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Agitation, trouble et confusion, la classe politique est fortement agitée depuis l’entérinement par l’Assemblée nationale, de la nouvelle équipe dirigeante de la Commission électorale nationale indépendante (CENI). Kadima, encensé par les uns, et contesté par les autres, a finalement prêté serment devant les juges de la Cour Constitutionnelle. Et par ricochet, nombreux pensent que cet acte ouvre une nouvelle page de l’histoire électorale de la RDC. Comme l’on pouvait imaginer, la désignation de l’ensemble des membres de la CENI n’a jamais autant suscité des réactions. Les ambassadeurs, que dire, des partenaires internationaux de la RDC à travers une déclaration conjointe, n’ont pu cacher leur regret, du fait que les parties prenantes ne sont pas parvenues au consensus, qui constitue un élément important pour renforcer la confiance à l’égard du processus électoral à venir.

Sans langue de bois, ces ambassadeurs en appellent dès lors les autorités compétentes à rechercher l’adhésion de tous les acteurs concernés, notamment les partis politiques et la société civile, au processus électoral et à renforcer leur confiance en celui-ci. Décidemment, la quête du consensus est à ce jour, une mission extrêmement difficile pour la majorité parlementaire Union sacrée de la Nation. Que doit-on attendre de la seconde étape qui consistera à la révision de la loi électorale, qui doit renforcer les mécanismes de contrôle et de transparence, le lancement effectif du processus d’identification et d’enrôlement des électeurs, ainsi que l’établissement d’un budget idoine et d’un calendrier électoral respectant les échéances constitutionnelles ? De plus en plus, les voix s’élèvent pour appeler au consensus avant que le processus soit complètement biaisé.

Pendant ce temps-là, les forces Sociales et Politiques de la Nation de par leur déclaration rendue public hier, haussent le ton et projettent d’organiser une marche populaire samedi 6 novembre sur toute l’étendue du territoire national.  Lamuka, dans son aile dure incarnée par Fayulu et Muzito, ajouter en cela le FCC de Joseph Kabila, ne comptent pas baisser les bras. De son côté, Moïse Katumbi et Ensemble pour la République, pourtant contractantes du pacte de l’Union Sacrée de la Nation, parlent le même langage et il se pourrait qu’ils quittent très prochainement la barque USN.

Olivier Kamitatu, la bouche autorisée de Chairman du TP Mazembe a annoncé l’arrivée de son leader cette semaine à Kinshasa, Capitale de la RDC, afin d’engager des consultations avec les instances dirigeantes du Parti. Et qu’à la fin de cette série d’échanges, il fera connaître la position de sa famille politique au regard de l’évolution de la situation politique et sociale du pays. Va-t-on vers la fin d’une idylle ? L’avenir le dira.

La Pros.             

 

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