert Electoral, ainsi que Jérôme Bonso, Secrétaire Permanent et lui aussi Expert Electoral.

 

Déclaration de la plate-forme de la société civile Agir pour des Elections Transparentes et Apaisées (AETA) portant sur la publication du calendrier du processus électoral 2022 – 2027

D’entrée de jeu, l’AETA note avec satisfaction et salue les efforts fournis par notre Centrale électorale dans la gestion des contraintes identifiées depuis la publication de sa feuille de route du processus électoral. Partant de neuf contraintes, on en est à cinq. La tendance est donc à la maîtrise optimale des différents d’étranglement du processus électoral afin de répondre au rendez-vous électoral de 2023.

  • · Le Calendrier Electoral 2022 -2027 est cohérent, tenable et réalisable dans le délai constitutionnel ;
  • · Car pour l’AETA, les cinq (5) contraintes à sa mise en œuvre sont maîtrisables.

Pendant quatre (4) jours, soit du 03 au 06 Décembre 2022, les experts spécialistes et professionnels des élections de la Plate-forme de la société civile, Agir pour des Elections Transparentes et Apaisées, en sigle AETA, après avoir recueilli les points de vues d’un bon nombre de ses membres et points focaux, ont fait une double analyse technique approfondie sur la cohérence, la pertinence, la tenabilité et la faisabilité du calendrier électoral 2022 – 2027 ainsi que sur les cinq (5) contraintes de sa mise en œuvre, tels que présentés par la CENI.

Cette analyse technique des experts spécialistes et professionnels des élections de l’AETA a essentiellement porté sur:

  • l’appréciation globale du Calendrier Electoral ;
  • la Révision intégrale du Fichier Electoral ;
  • la convocation du corps électoral ;
  • l’audit du Fichier Electoral et ;
  • les contraintes à la mise en œuvre de ce calendrier.
  1. De l’appréciation globale du Calendrier Electoral récemment publié par la CENI

L’AETA note : Que ce calendrier publié en date du 26 Novembre 2022 et assorti de cinq (5) contraintes pour sa mise en œuvre, arrive neuf (9) mois après la publication de la Feuille de Route du processus électoral du 03/02/2022 qui contenait huit (8) contraintes ; Qu’il est publié au moment opportun où les premières contraintes contenues dans la Feuille de Route ont été partiellement ou totalement maîtrisées ;

Qu’il contient des délais critiques, compressés et contraignants quant à la réalisation de certaines opérations électorales ; et les dates de ce calendrier électoral sont opposables aux parties prenantes au processus électoral. Qu’il relève cinq (5) contraintes persistantes qui hypothéqueraient sa mise en œuvre et la tenue des élections dans le délai constitutionnel. Qu’il est cohérent, tenable, réalisable et respectueux du délai constitutionnel.

  1. De la Révision intégrale du Fichier Electoral

L’analyse technique révèle: Que cette grande opération d’Identification et enrôlement des électeurs concerne trois Aires Opérationnelles, chacune contenant respectivement 10 provinces (AO1), 9 provinces (AO2) et 7 provinces (AO3) ; l’opération durera 30 jours pour chaque Aire Opérationnelle ; Que la durée semble être courte et contraignante ; ceci amène à dire que la CENI aurait utilisé un chemin critique des élections avec un double délai, critique et compressé ; Que les risques de lenteur et de faible taux d’identification et d’enrôlement des électeurs par jour occasionneraient une prolongation du délai au-delà de 30 jours de la durée initiale. Que ceci consacre le caractère trop flattant du calendrier.

Pour pallier à cette difficulté, les Experts spécialistes et professionnels des élections de l'AETA recommandent à la CENI de recourir à l’usage de la technologie électorale de dernière génération, d’employer des agents électoraux professionnels qui maîtrisent l’usage du dispositif électronique de vote, notamment la machine à voter rénovée.

  • De la convocation du corps électoral

De l’analyse technique de cette opération, les experts électoraux notent à ce sujet : Que le débat et la polémique s’invitent sur la convocation du corps électoral quatre-vingt-dix (90) jours avant la fin du mandat du Chef de l’Etat en fonction, conformément aux prescrits de la Constitution ; Qu’il en est de même de l’organisation des scrutins directs du Président de la République, des députés nationaux, des députés provinciaux et des conseillers communaux, mercredi 20 décembre 2023.

Ce jour étant un jour ouvrable, il y a nécessité de le décréter « jour férié, chômé et payé », faute de ne l’avancer au dimanche 17 décembre 2022, pour améliorer le taux de participation aux scrutins ; Que la convocation du corps électoral dans le délai prescrit par la loi se buterait au chemin critique des élections qui est tributaire du grand retard dans la planification des opérations électorales ; la CENI serait ainsi contrainte à travailler sur les délais critique et compressé des élections afin de respecter le délai constitutionnel.

  1. De l’audit du Fichier Electoral

L’analyse a stigmatisé :

  • La trop courte durée de l’audit externe du fichier électoral, lourd de plus de 50 millions d’électeurs à identifier et à enrôler;
  • Le risque de bâcler l’audit du fichier électoral avec des statistiques non fiables ;
  • Pour cela, les Experts recommandent à la CENI d’une part de recruter un cabinet d’audit externe expérimenté et crédible, et d’autre part de communiquer à temps réel les résultats dudit audit aux parties prenantes au processus électoral.
  1. Des contraintes à la mise en œuvre du calendrier électoral
  • Insécurité dans l’Est et confits intercommunautaires

Il s’observe de plus en plus des conflits armés latents et déclarés, des vagues des déplacés des conflits armés et intercommunautaires. Cette situation qui est à la base d’une insécurité généralisée, risque de bloquer le processus électoral. Les Experts électoraux recommandent au gouvernement d’actualiser le cadre légal et règlementaire du plan de sécurisation du processus électoral en procédant à la mise sur pied une stratégie efficace de coordination et de commandement unique des opérations afin de sécuriser le processus électoral.

  • Impératif de temps avec obligation d’utiliser le transport aérien pour acheminer le matériel le transport aérien pour acheminer le matériel avec incidence budgétaire importante

L’analyse révèle que la planification du processus électoral par la CENI a connu un retard de 28 mois. Les experts craignent le non-respect du délai de réalisation de certaines tâches ou activités à accomplir par la CENI pour permettre l’achèvement de certaines phases du processus électoral. Cette situation risque d’occasionner un coût élevé pour certaines opérations, avec nécessité d’un budget additionnel.

Ceci a amené la CENI à recourir à une compression trop risquée du délai de la RFE au point d’impacter négativement sur la qualité de cette opération essentielle. Le Calendrier électoral risquerait d’être flottant ; certaines dates nécessiteraient des réajustements. Les experts craignent que le rendez-vous électoral de 2023 ne soit respecté.

Cela étant, les Experts électoraux recommandent à la CENI de soumettre à l’autorité budgétaire ; ce avec diligence, les budgets additifs pour le transport aérien du matériel électoral. Au parlement, autorité budgétaire, les experts recommandent de doter la CENI du budget additionnel, toutes affaires cessantes.

  • Contrainte retard dans le décaissement de fonds des opérations et nécessité de garantir l’autonomie de la CENI.

Il s’observe le déficit d’un plan de décaissement validé et accepté par le gouvernement et la CENI. Cette situation est à la base des décaissements irréguliers des fonds des opérations. Il s’agirait du refus par le Gouvernement de la République (spécialement les Ministères des Finances et du Budget), de respecter l’autonomie financière de la CENI. Dans les faits, cette situation serait à la base des conséquences fâcheuses suivantes :

  • Manque des fonds des opérations ;
  • Retard dans l’exécution des opérations planifiées ;
  • Flottement et réajustement des dates des opérations électorales. Les experts électoraux recommandent à la CENI d’élaborer un plan de décaissement trimestriel ou semestriel des fonds des opérations et de le faire valider par le gouvernement.

Au gouvernement, les Experts électoraux de l’AETA recommandent de doter la CENI d’un plan de décaissement trimestriel ou semestriel et de respecter son autonomie financière.

