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Etymologiquement, la ‘’pierre d’achoppement’’ est, au sens propre, une pierre sur laquelle on achoppe, c’est-à-dire sur laquelle on trébuche, un obstacle qui fait faire un faux pas. En gros, cette expression s’emploie au sens figuré pour désigner une difficulté. Impasse ou difficulté, sans langue de bois, il y a lieu de s’interroger sur la manière dont les formations politiques ont-elles réagi face à l’entérinement de Denis Kadima par l’Assemblée nationale comme nouveau Président de la CENI. Ce n’est qu’une question de temps pour le Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, de procéder par l’investiture de cette nouvelle équipe. Quelle sera la réaction du FCC, Lamuka, G13 et même Ensemble de Moïse Katumbi qui a vu la grande partie de l’USN saluer le travail de la commission mixte paritaire présidée par Mbata ? Mystère. La ligne rouge franchie, il est impérativement question de s’assumer.

Hier tout comme aujourd’hui, elles résument au mieux les peines que subissent les congolaises et congolais depuis plus de six décennies ayant suivi l’indépendance. Au-delà de l’insécurité qui s’éternise dans la partie Est du pays nonobstant l’état de siège, la situation politique actuelle du pays laisse toujours à désirer. L’entérinement de Denis Kadima à la CENI par l’Assemblée serait vu comme une pierre d’achoppement pour les forces politiques et sociales du pays. Que faire ? Hier devant la presse, Martin Fayulu a lancé solennellement un appel à toutes les forces politiques et sociales du pays, réellement acquises au changement, la constitution d'un grand bloc patriotique contre la dictature "fatshiste" qui se met en place dans la négation et le mépris total de la souveraineté du peuple congolais. A l’en croire, ce bloc aura pour mission principale de mener des actions sur terrain afin de faire échec à ce macabre projet de fraude électorale.

Après les événements du 4 janvier 1959, la marche des chrétiens du 16 février 1992, la marche du 02 juin 2004, les manifestations de la semaine du 19 au 25 janvier 2015 ainsi que le "préavis- du 19 septembre 2016, Pour Fayulu, il n'y a pas d'autre alternative aujourd'hui :‘’Nous devons nous tenir debout pour sauver notre pays ainsi que l'ordre démocratique fixé dans la Constitution. Nous n'avons pas le droit de nous résigner, ni d'accepter une quelconque autocratie dans notre pays. Le peuple congolais doit se prendre en charge’’. Comme qui dirait, l’entérinement de Denis Kadima pour les uns c’est une décision salutaire, alors que pour d’autres, c’est une véritable pierre d’achoppement. 

La Pros.

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