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Les jours se suivent et se succèdent mais ne se ressemblent pas. A Kinshasa, comme à travers l’ensemble du pays et partout ailleurs, actuellement, la cadence a inexorablement changé, surtout dans les milieux de jeunes. Pour cause, la chanson ‘’Nini tosali te’’ du groupe musical dénommé MPR, sortie le week-end dernier. Dans ce morceau, un extrait présente la RDC comme une pièce de théâtre qui tourne autour d’un seul épisode. Comme pour dire, les erreurs du passé se reproduisent malgré la succession des régimes et des présidents. Vrai ou faux ? Ces jeunes, d’où avaient-ils été inspirés ? C’est la question maitresse qu’il faut se poser car, à peine quelques jours après leur interpellation à travers ce titre, l’épisode où nul ne pouvait dénoncer le mal, lors du régime précédent, réapparait : la pauvre chanson qui a dérangé certains milieux, au point d’être interdite de toute diffusion sur l’ensemble du pays. Heureusement que s’en est suivie l’annulation de la liberticide décision par Rose Mutombo, la warrior en Charge de la justice. Triste réalité ! Pourtant, les jeunes musiciens ont relaté, en peu de temps, une bonne partie de la vie des congolais, sans porter atteinte à l’honneur d’un quelconque politicien. Un autre tube, Lettre à ya Tshitshi, a subi le même sort. Une fois de plus, le Gouvernement est allé à contre courant de la Commission de censure, mieux du numéro un de cette structure qui a agi seul, sans consulter son équipe. Cette situation porte à croire que la démocratie est loin de devenir congolaise. L’on devra attendre encore.

D’ailleurs, le Gouvernement joue au Simon Pierre et rejette en bloc la responsabilité à la Commission Nationale de Censure. Cette dernière balbutie et ne sait que dire. Le numéro 1 de cette structure rattachée au Ministère de la Justice dit n’avoir jamais auditionné l’œuvre du MPR, mais suspend quand-même pour non-respect de la procédure. Que dire de tous les tubes sortis récemment qui font l’apologie des insanités, avec des paroles obscènes ? C’est paradoxal. Le Président Félix Tshisekedi mérite un accompagnement à même de l’aider à réussir son mandat et non à se créer des murailles aux conséquences dangereuses. A moins qu’il soit, lui-même, le sponsor ombré de ces différentes décisions. Instaurer un véritable Etat de droit en République Démocratique du Congo, c’est aussi supporter l’expression des autres, détracteurs soient-ils. La démocratie veut absolument respirer. Alors, un peu de modération et de tolérance.

La Pros.

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