  • Quant à l’adoption à temps de la loi portant répartition des sièges et promulgation par le Chef de l’Etat, les experts craignent qu’en cas du retard de l’achèvement de la RFE, le processus connaisse une impasse ;
  • Face à la pandémie de la COVID-19 et autre épidémie (Ebola), les Experts électoraux recommandent au Gouvernement de la République, la prise des mesures sanitaires drastiques de prévention.

Conclusion

Au regard de la double analyse technique du calendrier électoral et des contraintes à sa mise en œuvre, les experts spécialistes et professionnels des élections de la plateforme de la société civile Agir pour des Elections Transparentes et Apaisées, sont tous unanimes et déclarent que le calendrier électoral 2022 – 2027 est cohérent, pertinent, tenable et réalisable dans le délai constitutionnel, car les cinq (5) contraintes qui persistent à ce jour à sa mise en œuvre sont maîtrisables.

Fait à Kinshasa, le 06 décembre 2022

*Le Nonce apostolique, Mgr Ettore Balestrero qu'accompagnaient les délégués de la Conférence épiscopale nationale du Congo, Carlos Ndaka, Evêque auxiliaire de Kinshasa, et Jean-Pierre Kwambamba, Evêque de Kenge, a été reçu en audience en début d'après-midi ce jeudi, 1er décembre 2022, à la Cité de l'Union Africaine, par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi.

Au sortir de cet échange, qui s'est déroulé en présence du Premier Ministre Sama Lukonde, le Nonce apostolique a déclaré que la visite prochaine du Saint Père a dominé les discussions, étant donné que l'annonce a été faite ce jour même. En effet, le Vatican a enfin confirmé cette visite du 31 janvier au 3 février 2023. 

"J'ai la joie d'annoncer l'arrivée du Pape François à Kinshasa,  le 31 janvier 2023 pour ce voyage qui a été reporté",  a renchéri  Monseigneur Ettore, très visiblement,  soulagé.

Le Premier Ministre a, quant à lui, circonscrit le cadre de cette visite. C'est sur invitation du Président Tshisekedi que le Souverain Pontife devait se rendre en RDC en début juillet 2022. Ce voyage avait été reporté sine die pour des raisons de santé du Pape, a-t-il rappelé.

Sama Lukonde demande, au nom du Chef de l'Etat, à toute la population de relancer les préparatifs de cet accueil comme il y a quelques mois.

Il exhorte également le peuple Congolais de demeurer dans une attitude de prière pour l'accueillir, surtout en cette période particulière où la RDC est victime d'une crise sécuritaire.

Cette visite sera d'un grand réconfort, a conclu le Premier ministre, tout en remerciant le Nonce apostolique et la délégation de la CENCO, pour cette annonce combien réconfortante.

Peter Ngoyi

La séance plénière de ce mardi 6 décembre 2022 a connu la participation de trois ministres du Gouvernement SamaLukonde.  Jean-Lucien BussaTongba du Commerce extérieur, Nicolas Kazadi des finances et CashmirKolongele du Numérique. Le premier était venu présenter le projet de loi de ratification de l’accord commercial entre la RDC et le Burundi. A l’issue de son intervention magistrale sur l’importance de ce texte, sur 377 députés présents dans la salle, 375 ont voté ‘’Oui’’ et 2  ‘’non’’, le projet de loi a été adopté en urgence par la Chambre basse du parlement. Quant au projet de loi portant le code numérique, il a été déclaré recevable et envoyé en Commission aménagement du territoire pour examen approfondi. 

Dans l’exposé de motif, il est important de signifier que l'Afrique, à travers l’Agenda 2063 adopté lors du 24èmesommet des Chefs d'Etat et de Gouvernement  de l’Union africaine, tenu le 30 et 31 janvier 2015, s’est inscrite dans la vision de renforcement de la coopération intra africaine, de l’achèvement des intégrations régionales et de l’industrialisation. C’est sous l’ère de cette vision africaine que la RDC a signé à Kinshasa, en date du 29 avril 2022, l’Accord commercial avec le Gouvernement de la République du Burundi, en vue de raffermir et diversifier les relations commerciales entre les deux pays et ce, en considérant essentiellement le fait que la République Démocratique du Congo et la République du Burundi partagent une frontièrelongue de 236 Km ; les deux pays ont des intérêts communs qui peuvent donner lieu à l'extension future deséchanges commerciaux entre eux, notamment à travers leur appartenance respective àl'Organisation Mondiale du Commerce (OMC), au Marché Commun de l'Afrique de l'Est etde l'Afrique Australe (COMESA), à la Zone de Libre Echange Contentale Africaine(ZLECAf) et à la Communauté d'Afrique de l'Est (EAC); l'intensification coordonnée des relations commerciales entre les deux pays contribuera àleur développement économique et à la consolidation de la Zone de Libre-Echange Tripartite

COMESA-EAC-SADC.

En effet, l'Accord commercial signé constitue l'un des référentiels essentiels de mise en œuvre du Projet deFacilitation du Commerce et Intégration dans la Région des Grands-Lacs (PFCIGL) signé le 14juillet 2022 par le Gouvernement de la RDC et l'Association Internationale de Développement duGroupe de la Banque Mondiale. Le PFCIGL se focalisera, entre autres, sur la facilitation du commerce transfrontalier par  l'améliorationdu cadre politiqueetrèglementaire; (ii) l'amélioration des infrastructures commerciales de base ; l'appui à la commercialisation deschaines de valeur transfrontalières sélectionnées et ;  l'appui à la mise en œuvre et suivi etévaluation basée sur l'intégration régionale dans la zone du COMESA.

A en croire le Ministre de tutelle, l'adhésion de la République Démocratique du Congo à la Zone de Libre-EchangeContinentale Africaine (ZLECAf), un des Projets phares de l'Agenda 2063, justifie la nécessité pourla République Démocratique du Congo de ratifier l'Accord commercial signé, étant entendu que lamise en œuvre rationnelle de ladite Zone fait appel à une intégration transfrontalière effective. En plus de cela, cet accord permettra de faire du commerce du partage des intérêts économiques un facteur de consolidation de la paix et de la cohésion sociale entre les communautés frontalières du Burundi et de la République démocratique du Congo. La loi adoptée par l’Assemblée nationale renferme 30 articles qui traitent principalement des questions relatives aux droits à l’importation, aux taxes et impôts, aux règles d’origine, à la conformité et à la coopération en matière de normes, au développement du commerce transfrontalier, pour ne citer que ceux-ci.

Merdi Bosengele

(Par Me Jean-Bosco Badibanga)

La RDC a-t-elle réellement des comptes à rendre à l'Europe et à l'Occident ?

Nous avons beau entendre des vocables tels que les grandes puissances occidentales et européennes contrôlent l'Afrique et le reste du monde, en vertu de leur droit de véto dont ils se servent au sein du Conseil de Sécurité de l'ONU. 

Le fameux véto leur confère-t-il le pouvoir d'assassiner les dirigeants africains qui ne se soumettent pas à leurs instructions, qui ne défendent pas leurs intérêts, ou mieux qui les empêchent de voler l'Afrique ?

Nous le savons depuis le début, qu'autant le renard ne vaut rien sans la ruse, autant les États-Unis et l'Europe colonisatrice ne vaudraient rien sans le fameux véto cautionné par une ONU aux rapports inégaux entre États, aux résolutions controversées et aux interventions ambiguës dans les tentatives de résolution des crises africaines. 

Si le but principal pour lequel ces impérialistes nostalgiques éliminent par procuration nos dirigeants africains qui leur sont insoumis, est celui de déstabiliser nos institutions, inoculer la peur au peuple, freiner l'élan de notre développement en  imposant leurs complices marionnettes à la tête de nos États, alors ils ont intérêt à capituler, d'autant plus qu'il ne sert à rien de continuer à essayer de supprimer la vie  d'un Président que l'Éternel des armées a rendu divinement invincible et dont le peuple s'est décidément désolidarisé de la naïveté, de la traîtrise et de la distraction. 

