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Il règne un climat malsain au sein de l'administration du secrétariat général du ministère de l'enseignement supérieur et universitaire. Une grève sèche a été décrétée par des cadres, agents et fonctionnaires de l'Etat des services centraux de l'ESU. Au fond, le Banc Syndical exige avant toute négociation la mise à l'écart de M. Kamina Kabangu, Directeur Chef des services généraux faisant l’intérim par défi au poste de Secrétaire général de l’ESU.

Et, le retour à la légalité par le replacement de Mme Wivine Yenga, SG reconnue par le Ministère de la Fonction publique réhabilitée sur avis du Conseil de Discipline. Ainsi, cette grève compromet, entre autres, l'organisation du contrôle de scolarité des finalistes de l'année en cours et par conséquent l'entérinement et l'homologation de leurs Diplômes.

En effet, le Banc Syndical n'a jamais été convaincu des explications du Secrétaire général ad intérim sur les différentes attentes des cadres, agents et fonctionnaires de l'ESU. Voilà pourquoi, une assemblée générale a été organisée par le Banc Syndical, le 17 septembre 2020, pour faire la restitution de toutes les démarches entreprises afin d'éteindre le remous social qui s'est installé depuis un certain temps au sein de toute l'administration centrale de l'ESU. Ces assises ont été réclamées par les cadres, agents et fonctionnaires de l'Etat de l'administration de l'ESU et après plusieurs tentatives de rencontres sans succès, le Ministre Luhaka, pour échanger sur le comportement qu'il qualifie de discourtois du Secrétaire général intérimaire à l'ESU.
Il sied de souligner que là où le Ministre Thomas Luhaka n'a pu trouver solution sur ce climat malsain, le Banc Syndical ne cesse de saluer les efforts de la Ministre de la Fonction publique, Mme Yollande Ebongo qui tient à recréer le climat de paix et de convivialité en faisant respecter les textes légaux et retour à la légalité avec la réhabilitation de Mme Wivine Yenga comme secrétaire générale de l'ESU.

Le nœud du problème
Sans tournure, le Banc Syndical a, dans son procès-verbal de l'assemblée générale de restitution aux cadres, Agents et fonctionnaires de l'Etat des services centraux du secrétariat général de l'ESU adressé au Ministre Luhaka, énuméré les différents points qui fâchent l'administration de l'ESU. Notamment, la mécanisation de 53 Agents en service depuis 2011; la paie des cadres et Agents (sous paiement : correction des Grades); la problématique de l'alignement à la paie des agents nouvellement engagés; l'octroi et réajustement de la prime (la révision du tableau barémique); les conditions de travail (transport, locaux, outils de travail...); la prétendue mise en place faite par le secrétaire général intérimaire sans consultation préalable du Banc Syndical et, enfin, le paiement de service minimum pendant l’état d’urgence suite à la pandémie de la Covid-19.

Très serein, le Banc Syndical exige la déchéance, avant toute négociation, du secrétaire général intérimaire qui est à la base de tous les désordres orchestrés au sein de l'administration de l'ESU. Et, ce préalable sera solennellement annoncé lors de la rencontre historique prévue ce mardi 13 octobre 2020 entre la Ministre de la Fonction publique et les agents des services centraux de l'ESU.
Retour à la légalité et au respect du verdict du Conseil de discipline

Il sied de souligner que le retour à la légalité et au respect du verdict du Conseil de discipline font parties des préalables exigés par le Banc Syndical. Ce dernier appelle le Chef de l'Etat et le Premier Ministre de bien vouloir trouver la solution à cette crise permanente au secrétariat général de l'ESU. "Du temps de Mme Wivine Yenga, nous n'avons jamais vu une telle mégestion actuellement constatée. Son savoir-faire et son esprit managérial sont vivement réclamés", a laissé entendre un syndicaliste.

Jules Ntambwe

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