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Nous le savons tous, l’année 2023 marquera la tenue des échéances électorales à tous les niveaux, et le peuple congolais devra à nouveau être consulté, soit pour la mise en place de ses nouveaux dirigeants, soit pour le renouvellement de sa confiance envers ceux qui l’ont gouverné depuis 2019. Mais, aux élections, l’on ne se rend pas comme au petit marché du quartier, où l’on peut improviser les achats. Les élections nécessitent des sessions parlementaires, la commande de la logistique, le déploiement de la logistique commandée, la révision du fichier électoral...D’où, le terme «processus électoral». Cela étant, ce processus est un préalable incontournable qui, lorsqu’il est respecté et appliqué comme il faut, conduit à des élections, mais surtout à de bonnes élections. N’oublions pas que telle une course olympique, les élections sont une compétition à laquelle chaque compétiteur doit consentir aux règles, mais surtout, pour laquelle chaque compétiteur doit accorder sa confiance à la  structure organisatrice, en rapport avec le strict respect et l’application rigide des règles auxquelles tous ont donné leur consentement. Agitations : un groupe assez important de compétiteurs (acteurs politiques), manifestent de la méfiance envers l’institution organisatrice, la CENI, la soupçonnant de planter le décor pour favoriser le groupe adverse notamment, le Chef de l’Etat et son groupe. D’ailleurs, cette théorie du ‘’complot’’ visant à faire des élections une formalité, tire ses conclusions à travers les nominations du Président de la République à la direction de la Cour Constitutionnelle, dernier organe  délibérant en matière d’élections, dont la sentence est irrévocable. Par ailleurs, il a fallu de longues et pénibles tractations pour la désignation du Président de la CENI, néanmoins soldées par un échec cuisant, au vue des remous que cela a suscités. Le bureau de la CENI installé au rythme d’une perfusion de la Quinine, doit-on encore prendre notre mal en patience puisque le processus n’est pas prêt de commencer.

Au vu de tous ces paramètres, quelques illuminés évoquent déjà un dialogue, un consensus pour un glissement en douceur. Dans l’entre-temps, notre Président en béton, son Gouvernement des guerriers, et sa majorité sacro-sainte, clament haut et fort qu’ils tiennent au strict respect du délai constitutionnel. Il y a dans l’air comme une odeur du déjà vu… 1990 : le multipartisme qui deux ans plus tard conduira à la Conférence Nationale Souveraine, alors que Mobutu ‘’restera l’aigle au-dessus de la mêlée’’. 2016 : le Dialogue Inter congolais à l’OUA, puis à la CENCO, alors Kabila «reste en fonction jusqu’à l’installation du nouveau président élu». Sans vouloir tirer de conclusions trop hâtivement, tenons-nous prêts car « la bataille sera longue et populaire». Tout présage un tour de passe-passe.

La Pros.

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