Renouvelant mon soutien patriotique à l'endroit du Chef de l'Etat congolais, et réinvitant tous les 100 millions de mes compatriotes congolais, où qu'ils se trouvent, à lui assurer constamment défense et protection, je déclare inopérante toute attaque dirigée contre la RDC, soit-elle par empoisonnement, par coup de feu ou par crash d'avion !

Ces méthodes lâches sont surannées et le peuple congolais dit "NON A L'ASSASSINAT DE SON PRESIDENT". 

Si la RDC a une dette envers la France ou les Etats-Unis, que la valeur de cette dette soit calculée et rendue publique, et nous la payerons !

Que vive mon pays la République Démocratique du Congo!

Que vive mon Président, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo !

Que vive la solidarité congolaise et africaine!

J'ai dit. 

Me Jean-Bosco Badibanga

Avocat congolais, Chercheur Indépendant

& Acteur politique

La deuxième journée de la 52e session de l'Assemblée plénière du Forum parlementaire de la SADC, qui se tient à Kinshasa, du 5 au 10 décembre, a été entièrement consacrée à l'audition des rapports pays sur l'état d'avancement des résolutions de la dernière session tenue au Malawi en juin 2022. Cette session avait pris d'importantes et pertinentes résolutions sur l'amélioration de la desserte en énergie, l'inclusion genre et la jeunesse dans tous les maillons de la vie sociale, économique et politique, la lutte contre les crimes transfrontaliers.

Au total, 14 rapports pays ont été auditionnés. De façon générale, il s'est dégagé une tendance pour tous les pays à prendre conscience de la desserte en énergie électrique comme facteur de développement. Depuis lors, beaucoup de gouvernements de la sous-région, sous l'impulsion des parlements, y ont consacré de nouveaux investissements, de façon à accroître les ressources énergétiques. Sur le plan sécuritaire, des mesures importantes ont été arrêtées par tous les gouvernements pour une lutte commune afin d'endiguer les crimes transfrontaliers ainsi qu'une stratégie commune pour une meilleure inclusion genre et la jeunesse. Ceci, afin d'assurer un développement harmonieux de la sous-région. 

S'agissant du développement des infrastructures énergétiques, la plénière a noté l'intérêt manifeste de beaucoup de pays d'améliorer la desserte en milieu rural au moyen de nouveaux investissements avec un objectif à moyen terme de couvrir plus de la moitié des populations rurales sur l'ensemble de la sous-région. Et cela, grâce essentiellement aux énergies renouvelables et propres à savoir l'éolien, le gaz, le solaire, l'hydrogène, l'hydraulique. La RDC a présenté l'Agence nationale des services l'électrification en milieux rural et périurbain (Anser) comme une matérialisation de cet engagement.  

Des efforts et engagements ont été également pris pour augmenter l'inclusion genre et jeunesse dans toutes instances décisionnelles tant politique, sociale qu'économique. 

Beaucoup de délégations ont enfin manifesté le désir de transformer ce forum en assemblée parlementaire de la SADC pour mieux coordonner la politique régionale en vue d'un développement harmonieux. 

Il faut souligner que durant la même séance, 3 nouveaux membres originaires d'Angola et du Botswana, ont été présentés avant de prêter le serment réglementaire de cette assemblée.

(Avec la Cellule de communicationde l’Assemblée Nationale)

Le Ministre du Numérique a soumis à l’examen du Conseil le Projet de Loi autorisant la ratification de la Convention de l’Union Africaine sur la Cyber sécurité et la protection des données à caractère personnel.

‘’Faisant l’économie de ce Projet, il a indiqué qu’à l'ère de l'économie de la donnée, le caractère très stratégique de cette dernière n'est plus à démontrer. C'est ainsi que tous les pays avancés prennent ou ont pris des dispositions afin de maîtriser leurs cyberespaces et de les protéger contre toute forme d'attaques ou de nuisances. La République Démocratique du Congo qui a fait du numérique un levier de développement ne peut demeurer en marge des exigences qui accompagnent le développement d’un écosystème numérique.

Le Ministre du Numérique a rappelé que lors de la 73ème  réunion du Conseil des Ministres, le Gouvernement avait pris connaissance de la stratégie nationale de cyber sécurité pour permettre à notre pays de bâtir et disposer d'un écosystème cyber sécuritaire solide et résilient qui sera capable de faire face aux 13 cyber menaces multiformes et en croissance constante.

La cyber sécurité vient ainsi renforcer significativement la confiance pour tous les utilisateurs du cyberespace congolais. C’est dans cette optique que le Premier Ministre avait chargé le Ministre du Numérique de prendre toutes les dispositions qui s'imposent pour permettre la ratification par notre pays de la Convention de l'Union Africaine sur la Cyber sécurité et la protection de données à caractère personnel, dite « Convention de Malabo ».

Cette convention apporte des modifications sur la législation interne, lesquelles porteront sur la prise en compte du numérique dans les matières suivantes : le commerce, la preuve, la validité juridique de l'écrit, le contrat, la publicité, la protection de la vie privée, la cyber sécurité et la lutte contre la cybercriminalité, a argumenté le Ministre du Numérique.

La Convention de Malabo pose des principes réglementaires dans le domaine de la cyber sécurité, et constitue une innovation majeure de la stratégie de lutte contre la cybercriminalité en Afrique. Elle retient une approche très large de la cyber sécurité impliquant la lutte contre la cybercriminalité, la protection des données à caractère personnel et l'encadrement des transactions électroniques.

Après débats et délibérations, ce projet de Loi a été adopté’’, renseigne le Compte rendu du Conseil des Ministres du 2 décembre 2022.

Bien d’autres questions y ont été évoquées.  C’est le cas de la communication du Chef de l’Etat et, surtout, de sa rencontre avec les jeunes et de l’avancée du processus électoral, avec l’annonce du début des opérations d’enrôlement et d’identification des électeurs.

LPM

COMPTE RENDU DE LA SOIXANTE-DIX-NEUVIEME REUNION DU CONSEIL DES MINISTRES

Vendredi 02 décembre 2022

Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, Félix Antoine TSHISEKEDI TSHILOMBO, a présidé en visioconférence, la soixante-dix-neuvième réunion du Conseil des Ministres du Gouvernement de la République, ce vendredi 02 décembre 2022.

Cinq points étaient inscrits à l’ordre du jour, à savoir :

  1. Communication de son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat ;
  2. Points d’informations ;

III. Approbation d’un relevé des décisions du Conseil des Ministres ; IV. Examen et adoption des dossiers ;

  1. Examen et adoption des textes. Bien avant de commencer sa communication, le Président de la République a dénoncé, dans les termes les plus fermes, le massacre contre plus d’une centaine de compatriotes à Kishishe, dans le territoire de Rutshuru, victimes de la barbarie des terroristes du M23 et des éléments de l’armée rwandaise.

Ce drame est une preuve supplémentaire des atrocités de ces terroristes qui excellaient déjà dans la violation des droits de l’homme et dans la commission des crimes.

En leur mémoire, le Président de la République a chargé le Gouvernement de décréter trois (03) jours de deuil national à observer à partir de ce samedi 03 décembre 2022. Le drapeau sera mis en berne sur tout le territoire national. Le Premier Ministre a été encouragé de prendre les dispositions, avec les membres du Gouvernement concernés, pour apporter l’appui aux populations qui ont été touchées.

Dans le même ordre, le Président de la République a demandé à la Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux d’ouvrir, sans délai, une enquête au niveau interne et, en même temps, d’œuvrer en faveur d’une enquête internationale pour faire la lumière sur ce crime de guerre commis par ces barbares.

