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Deux mois de blocage pour la désignation du président de la CENI au sein de  la plateforme des confessions religieuses. Deux mois de spectacle. Deux mois d’invectives entre les chefs religieux et, enfin, deux mois d’une très longue attente avant que Denis Kadima, candidat de l’Eglise Kimbanguiste pour remplacer Corneille Nangaa, soit finalement entériné par la majorité parlementaire au cours d’une séance plénière électrique. L'opposition politique incarnée par Lamuka et le FCC fidèle à Joseph Kabila a tout tenté. Rien n’a pu marcher. Que dire de la CENCO et l'ECC qui ont tout fait pour obtenir le consensus en voulant même saisir le Chef de l’Etat Félix Tshisekedi ? En définitive, elles n’ont reçu qu’une fin de non-recevoir. Adoubé par les uns et honni par les autres, ‘’au regard de son pedigree, Denis Kadima a plus à perdre que tout autre candidat s’il organise des élections bâclées’’, a analysé Me Adèle Kalambayi, une réflexion sans passion qui devra susciter en cet oiseau rare le sens élevé de l’impartialité et du professionnalisme lorsque le moment tant attendu arrivera.

Tenez ! Puisque les 12 des 15 membres que compose la CENI ont été entérinés depuis samedi par la plénière de l'assemblée nationale, il ne reste plus que l'investiture de l'équipe par ordonnance présidentielle. A moins d'un grand miracle, Félix Tshisekedi ne va sûrement pas réserver à Denis Kadima le même sort qu'à Ronsard Malonda. Cette fois-ci, c'est bien un candidat adoubé par l'Union sacrée qui lui est soumis pour investiture. Tout laisse à croire qu’une page est sur le point d’être tournée autour de cette affaire, qui tient le haut de l'actualité depuis près de quatre mois. Toujours est-il que les prochains mois risquent d'être très mouvementés en événements politiques en République Démocratique du Congo. Lamuka, le FCC, le CLC, probablement la CENCO et l’ECC vont multiplier les efforts pour que l’équipe Kadima ne soit pas investie. Ce qui sera, certainement, une perte de temps pour ceux qui savent lire pertinemment les enjeux politiques.

D’où, il est temps de passer à autre chose. 2023, c'est pour bientôt. Il faudra engager les opérations électorales et surtout trouver au minimum 800 millions à 1 milliard de dollars, voire plus pour financer les élections. Il faille encore résoudre la problématique sur l’identification des populations avant les joutes électorales. L’on est loin de sortir de l’auberge. Dieu seul sait. Tout devrait se faire sans passion. 

La Pros.

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