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A l’instar d’autres élus disséminés à travers les provinces du pays, les 41 députés qui composent l’Assemblée provinciale du Kongo Central vont devoir enfin élire, en leur qualité de grands électeurs, le Gouverneur qui va présider aux destinées du Kongo Central pendant les cinq années à venir.

Il s’agit là d’une grande responsabilité et d’un véritable défi pour ces mandatés qui doivent prouver à leurs électeurs le degré de leur probité morale et de leur maturité politique.
A Matadi, le siège des institutions provinciales, où va se dérouler cette élection attendue de tous, des compatriotes ne cessent d’interpeller directement nos honorables députés provinciaux tout en leur demandant de combattre toute pratique anti patriotique et immorale dans le cadre des choix politiques à opérer, en privilégiant l’intérêt général du Kongo Central dont chacun d’eux connait l’état des lieux misérable.
Pour le Cercle de Réflexion et d’Actions pour la Promotion Kongo, CERAPKO, en sigle, nos 41 députés provinciaux doivent s’inviter en toute discrétion à agir en âme et conscience pour départager la médiocrité et l’excellence, la maturité et l’immaturité, l’intérêt général et l’intérêt particulier. Ainsi, leurs choix doivent être en harmonie avec la volonté et les aspirations de leurs bases respectives sur l’avenir et les dirigeants de cette province.

Toutefois, CERAPKO se dit heureux qu’un choix basé sur la méritocratie, l’honorabilité et l’expérience ait donné à la première et à la plus grande institution de la province (l’Assemblée provinciale du Kongo Central), un Président en la personne de Matusila Pierre Anatole, digne fils Ne Kongo de Grands Cataractes, président de l’ABAKO et de fait, devant avoir mission de défenseur de la vision «kasavubiste», de l’intérêt général et de la bonne gouvernance ainsi que de l’unité du peuple Kongo. Ce en quoi il s’en félicite.
Et de poursuivre : « Nous ne cessons de souhaiter que de tels critères de choix continuent à vous guider pour sauvegarder le prestige de notre province qui est à la croisée des chemins : Province dont le personnel a atteint plus de 20 mois d’impaiement et dont les dettes et les dépenses inopportunes, à certifier, augmentent chaque jour sans la moindre contrepartie de vos électeurs à la base. Que vos oreilles se ferment devant des bruits séducteurs de promesses, devant des promesses réalisées pour des fins électoralistes, devant des discours tribalo-haineux dans le choix du Gouverneur…»
Une autre structure et pas de moindre appelée, Synergie pour la paix et la cohésion nationale (SYNELPA) via sa Coordination provinciale, interpelle elle aussi les députés provinciaux sur la paix et l’unité qui doivent inspirer l’orientation de leur choix dans le sens de rétablissement et du maintien de l’équilibre géopolitique entre les Grands Cataractes et le Grand Bas-Fleuve lors de l’élection du Gouverneur. Ce qui aurait l’avantage de juguler toute fracture sociale, toute exclusion et toute frustration de nature à s’ériger en obstacle à la cohésion pacifique et au développement de la province réputée unie.
A l’en croire, il ressort qu’à l’issue de l’élection du Bureau de la plus haute institution de la province, quatre sur cinq membres (Président, Rapporteur, Rapporteur adjoint et Questeur) sont issus de l’espace Grands Cataractes (soit 80%) contre un seul de l’espace Grand Bas-Fleuve (soit 20%).
Portrait
Du portrait d’un Gouverneur selon une opinion largement répandue au Kongo Central, le chef de l’exécutif provincial qui sera élu ce mercredi 10 avril 2019 doit avoir comme mission principale, celle de redonner à la province ses lettres de noblesses. Il ne doit pas être un Gouverneur déconnecté des réalités de la province dans toutes ses dimensions. Il doit avoir l’expérience de la gestion d’une territoriale de développement, la maîtrise des dossiers prioritaires de la province, des goulots d’étranglement qui handicapent son avancée normale. Il faut un gouverneur qui a une vision claire et précise sur l’avenir de la province.
Il doit savoir mettre au centre de sa feuille de route, avec l’argent généré par la province, les actions prioritaires telles que la réhabilitation des infrastructures routières, sociales, agricoles, la promotion des jeunes, des femmes…, bref, un Gouverneur qui luttera pour rendre à sa province sa place d’autrefois, un véritable grenier agricole.
Un Gouverneur dont les capacités managériales sont irréprochables et appréciées par les gouvernés ; un Gouverneur à l’abri de toutes formes de corruption, revêtu des valeurs de la bonne gouvernance et toujours disposé à servir ses concitoyens ; celui qui aura un sens d’écoute attentive de ses concitoyens. Un Gouverneur doté d’une grande humilité à l’image de ce grand modèle président Joseph Kasa-Vubu ; un Gouverneur unificateur, non conflictuel, non tribal, non haineux, non xénophobe et non celui qui recourrait à la tactique du « diviser pour mieux régner ».

Le Kongo Central a besoin d’un Gouverneur qui privilégiera le dialogue, la concertation dans la recherche des solutions ; un Gouverneur qui aura la capacité de rassembler, de susciter l’adhésion de tous les fils et filles de la province.
La CENI a aligné six tickets dont Mbatshi Mbatshia (PPRD), Badu wa Badu Pamphile (Indépendant), Atou Matubuana Nkuluki (Indépendant), Guy Matondo (Indépendant), Jean-Claude Vuemba (AMK) et Eric Ntoya (UDPS)… La campagne électorale a débuté depuis samedi 6 avril pour se clôturer ce lundi 8 avril 2019. Qui l’emportera ? Qui vivra verra.

Charles Nguvulu

 

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