Le Président de la République a également lancé un message de compassion aux familles et aux communautés touchées directement par ce drame. Ces trois journées de deuil seront clôturées,  le lundi 05 décembre 2022,  avec le Téléthon sur la solidarité nationale qui aura lieu au Studio Maman Angebi et qui permettra de mobiliser les ressources supplémentaires pour soutenir la réponse humanitaire. I. COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE La communication du Président de la République, Chef de l’Etat a porté sur trois (03) points, à savoir :

  1. De la nécessité de rendre disponibles les ressources prévues pour le financement des Zones Economiques Spéciales (ZES) Le Président de la République a rappelé que les Zones Economiques Spéciales (ZES) constituent le septième pilier du Plan Directeur d’Industrialisation (PDI) que le Gouvernement a élaboré et adopté en 2021 comme document de référence de sa Politique Industrielle.

En effet, l’opérationnalisation des ZES va nécessiter la mobilisation des ressources financières importantes évaluées à plus de 1,9 milliard de dollars américains pour prendre en charge les différentes activités liées à l’acquisition des sites, à la conduite des études de faisabilité, à la construction des infrastructures de base, des guichets uniques, à leur sécurisation et à l’amélioration du climat des affaires. Le Président de la République a encouragé le Premier Ministre et le Ministre de l’Industrie de finaliser le Rapport sur la mise en place du Fonds Spécial de financement des Zones Economiques Spéciales prévu dans le Programme du Gouvernement et de soumettre au Conseil à la prochaine réunion.

Après la mise en place du Conseil d’Administration et de la Direction Générale de l’Agence des Zones Economiques Spéciales (AZES), le Président de la République a chargé le Ministre d’Etat, Ministre du Budget et le Ministre des Finances de mettre à disposition les moyens prévus par les différents textes légaux et les fonds publics pour assurer un bon fonctionnement de cette structure et lui permettre d’atteindre ses objectifs.

  1. De la finalisation des travaux d’infrastructures publiques sportives inachevées Abordant ce point, le Président de la République a indiqué que les infrastructures publiques sportives dont les travaux restent longtemps inachevés deviennent une perte pour l’Etat et une source de désagrément pour les riverains. Le Gouvernement, en tant qu’initiateur et maître d’ouvrage, devrait tout faire pour achever, dans les meilleurs délais, les nombreux chantiers lancés depuis près d’une décennie et qui restent inachevés jusqu’à ce jour.

Dans le cadre du Projet de Construction des Stades Municipaux à travers le pays (PROSTAM), la phase pilote, débutée à Kinshasa, dotait la ville de stades de football pour les communes de Matete, de Barumbu, de Ngaliema (Delvaux) et de Bandalungwa. Parlant de Bandalungwa, le Président de la République a déploré que l’ouvrage municipal y prévu et censé comprendre un stade couvert destiné notamment au basketball et aux sports de combat demeure, non seulement, inachevé mais fait également office d’abri pour les délinquants environnants. Afin de répondre à court terme, à l’une des recommandations des Etats Généraux des sports en matière d’infrastructures sportives modernes, le Président de la République a insisté sur la nécessité de terminer les travaux des stades municipaux précités. Il a demandé au Ministre d’Etat, Ministre des Infrastructures et Travaux Publics en collaboration avec le Ministre des Sports et Loisirs de présenter, à la première réunion du Conseil des Ministres de janvier prochain, l’état des lieux technique et financier du stade municipal de Bandalungwa, qui par sa fonctionnalité multi sportive, permettrait la pratique de plusieurs sports. Ils devront faire de même pour l’ensemble d’infrastructures sportives publiques importantes restées inachevées sur le territoire national et dont les travaux sont à l’arrêt depuis plus de deux ans.

  1. De la tenue d’une table ronde pour la protection du patrimoine immobilier de l’Etat

Le Président de la République a rappelé aux membres du Gouvernement ses recommandations formulées lors des 50ème et 69ème réunions du Conseil des Ministres tenues respectivement le 25 septembre 2020 et le 16 septembre 2022 pour contribuer à l’amélioration de la gestion du patrimoine foncier et immobilier de l’Etat.

Ces mesures concernent : 1. l’interdiction, par voie de Décret ou d’Arrêté, de toute désaffectation ou attribution des biens de l’Etat, en particulier les terrains et les immeubles, et ce avec effet rétroactif à la date de l’acte incriminé ; 2. l’obligation pour toute initiative portant sur une cession ou disposition du patrimoine de l’Etat, d’être soumise au Conseil des Ministres pour adoption, après avoir reçu l’approbation des Ministères de tutelle concernés et l’Avis de l’Agence Nationale pour la Protection du Patrimoine Immobilier de l’Etat (AN-PPIE) ;

  1. l’appel fait en son temps au Gouvernement de mettre en place des mécanismes efficaces pour renforcer le dispositif légal et réglementaire existant afin qu’il soit rapidement possible de recouvrer, d’une part, les biens publics illégalement arrachés de son patrimoine et, d’autre part, d’éviter les erreurs du passé.
  2. L’Agence Nationale pour la Protection du Patrimoine Immobilier de l’Etat (AN-PPIE) a été déjà créée et le Président de la République attend la collaboration de tous, afin de permettre de suivre au quotidien la problématique de la gestion et la protection du patrimoine immobilier de l’Etat. Le Premier Ministre a été encouragé d’organiser, dans un bref délai, une table ronde impliquant les Ministères techniques, l’Agence Nationale pour la Protection du Patrimoine Immobilier de l’Etat ainsi que d’autres service et structures concernés, aux fins de proposer des mesures adéquates pour une meilleure gouvernance du patrimoine immobilier de l’Etat. Cette table ronde va permettre de poser les bases indispensables à l’élaboration d’une Politique Immobilière, instrument nécessaire au développement de ce secteur important de la vie nationale.

Complément du Premier Ministre : Intervenant à la suite de Son Excellence Monsieur le Président de la République, Chef de l’Etat, le Premier Ministre a axé sa communication sur trois (03) points.

D’abord,  sur la situation sécuritaire où, lui aussi, est revenu sur l’ignoble massacre de Kishishe ainsi que d’autres cas massifs de violation des droits de l’homme pour lequel le Gouvernement va prendre toutes les dispositions pour que les responsables puissent en répondre devant la Justice. Il s’assurera que tout soit mis en œuvre pour que l’assistance puisse leur être apportée et que le dossier soit rapidement constitué pour alimenter une enquête internationale pour crimes de guerre et crime contre l’humanité.

Ensuite, sur la poursuite de la mobilisation contre l’agression du pays, le Premier Ministre, a, au nom du Gouvernement, félicité le Président de la République, Chef de l’Etat, pour la réussite de la rencontre d’échanges, le mercredi 30 novembre 2022, au Palais du Peuple, avec la jeunesse congolaise, réunie en Conseil National de la Jeunesse.

Le Gouvernement a été sensible aux félicitations et encouragements lui adressés par le Chef de l’Etat, lors de cette rencontre avec les jeunes. Cette marque de reconnaissance devrait inciter les membres du Gouvernement à redoubler d’ardeur dans la matérialisation de la vision du Président de la République, en appliquant rigoureusement et méthodiquement le Programme d’Actions approuvé par l’Assemblée Nationale.

Le Premier Ministre a, par ailleurs, salué le sens élevé du patriotisme et de solidarité qui continue de se manifester à travers tout le pays.

A ce propos, il a salué l’engagement des partenaires des secteurs de l’Education nationale et de la Santé publique qui ont, par un sursaut patriotique, décidé de lever leurs mouvements de grève. Le Premier Ministre a renouvelé la détermination du Gouvernement à poursuivre le dialogue institutionnel avec toutes les couches socioprofessionnelles afin de répondre, de façon adéquate, à leurs revendications sociales légitimes.

En ce qui concerne la mise en œuvre du projet Grand Inga et le développement des industries vertes notamment la production de l’hydrogène permettant la transition énergétique de la République Démocratique du Congo, le Premier Ministre a porté à la connaissance du Conseil qu’il a reçu, le mercredi 30 novembre 2022, une délégation du Groupe « Fortescue Future Industries », conduite par sa Directrice Générale. Ce projet offrira plusieurs opportunités à notre pays, notamment le développement des projets d’électrification et d’industrialisation du pays, lesquels permettront entre autres la libération de l’initiative privée et la création d’emplois, selon la vision du Président de la République. Le Premier Ministre a terminé sa communication en annonçant l’arrivée du Pape François à Kinshasa, le 31 janvier 2023, après le report intervenu pour des raisons de santé,  il y a quelques mois tel qu’annoncé au Président de la République par le Nonce Apostolique accompagné des membres de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO).

