L’Association de professeurs de l’Université de Kinshasa (APUKIN) a tenu, le vendredi 14 février dernier à la Colline inspirée, une Assemblée générale au cours de laquelle elle exige quelques réformes au sein de l’Unikin et la transparence sur la question relative à la retenue de l’impôt professionnel sur la rémunération.

Ces professeurs membres de l’Apukin ont demandé la lumière sur le prélèvement de 15%. Par ailleurs, le Professeur Mathieu Bokolo et son équipe ont reçu mandat de poursuivre les négociations avec le gouvernement de la République sur les revendications contenues dans leur cahier des charges.

Cette Assemblée générale est la première de l’année 2020 après les incidents malheureux survenus à l’Université de Kinshasa le lundi 5 janvier dernier. Sur la question l’IPR retenu conformément à l’exécution de la loi de finances de l’année 2020, les professeurs de l’Université de Kinshasa se disent non satisfaits de la procédure de prélèvement de l’IPR sur les primes, et par conséquent, demandent la transparence dans son calcul. Selon les experts de l’APUKIN, cette loi de finances de l’année budgétaire 2020, fixe en son article 17, le barème de l’IPR applicable par tranche. Alors que son barème de calcul repris à l’article 84 de l’ordonnance-loi n°69/009 du 10 février 1969 telle que modifiée à ce jour, est annuel et non mensuel.

A cause de cette doléance comme tant d’autres contenues dans leur cahier des charges mis sur la table de discussion avec le gouvernement, l’APUKIN a annoncé à l’attention de la presse qu’elle cesse de participer au Conseil des partenaires (COPA) jusqu’à ce que le gouvernement assume totalement ses responsabilités.

Avec cette prise de position unilatérale, les observateurs craignent que cette situation ne débouche sur un éventuel mouvement de grève qui va encore bousculer le calendrier académique déjà mis-en mal par les événements malheureux qui avaient causé mort d’homme, poussant ainsi le gouvernement de la République à décider un arrêt brusque des activités académiques. Toutefois, une autre Assemblée générale extraordinaire d’évaluation est prévue avant la reprise des enseignements le 24 février prochain.

Cyprien Indi