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L’on dit qu’un pays est le ‘’bordel’’ au simple quand des bandits de grand chemin se le partagent, comme ce fut le cas au Liberia au début des années 2000. En République démocratique du Congo, le pays du survivant  Kabila Joseph, la semaine qui vient de s’achever, était tellement chaotique qu’elle a laissé beaucoup des compatriotes perplexes à cause notamment, du rififi çà et là. En seulement trois jours, 4 policiers ont, honteusement, ridiculisé un Gouverneur encore en fonction, à en croire l’arrêt du Conseil d’Etat. D’autres policiers ont torturé et tué un jeune de 32 ans à cause de 600 USD. Un autre policier a ouvert le feu contre un Ministre en fonction et sa délégation à Mbudi. Quel bordel ! Eh bien, Seth Kikuni, candidat malheureux à l’élection présidentielle de décembre 2018, est allé jusqu’au point de laisser entendre que le pays a un problème de pilotage au sommet et d’Etat. Une pique contre le Président Félix Tshisekedi qui lui a fallu les remontrances des combattants.  Qu’à cela ne tienne, la vie des congolais se meurt à petit feu.

Ce qui se passe, c’est inacceptable et intolérable. En tout cas, le Ministère des Droits humains et celui de l’intérieur devront se justifier non seulement devant les élus nationaux, mais aussi les médias qui veulent voir clair dans cette affaire.  D’après les témoignages recoupés, Olivier Mpunga, la trentaine révolue, serait décédé après avoir été torturé dans les locaux de la Police d'Inspection Provinciale de Kinshasa (IPKIN). Plus jamais ça ! La journée du jeudi 16 Décembre dernier, Olivier est sollicité par un de ses amis pour le conduire à l'aéroport à bord d'un véhicule prêté par son beau-frère (celui de l'ami). Une fois le service accompli, Olivier devait restituer le véhicule à qui de droit (le beau-frère). Malheureusement, chose qui n'a pas été faite. La même journée, Olivier s'est permis d'aller remettre, sans autorisation, le véhicule en gage pour obtenir la somme de 3500$ auprès d'un tiers. Le propriétaire entre temps est allé porter plainte auprès de l'IPKIN afin de rechercher Olivier, apprend-t-on. Les services de la police ont mis la main sur ce dernier.

Acheminé dans les locaux de la Police, Olivier a payé les frais de son acte aux prix de plusieurs tortures, l’on pouvait apercevoir l’homme malmené à travers les vidéos à l'appui. Pendant l'interrogatoire, il a avoué son forfait et a accepté de les conduire auprès de la personne qui détenait la voiture en gage, chose faite, le véhicule a été récupéré, mais la police ne s'est pas résignée à le torturer sous les yeux du beau-frère qui, d'ailleurs, serait l'auteur de ces vidéos filmées et balancées dans les médias.

Puisque la vie humaine est sacrée, la torture, les traitements inhumains et dégradants sont inacceptables et strictement interdits par la Constitution.  Dans un Etat de droit, même les policiers doivent respecter la loi. Sinon, cet ‘‘Etat’’ de droit risque d’être un slogan, au regard de la libération rocambolesque du célèbre prisonnier de cent jours.

La Pros.

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