  1. POINTS D’INFORMATION

II.1. Etat et administration du territoire Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l'Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires Coutumières a informé le Conseil de la situation sécuritaire sur toute l’étendue du territoire national. Globalement, il est à noter que les Forces de l’Ordre ont le contrôle de l’ensemble du pays, en dépit de quelques zones qui subissent la cruauté des forces obscures et terroristes, et contre lesquelles nos vaillants soldats et services de sécurité luttent et repoussent chaque jour.

Il a indiqué que ces derniers temps, l’état d’esprit de la population est resté dominé par :

- La rencontre du Président de la République, Chef de l’Etat avec le Conseil National de la Jeunesse, accueillie favorablement dans les milieux des jeunes à travers toute la République ;

- La nomination des animateurs et Chefs des entités dans la petite territoriale ;

- Les réactions et commentaires en sens divers à la suite de la publication du calendrier électoral et de la répartition des centres d’enrôlement des électeurs pour les élections de 2023, par la CENI ;

- Les attentes des négociations de Nairobi entre les groupes armés et le Gouvernement de la République sous la médiation de la Communauté des Etats de l’Afrique de l'Est (EAC).

Le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Intérieur est revenu sur le dialogue en cours à Nairobi au Kenya avec les différents groupes armés. Passant en revue la situation sécuritaire dans les provinces, il a indiqué que la Commune de Maluku (Plateau de Bateke) à Kinshasa est aussi touchée par les attaques des assaillants en provenance de Kwamouth. 12 compatriotes ont perdu la vie. La Police et l’Armée sécurisent déjà cette zone. Dans le registre des sinistres et catastrophes, il a informé le Conseil des dégâts enregistrés lors des pluies diluviennes dans le secteur de Lulelenge, territoire de Fizi, faisant écrouler 386 maisons et 73 autres fortement endommagées ainsi que les inondations des 45 villages et 12 écoles dans la province de la Tshopo. A cela s’ajoute l’accident occasionné par une baleinière qui a heurté un bateau moderne, à 180 kilomètres de Mbandaka, causant la perte en vies humaines et en matériels. Le Conseil a pris acte de ce Rapport.

II.2. Situation sécuritaire Au nom du Ministre en mission, la Vice-Ministre de la Défense Anciens Combattants a présenté la situation sécuritaire, essentiellement à l’Est et à l’Ouest du pays.

Elle a informé le Conseil qu’en dépit du Communiqué du Mini-Sommet de Luanda, l’ennemi a violé le cessez-le-feu en attaquant la position des FARDC dans la Localité de Kilima, au Nord de Kishishe sur l'axe Goma-Masisi. A l’Ouest, elle est revenue sur les mesures prises pour ramener la sécurité dans cette partie du pays. Les foyers d’insécurité qui prévalent dans le reste de la Province du Nord-Kivu, dans les Provinces de l’Ituri et du Sud-Kivu ont également fait l’objet du rapport présenté par la Vice-Ministre de la Défense et Anciens Combattants. Le Conseil a pris acte de ce Rapport.

II.3. Situation sanitaire dans le pays.

A son tour, le Ministre de la Santé Publique, Hygiène et Prévention, de présenter aux membres du Conseil, la situation sanitaire dans le pays. S’agissant singulièrement de l’épidémie Covid-19 en vogue, il a présenté un tableau comparatif sur l’évolution de cette maladie dans notre pays. En effet, la tendance à la 47ème semaine a été marquée par une baisse de l’incidence de cas de Covid-19 : 210 cas contre les 341 cas de la semaine 46, soit une baisse de 42,8%. Le taux de positivité de tests accuse également une baisse de 6,6 % à 5,9%.

Il a été également noté une absence de cas importés, et 1 nouveau décès notifié au cours de cette semaine. Les principaux foyers de l'épidémie restent toujours : Kinshasa et Kongo Central, suivis du Nord-Kivu, du Haut-Katanga, et de Lualaba.

Le Ministre de la Santé a également fait part au Conseil de la situation liée à la vaccination contre le Covid-19. Par rapport à la cible attendue de 53 millions des personnes à vacciner, 7.200.901 (soit 13,34%) ont reçu au moins une dose de vaccin au 29 novembre 2022, dont 5.150.672 personnes (soit 9,54%), complètement vaccinées. Le Conseil a pris acte de cette Note d’information.

II.4. Renforcement de la solidarité nationale et coordination de la réponse humanitaire du Gouvernement

Le Ministre des Affaires Sociales, Actions Humanitaires et Solidarité Nationale a plaidé pour le renforcement de la solidarité nationale et la réponse humanitaire du Gouvernement. Il s’agit du Mécanisme ayant pour mission principale d’améliorer la réponse humanitaire nationale et de renforcer le leadership du Gouvernement de la République Démocratique du Congo dans l’organisation et la distribution de l’assistance de l’Etat ; l’urgence étant de sauver les vies et de soulager les souffrances.

C’est ainsi qu’il s’attèle à l’opérationnalisation de la Caisse de Solidarité Nationale et de Gestion des Catastrophes.

La République Démocratique du Congo étant un pays exposé à des risques de tout genre dont la fréquence n’est pas toujours maîtrisable, il est important que le Gouvernement dote cette structure des moyens adéquats et nécessaires pour la rendre plus opérationnelle et ainsi permettre au Gouvernement de répondre promptement aux besoins des populations sinistrées.

Le Ministre des Affaires Sociales, Actions Humanitaires et Solidarité Nationale a été complété par le Ministre d’Etat, Ministre du Budget et le Ministre des Finances. Le Conseil a pris acte de cette note d’information.

III. APPROBATION D’UN RELEVE DES DECISIONS DU CONSEIL DES MINISTRES

Le Conseil des Ministres a adopté le relevé des décisions prises lors de sa 78ème  réunion tenue le vendredi 25 novembre 2022.

  • EXAMEN ET ADOPTION D’UN (01) DOSSIER

IV.1. Situation des Finances Publiques Le Ministre des Finances a informé le Conseil des performances enregistrées dans la gestion des finances publiques. En effet, les recettes mobilisées au mois de novembre 2022 ont été de l’ordre de 1.541,2 milliards de Francs Congolais (CDF) sur des prévisions des recettes budgétaires mensuelles arrêtées à 1.467,4 milliards de CDF, soit un taux de réalisation de 105%. Les Régies financières poursuivent leurs efforts de mobilisation des recettes dans la perspective de l’atteinte de leurs assignations mensuelles. C’est dans ce cadre que :

- la Direction Générale des Impôts (DGI) a mobilisé 1.009,9 milliards de CDF, soit 125% sur les prévisions de 806,7 milliards de CDF ;

- la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) a mobilisé 344 milliards de CDF, soit 88% sur les prévisions de 390 milliards de CDF ; - la Direction Générale des Recettes Administratives, Domaniales, Judiciaires et de Participation (DGRAD) a collecté 187,3 milliards de CDF, soit 69% de ses prévisions arrêtées à 270,7 milliards de CDF. 10 Les recettes cumulées du 1er  janvier au 30 novembre 2022 ont affiché 17.424,5 milliards de CDF. Ce qui représente 127% de taux de réalisation par rapport aux prévisions linéaires attendues de 13.690,9 milliards de CDF et 118% de taux de réalisation par rapport aux prévisions annuelles de 14.790,9 milliards de CDF.

