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Tout va à vau-l’eau. Ici, là-bas, depuis la nuit des temps, rien ne change, et la descente aux enfers semble aujourd’hui inévitable. Voilà la vérité indubitable. Le jeu et les enjeux politiques congolais ne se limitent plus qu’aux protagonistes politiques qui prennent en otage les petits peuples. Bien au-contraire, la montée de l’intolérance, la restriction de liberté d’expression et les autres ‘’velléités’’ ont largement pris la place dans cette société où certaines libertés, pourtant  fondamentales, garanties par la Constitution, sont amenuisées. Hier encore, une décision ‘’inique’’ aura ni plus, ni moins, relancé une polémique qui rappelle les péripéties de l’époque de l’aigle de Kawele, Feu Mobutu, sous le Zaïre immémoriaux. 

Le ‘’changement narratif’’ tant vanté, ‘’le peuple d’abord’’ tant prêché tel un péripatéticien, aura été que de la poudre aux yeux ? Mardi, 9 novembre 2021, la Commission nationale de censure a interdit aux télévisions, radios… la diffusion des six chansons dont “Nini Tosali Te”, du groupe MPR et “Lettre à Ya Tshitshi” de l’artiste Bob Elvis, des artistes engagés qui joue, pourtant, leur partition en démocratie. Zéro insulte, zéro attaque personnelle, zéro image obscène, ces chansons qui interpellent la classe politique, avaient suscité des réactions tant positives que négatives. Malencontreusement, elles n’ont pas eu la bénédiction de la commission de censure. Où est la liberté d’expression ? La question à mille réponses. Qu’à cela ne tienne, la contradiction demeure le moteur du développement, comme le soutiennent les dialecticiens, dans les rues insaisissables du Congo de Lumumba. Mais, dans la logique, d’aucuns n’acceptent les deux sons de cloche. Les contradictions intérieur et extérieur se multiplient sur le pays. Tout compte fait, les africains, congolais y compris, donnent-ils raison, par leur agir au quotidien, à un dirigeant occidental qui avait ironiquement affirmé que ‘‘la démocratie est un luxe pour les africains’’ ? A voir la résurgence des coups d’Etat sur le continent, la modification des constitutions pour s’éterniser au pouvoir, l’organisation des parodies d’élections, la restriction de certaines libertés fondamentales, personne ne dirait le contraire si on répondait par l’affirmatif à cette interrogation.

Les collaborateurs de Fatshi doivent aider leur Chef, au lieu de l’enfoncer davantage avec des décisions impopulaires qui frisent la restriction de liberté d’expression et de pensée. Au cas contraire, tout ira à vau-l’eau.

La Pros.

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