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En mars 2020, la pandémie COVID-19 a contraint la République démocratique du Congo et le monde entier à une fermeture totale des écoles durant plus de 5 mois. Face à cette situation, le gouvernement de la RDC, à travers le ministère de l’Enseignement Primaire Secondaire et Technique (EPST), a œuvré sans relâche pour assurer la continuité des apprentissages de tous les élèves du pays.

Depuis un an déjà, lors de l’annonce effective de la présence de la pandémie à Covid-19, les établissements scolaires, tout comme ceux académiques ont subit des arrêts dans le déroulement normal des enseignements. Frapper par la Covid-19, les écoles, universités ont été obligées de fermer leurs portes à cause de l’Etat d’urgence sanitaire décrété en mars 2020 par le Président de la République, Félix Tshisekedi pour éviter la propagation du coronavirus.

Au regard de cette situation, à la levée de l’état d’urgence, l’année scolaire ainsi que académique 2019-2020 a été marquée pour certains établissements par une interruption dans la dispensation des cours pour vaquer immédiatement aux examens. Pour d’autres, l’obligation d’accorder la réussite à tous, dans l’espoir de mieux se lancer dans la nouvelle année. Bien que le calendrier ait été réaménagé par l’Etat congolais, mais en vrai il a été constaté que chaque établissement a son propre calendrier.

Dans un baladeur réalisé par le Journal La Prospérité, la population vivant dans la capitale congolaise s’est exprimée. Joël Kembongo, étudiant à l’Université Pédagogique Nationale, évoque le fait que l’épidémie à Covid-19 a tordu  l’éducation congolaise notamment, l’éducation supérieure à l’UPN. « Par exemple cette année, le déroulement des cours pour le compte de l’année académique 2020-2021 vient de débuter et la dispensation des matières se fait de manière tellement accélérée au point où les étudiants se trouvent dans l’incapacité d’acquérir convenablement les leçons. Un cours  qui devrait avoir trente heures, se donne en cinq heures et cela enfreint  de manière psychologique. Mine de rien, nous sommes dans l’obligation malgré le coup fatal du Corona, de poursuivre nos études malgré le temps court qui nous est donné. Nous sommes donc dans l’obligation de nous adapter à ces conditions d’études, question de ne pas perdre une année toute entière », a-t-il chuté.

Pour Monsieur Kabasele, enseignant de profession, le repos était tellement long que psychologiquement, les élèves sont démoralisés. « Il faut fournir beaucoup d’efforts pour pousser les élèves à travailler et ceux là pensant aux vacances de seulement une semaine en fin d’année, se découragent », a-t-il dit en ajoutant aussi que de manière technique, plusieurs élèves sont passés des classes sans avoir les niveaux suffisants. Combler ces lacunes demande beaucoup d’efforts et de temps provenant de l’enseignant. Cet enseignant estime donc que la récupération de ce trou aura lieu dans deux ans et pas pour l’instant car, de manière psychologique. «C’est dans plus ou moins deux ans que le processus de l’enseignement pourra revenir à la normale. Le tare est déjà là on ne peut que subir», conclut-il. 

Une dame dans l’anonymat évoque la dégradation du système éducatif national ayant pour source la fermeture de temps à autre les écoles et universités sur l’ensemble du territoire congolais. «Cela prédit un mauvais signe dans la formation des élèves et étudiants depuis l’apparition de cette maladie. Plusieurs fois, le calendrier a été modifié et réaménagé, les conséquences sont nombreuses. D’ailleurs, jusqu’à ce jour, il y a des établissements qui n’arrivent pas à se rattraper et d’autres ne sont qu’au premier  semestre. Que sera donc l’avenir de nos filles et fils qui ont étudié de manière superficielle à cause des fermetures liées à l’état d’urgence imposé par la Covid-19 », s’est-elle exclamée.

Laurette Odia

 Il n’a eu besoin que de quelques jours après la prise de ses fonctions à la tête du Ministère de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST), pour apaiser la soif des enseignants des écoles en charge de l’Etat congolais.