La situation cumulée par les régies financières indique un taux de réalisation, par rapport à leurs prévisions annuelles respectives, de 151% pour la Direction Générale des Impôts (DGI), 77% pour la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA) et 100% pour la Direction Générale des Recettes Administratives, Domaniales, Judiciaires et de Participation (DGRAD). En ce qui concerne les dépenses mensuelles de novembre 2022, elles ont été effectuées à hauteur de 1.898 milliards de CDF couvrant ainsi les dépenses régaliennes de l’Etat, les subventions dont les rétrocessions aux régies financières et le paiement aux entreprises pétrolières et logistiques. A cela s’ajoute la mise à la retraite de la première vague de 4.406 agents et fonctionnaires ainsi que les dépenses sécuritaires impérieuses. La trésorerie de l’Etat a présenté un solde déficitaire mensuel provisoire de 356 milliards de CDF à fin novembre 2022 contre 217,6 milliards de CDF en cumul annuel.

Il a été entièrement comblé par les marges de trésorerie antérieures et de bons du Trésor.

Abordant un autre chapitre, le Ministre des 

Finances a informé le Conseil des paiements d’un total de 133,8 millions USD qui ont été consentis en faveur des missions diplomatiques Congolaises. Ils ont concerné entre autres les salaires et les arriérés y relatifs, les contributions aux organisations internationales, régionales et sous-régionales, les acquisitions des équipements notamment les véhicules de fonction aux Ambassades et autres. Pour terminer, le Ministre des Finances, complété par le Ministre d’Etat, Ministre du Budget, a fait le point sur l’évolution des réformes relatives à l’Impôt sur les Sociétés et les Personnes Physiques et à l’instauration de la Facture Normalisée dans le cadre de la Taxe sur la Valeur Ajoutée (TVA). Après débats et délibérations, ce dossier a été adopté par le Conseil.

  1. EXAMEN ET ADOPTION QUATRE (04) TEXTES

V.1. Projets de Lois portant prorogation de l’état de siège et habilitation du Gouvernement La Ministre d’État, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a soumis à l’examen et à l’adoption des membres du Gouvernement deux Projets de Lois. Dans un premier temps, elle a présenté le Projet de Loi autorisant la prorogation de l’état de siège dans les provinces de l’Ituri et du Nord-Kivu pour une période de 15 jours prenant cours le 17 décembre 2022. Cette prorogation va permettre à nos Forces de défense et de sécurité, engagées sur le terrain des opérations militaires, de poursuivre l’envergure des actions en vue de restaurer la paix, la sécurité et l’autorité de l’Etat dans cette partie de la République Démocratique du Congo. Dans un deuxième temps, la Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a fait l’économie du Projet de Loi portant habilitation du Gouvernement. Ce texte aura l’avantage de permettre au Gouvernement de prendre, par Ordonnances-Lois, des mesures concernant les matières relevant du domaine de la Loi, pendant les vacances des deux Chambres du Parlement. Allusion faite notamment à l’autorisation de prendre des mesures sur l’état de siège et sur la Police Judiciaire des Parquets. La Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux a conclu son intervention en précisant qu’à l’exception des différentes Ordonnances-Lois qui seront prises dans le cadre de l’état de siège, toutes les autres Ordonnances-Lois devront faire l’objet d’une Loi de ratification. Après débats et délibérations, ces deux projets de Lois ont été adoptés.

V.2. Projet de Loi autorisant l’adhésion de notre pays au Traité de l’Organisation Internationale pour le Bambou et le Rotin (INBAR)

Le Ministre de l’Agriculture a présenté au Conseil le contenu du projet de Loi autorisant l’adhésion de la République Démocratique du Congo au Traité de l’Organisation Internationale pour le Bambou et le Rotin (INBAR).

Ce texte est le fruit de la résolution de la 69ème réunion du Conseil des Ministres sur la participation de la République Démocratique du Congo au Traité de l’INBAR, Pays solution au changement climatique, mieux placé pour évaluer la contribution du Bambou et du Rotin au développement économique national et à la protection de l'environnement. Conformément à l’article 214 de notre Constitution, l’adhésion officielle de la République Démocratique du Congo à l’INBAR, dont le statut est celui d'une Organisation Internationale, requiert préalablement une Loi de ratification afin de permettre de déposer l’Instrument de ratification.

Ceci est d’autant plus pertinent que le Gouvernement de la République, à travers le Ministère des Affaires Etrangères, avait, le 24 octobre 2022, confirmé la décision de l’adhésion de principe de la République Démocratique du Congo au Traité de l’INBAR. Après débats et délibérations, le Conseil a adopté ce projet de Loi.

V.3. Projet de Loi autorisant la ratification de la Convention de l’Union Africaine sur la Cyber sécurité et la protection des données à caractère personnel

Le Ministre du Numérique a soumis à l’examen du Conseil le Projet de Loi autorisant la ratification de la Convention de l’Union Africaine sur la Cyber sécurité et la protection des données à caractère personnel.

Faisant l’économie de ce Projet, il a indiqué qu’à l'ère de l'économie de la donnée, le caractère très stratégique de cette dernière n'est plus à démontrer. C'est ainsi que tous les pays avancés prennent ou ont pris des dispositions afin de maîtriser leurs cyberespaces et de les protéger contre toute forme d'attaques ou de nuisances. La République Démocratique du Congo qui a fait du numérique un levier de développement ne peut demeurer en marge des exigences qui accompagnent le développement d’un écosystème numérique.

Le Ministre du Numérique a rappelé que lors de la 73ème  réunion du Conseil des Ministres, le Gouvernement avait pris connaissance de la stratégie nationale de cyber sécurité pour permettre à notre pays de bâtir et disposer d'un écosystème cyber sécuritaire solide et résilient qui sera capable de faire face aux 13 cyber menaces multiformes et en croissance constante.

La cyber sécurité vient ainsi renforcer significativement la confiance pour tous les utilisateurs du cyberespace congolais. C’est dans cette optique que le Premier Ministre avait chargé le Ministre du Numérique de prendre toutes les dispositions qui s'imposent pour permettre la ratification par notre pays de la Convention de l'Union Africaine sur la Cyber sécurité et la protection de données à caractère personnel, dite « Convention de Malabo ».

Cette convention apporte des modifications sur la législation interne, lesquelles porteront sur la prise en compte du numérique dans les matières suivantes : le commerce, la preuve, la validité juridique de l'écrit, le contrat, la publicité, la protection de la vie privée, la cyber sécurité et la lutte contre la cybercriminalité, a argumenté le Ministre du Numérique. La Convention de Malabo pose des principes réglementaires dans le domaine de la cyber sécurité, et constitue une innovation majeure de la stratégie de lutte contre la cybercriminalité en Afrique. Elle retient une approche très large de la cyber sécurité impliquant la lutte contre la cybercriminalité, la protection des données à caractère personnel et l'encadrement des transactions électroniques. Après débats et délibérations, ce projet de Loi a été adopté.

Commencée à 11h41’, la réunion du Conseil des Ministres a pris fin à 15h24.

Patrick Muyaya Katembwe

Ministre de la Communication et Médias Porte-parole du Gouvernement

Le Sénat a débuté, le lundi 5 décembre, l'examen en seconde lecture du projet de budget 2023 venu de l'Assemblée nationale. Au cours de cette plénière tenue sous la direction du Président du Sénat, Modeste Bahati Lukwebo, les Sénateurs ont décidé de confier ce projet de loi de finances à la commission Economie et Financière (Ecofin) pour un examen approfondi. Une décision prise conformément aux prescrits des articles 125,126 et 127 du règlement intérieur du sénat.

Un examen approfondi

Pour doter la RDC d'un budget conséquent en cette période où le pays fait face à une agression rwandaise, chaque commission permanente de la Chambre haute du Parlement a été aussi invitée à envoyer un délégué aux travaux de la commission Ecofin, en vue d'enrichir le projet de loi de finances sous examen. La commission Ecofin se dit par ailleurs ouverte à tous les sénateurs désireux d'apporter des amendements à cet important projet de loi.

Pour cela, la commission Ecofin du sénat a obtenu de la plénière un délai de sept jours avant de revenir présenter son rapport le 12 décembre 2022 à la plénière.

