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Une fois de plus, les habitants de la capitale du Haut-Katanga ont passé le week-end la peur au ventre. Ils étaient, samedi dernier, terrorisés par une intrusion massive des insurgés qui, finalement, après un lourd affrontement avec l’armée nationale ainsi que la police, se sont repliés. Du moins, pour l’instant.

Question : les élections présidentielle et législatives se tiendront-elles en 2023 ? Il n’est pas trop tôt pour évoquer le sujet, au regard de la situation politique morose qui ne favorise aucune démarche constructive allant dans le sens de consolider, ou bâtir un Etat aux allures démocratiques.

Au-delà de toutes les réunions, les acteurs principaux de la coalition au pouvoir semblent avoir des regards mitigés sur la suite du processus devant conduire les congolais aux urnes à l’horizon 2023.

Que se sont-ils dits de nouveau pour désamorcer la crise politique qui se profile à l’horizon ? La énième rencontre Tshisekedi-Kabila va-t-elle calmer les esprits insurgés de leurs ouailles ? Les polémiques politiques, fussent-elles superfétatoires, doublées de la diarrhée verbale manifestée par certains protagonistes politiques, membres de la coalition FCC-CACH, conduisent inopportunément la nation congolaise vers l’incertitude et frise ni plus, ni moins l’hécatombe.

Ce n'est pas parce que le mini-sommet des 5 Chefs d'État prévu le 20 septembre 2020 été renvoyé sine die que Goma cesse d'accueillir sa conférence. Tôt ou tard, cette ville symbole de l'ensemble de l'insécurité qui prévaut à l'Est depuis des décennies l'accueillera. Après tout, en 2008, elle avait déjà abrité la Conférence sur la Sécurité la Paix et le Développement au Nord-Kivu et au Sud-Kivu.

Ils ont du mal à regarder dans la même direction. Ils sont à couteaux tirés. Ils s’entredéchirent et se rentrent dedans. Jusque-là, le projet de gouvernance commune qui fonde la coalition relève d’une vaste opération de charme.

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