Il faut noter que c'est depuis le 15 septembre dernier, lors de la rentrée parlementaire, que le Gouvernement Sama Lukonde avait déposé à l'Assemblée nationale le projet de budget 2023 évalué à 14,6 milliards de dollars. Après son examen à la Chambre basse du Parlement, ce projet a été porté à 15,8 milliards de dollars. 

Le Sénat qui examine en seconde lecture ledit projet de budget n'a que moins de 15 jours pour l'améliorer encore, afin de doter la RDC d'un budget 2023 à la hauteur de ses ambitions, avant la clôture de la session ordinaire en cours prévue le 15 décembre 2022.

Non à l’agression rwandaise

Du haut du perchoir, le président du Sénat, Modeste Bahati, a saisi cette occasion pour condamner avec la dernière énergie le massacre perpétré la semaine dernière à Kishishe, dans le territoire de Rutshuru, au Nord-Kivu, par les éléments du M23, bras armé du Rwanda qui sème la mort et la désolation à l'est de notre pays. Le bilan de ce massacre, selon le gouvernement, est passé à 272 morts parmi lesquels on compte aussi des enfants.

«Certes, les tueries sont légions à l’Est du pays depuis plusieurs années, perpétuées par des terroristes et des groupes armés. Ce qui s’est produit à Kishishe est un crime de plus qui ne doit pas rester impuni », a-t-il déclaré.

John Ngoyi

 

Le troisième ROUND des  pourparlers de Nairobi  s'est clôturé ce mardi 6 Décembre au Kenya.

Plus de deux cents (200) participants dont les représentants des groupes armés et de la société civile y ont pris part pour réfléchir autour des mécanismes susceptibles de ramener la paix définitive dans la partie Est de la République Démocratique du Congo écumée par  les forces négatives, plus  principalement,  le M23 soutenu par le Rwanda.

Au terme de ces travaux,un communiqué final a été lu par Serge Tshibangu, représentant du Chef de l'Etat,  Félix Antoine Tshisekedi.

C'est à tour de rôle que les représentants des groupes armés ont apposé leur signature sur ce communiqué final comprenant  leur engagement à  déposer les armes et fumer le calumet de la paix.

L'on note parmi leurs recommandations,la libération de leurs prisonniers et l'intégration de certains miliciens dans l'armée.  

Et, pour y parvenir,un comité  sera mis en place pour étudier minutieusement au cas par cas leurs désidératas.

La facilitation de l'EAC(communauté de l'Afrique de l'EST) menée par Uhuru Kenyatta a,  elle aussi,  proposé ses recommandations à l'endroit des groupes armés,   entre autres,  la cessation des hostilités  dans le but de favoriser un accès humanitaire et le relâchement  des enfants soldats;le désarmement  des groupes armés étrangers appelés à regagner leurs pays respectifs.

Plusieurs participants sont restés optimistes,  quant aux engagements repris dans la feuille de route,   tout en appelant à leur application sans faille.

Les participants devraient se retrouver en janvier 2023 à Goma, Bukavu et Bunia pour des travaux d'évaluation des résolutions issues   de ces pourparlers.

Que doit-on attendre de ce  troisième Round ?

L'insécurité dans la partie Est de la République Démocratique du Congo fait face à plusieurs ramifications.

Pour certains observateurs,la République Démocratique du Congo est au centre d'une cabale bien orchestrée par une communauté internationale biface et œuvrant   à double vitesse.

Son silence face à cette situation qui  endeuille plusieurs familles congolaises  en est un indice révélateur.

Alors que les  dénonciations  ont dépassé les frontières,la communauté internationale,   autrefois très indignée, intransigeante et  impulsive  face à la guerre ukraino-russe a décidé de donner sa langue au chat devant la cruauté qu’engendre des massacres et autres exactions à l’origine  des centaines des milliers des  morts congolais.

Et comme si ça ne suffisait pas,la récente adoption,   par l'UE,   d'une mesure d'assistance à l'armée rwandaise évaluée à hauteur de 20 millions d'euros,  constitue  la goutte qui vient déborder la  vase.

La plupart de  ces analystes qui suivent de près la situation sécuritaire dans la partie Est de la RDC, restent plutôt sceptiques à l'applicabilité des  résolutions de Nairobi, en  estimant que les bourreaux des congolais ont plusieurs tentacules à  couper d’abord,   avant d'espérer la restauration d’une paix durable.

D'autres,  par contre,  pensent que l'étau se resserre autour du  président rwandais Paul Kagame, sous-traité par les officines internationales pour déstabiliser la RDC.

 Ses coups bas ayant été révélés au grand jour,Kinshasa sait désormais comment s'y prendre pour en finir définitivement avec l'insécurité sur son territoire.

La communauté internationale devrait être considérée comme une  complice à la situation que traverse la RDC et en tirer toutes les conséquences.

Quid de la force régionale ?

Les différentes interventions des troupes étrangères dont les soldats kényans ont démontré leur limite.

Il est temps qu'au-delà des engagements de Nairobi,la RDC repense son armée en y intégrant ses filles et  fils patriotes pour venir à bout de ses ennemis.

Le passé devrait enseigner les décideurs du pays

Au moment où la nation est plus que déterminée à rétablir la paix, le brassage et toutes les  autres opérations conjointes avec les armées étrangères qui  n'ont jamais résolu définitivement les questions sécuritaires auxquels le pays fait face,  sont à éviter.

C'est bien cela,   d’ailleurs,   qui fait qu’à la longue,  l'armée soit à ces jours infiltrée par des mercenaires venus pour la cause des prédateurs.

Ceci devrait préoccuper au plus haut point ceux qui ont pour charge la gestion de la Res publica.

Quelles réponses réserver  aux requêtes des groupes armés?

Les requêtes des groupes armés sont à étudier avec délicatesse.

C'est devenu un éternel recommencement de voir que ces agresseurs de la RDC ont toujours proposé leur intégration dans l'armée. Et ce, après avoir causé d'énormes dégâts et ôté  la vie à plusieurs congolais.

La RDC se voit ainsi obligée d'infliger une défaite militaire à ces ennemis pour installer une paix durable dans tous les coins et recoins de son territoire.

L'idéal  demeure celui  d’avoir  une armée forte,non infiltrée, composée de ceux qui aspirent à la protection de son intégrité territoriale.

Junior-Gradel Ika

Maître Jeannot Lompempe était devant la presse, ce mercredi 7 décembre 2022, au Centre des handicapés de Kinshasa à Lingwala. Il était question, pour cet acteur politique d’annoncer officiellement l’ouverture d’une procédure judiciaire au sujet du détournement des fonds liés aux actifs miniers de la société COMINIERE, S.A, tel que dénoncé dans un rapport de l’inspection Générale des Finances, IGF le 30 novembre 2022. Dans son exposé, il interpelle les congolais en général, et la jeunesse en particulier, au sujet de la culture d’un contrôle citoyen sur la gestion de la chose publique ainsi que ses animateurs. Pour lui, les jeunes ne peuvent pas fermer les yeux lorsqu’il y a des soupçons de corruption en ce qui concerne notamment la gestion de la chose publique.

A cet effet, il exige un contrôle réel et judiciaire dans le dossier de COMINIERE, qui accable directement Adèle Kahinda, Ministre d’État, Ministre du portefeuille, selon le rapport de l’IGF et certaines ONG. «Que le peuple congolais trouve normal la démarche que j’entreprends au-delà des divergences politiques, c’est la RD Congo qui prime au premier plan. Lorsqu’un contrôle exigé passe au bénéfice de la République, il est tout à fait normal que l’opinion soit fixée », dit-il.

Dans sa lettre adressée au Procureur Général près la Cour de Cassation, se référant sur les missions dévolues du ministère public conformément à l’article 67 de la loi organique N°13/11-B du 11 Avril 2013, Jeannot Lompempe demande humblement l’ouverture d’une enquête judiciaire pour que Madame la ministre d’État, Ministre de portefeuille éclaire le peuple congolais à travers la justice quidemeure l’unique boussole dans un Etat de droit.

Il a profité de l’occasion pour dénoncer les attaques ciblées de certains collaborateurs de ce membre du Gouvernement qui passent dans les médias au lieu d’affronter la justice. Cet avocat dit être déterminé à aller jusqu’au bout de sa démarche.

La Pros.

 

«De tout cœur je vous dis merci. Je fais le serment ici devant Dieu et devant la nation, que la jeunesse sera toujours dans mon esprit. Je le dis et redis devant Dieu et la nation, la jeunesse sera toujours dans mon esprit.

Pour deux raisons essentiellement. La première raison, c’est que vous êtes la première richesse de la RDC, avant toutes les autres richesses naturelles que nous avons comme le diamant, l’or, le coltan, le cobalt, le cuivre, le zinc, le pétrole, le gaz, il y a d’abord cette ressource humaine qu’est la jeunesse de la RDC. Et, partout où je vais, je le dis toujours que notre richesse est humaine.

C’est pour ça que nous avons le devoir d’entretenir cette richesse, de préparer cette richesse aux défis à venir. Et, cette richesse, c’est vous chers jeunes.

Voilà pourquoi je dis: vous ne quitterez jamais mon esprit.

La seconde raison, c’est que vous êtes l’avenir de ce pays. Tout ce que nous devons faire aujourd’hui doit prendre en compte vos soucis, vos préoccupations. Parce que, c’est de cet encadrement par rapport à vos soucis et vos préoccupations que dépendra notre avenir. 

Demain,  si Dieu nous prête vie et que nous restons longtemps sur cette terre, c’est vous qui allez prendre notre relève», paroles du Président de la République, Chef de l’Etat, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.

IKN

 

*Fêtes de fin d'année : le Comité de Conjoncture économique présidé par le Premier Ministre Sama Lukonde annonce la disponibilisation bientôt des colis pour tous les agents et fonctionnaires de l'Etat.

Le Premier Ministre, Jean-Michel Sama Lukonde Kyenge a présidé, ce mercredi 07  décembre 2022, à la primature, la réunion hebdomadaire du Comité de Conjoncture économique à laquelle ont pris part quelques ministres sectoriels et la Gouverneure de la Banque Centrale du Congo. Les principaux paramètres macro-économiques du pays ont été largement examinés au cours de cette importante réunion qui renseigne que les taux de change et d'inflation ont demeuré stables. Les réserves de change sont, quant à elles, en constante augmentation.

Rendant compte de cette réunion à la presse, le Ministre d'État en charge du Plan a donné des assurances quant à la disponibilisation des colis pour les agents et fonctionnaires de l'État pour les fêtes de fin d'année.

"Nous avons examiné la question des colis de fin d'année pour les travailleurs. Le ministère du Budget nous a confirmé que le travail est en cours de finalisation", a laissé entendre Christian Mwando Nsimba.

Pour une meilleure passation de ces  fêtes  sur le plan des transports, le Comité de Conjoncture économique a aussi passé en revue la question liée au stock de carburant, qui, à en croire le Ministre d'État Mwando Nsimba, reste suffisant.

"Le manque à gagner a diminué et nous tendons progressivement vers la vérité de prix, cela est déjà effectif à l'Est et il reste la partie ouest", a-t-il renseigné.

Signalons, par ailleurs, que le Gouvernement s'attèle à régulariser la rétrocession aux provinces. Et, le Premier Ministre Jean-Michel Sama Lukonde a  informé le Comité de Conjoncture économique que le Ministre du Budget et le Ministre des Finances sont actuellement en atelier avec les ministres provinciaux des Finances et des Budgets au niveau de la ville de Lubumbashi pour examiner en profondeur cette  question de la rétrocession qui est régie par la constitution de la République.

Enfin, pour ce qui est de la mission de contrôle par rapport aux prix des biens de première nécessité sur le marché conformément aux instructions du Premier Ministre, le Comité de Conjoncture économique rassure que cette mission a déjà été faite et c'est ce qui a permis de stabiliser les prix aujourd'hui.

Toutefois, le comité a décidé, sur proposition du Premier Ministre, de renforcer ces mesures en suspendant le contrôle économique pendant la période des fêtes pour permettre à ce que les commerçants puissent appliquer le faible prix sans tracasseries.

Cellule de communication de la Primature

Goma, République démocratique du Congo/Dakar, Sénégal - 05 décembre 2022 - La crise humanitaire en République démocratique du Congo (RDC) s'aggrave de manière catastrophique, a averti un haut responsable de l'UNICEF.

La directrice régionale du Fonds des Nations Unies pour l’enfance pour l'Afrique de l'Ouest et du Centre, Marie-Pierre Poirier, a déclaré que les enfants congolais sont confrontés à un danger croissant dans l'est du pays, alors que les conflits armés, les épidémies de choléra et de rougeole se propagent. Cette situation pourrait rapidement devenir incontrôlable notamment dans les sites surpeuplés qui accueillent près de 200 000 personnes déplacées internes dans des conditions sanitaires déplorables.

« L'ampleur de la crise et les risques en matière de protection sont alarmants », a déclaré Mme Poirier lors d'une visite dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.

« 5,7 millions de personnes sont déplacées en RDC, dont l’écrasante majorité à l'est a fui les combats qui font rage et qui ont provoqué le déplacement d’au moins 1,5 million de personnes en 2022, dont plus de la moitié des enfants. »

« Les atteintes aux droits de l’enfant sont absolument choquantes. »

Mme Poirier a déclaré qu'il était impératif que le monde ne néglige pas les souffrances endurées par les centaines de milliers de personnes qui ont eu à se réfugier dans des sites informels surpeuplés et insalubres, établis sur les coulées de lave témoins des précédentes éruptions du Nyiragongo.

« La communauté internationale doit agir maintenant pour faire face à cette crise majeure de protection », a-t-elle déclaré.

Les enfants sont en effet les principales victimes. Pour certains séparés de leurs familles, risquant d’être recrutés par des groupes armés, ils sont également exposés à un niveau toujours croissant de violences basées sur le genre. Ces enfants ne peuvent plus attendre d'être protégés !

Mme Poirier a également averti que toute la ville de Goma était gravement menacée par une épidémie de choléra qui se propage déjà rapidement. La semaine dernière, près de 170 cas suspects ont été identifiés dans la province du Nord-Kivu, la plupart sont des enfants. Or, sans soins rapides, le choléra peut tuer en quelques heures.

Aujourd'hui, dans le cadre de l'appel mondial de l'UNICEF pour l'action humanitaire en faveur des enfants (HAC) pour 2023, la directrice régionale de l’UNICEF lance à Goma le HAC de République Démocratique du Congo. L'UNICEF a besoin de 862,4 millions de dollars US pour répondre aux besoins aigus de plus de 8 millions d'enfants congolais.

Dans le cadre de cet appel, l'UNICEF en RDC vise à apporter son aide à :

- 11 millions d'enfants de moins de 5 ans grâce à la vaccination contre la rougeole ;

- 3,4 millions de personnes en leur apportant un accès à l'eau potable ;

- 2 millions d'enfants et de soignants par son appui en matière de santé mentale et de soutien psychosocial ;

- 1,7 millions d'enfants en leur offrant un accès à l'éducation ;

- 1,1 millions de personnes en distribuant des biens de première nécessité ;

- 996 000 enfants en facilitant le traitement contre la malnutrition aigüe sévère.

Mme Poirier a déclaré qu'un financement opportun, flexible et pluriannuel était essentiel pour soulager les souffrances des enfants congolais. Elle a ajouté que l'UNICEF continuera à fournir une assistance intégrée et vitale tout en renforçant la résilience des communautés et la cohésion sociale à l'échelle du pays, afin d'ouvrir la voie à des initiatives à plus long terme visant à promouvoir la paix et le développement.

« Le bien-être des enfants sera toujours notre priorité absolue. Les enfants ne peuvent pas attendre. Nous devons agir maintenant ! »,  a finalement déclaré Mme Poirier.   

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