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«Inachevé», c’est le moins que l’on puisse dire à l’étape actuelle. Quand on pense aux interventions des élus du peuple lors du premier passage du Ministre Kibassa au palais du peuple, quand on pense à toutes ces interrogations tranchantes ayant choqué ce membre du gouvernement des ‘’warriors’’ au sujet de RAM, l’on ne pouvait pas imaginer que cette question orale avec débat de l’honorable Claude Misare allait se clôturer de la sorte, sans aucune égratignure, sans une décision majeure, encore moins une deadline à ne pas dépasser pour suspendre pure et simple cette taxe dont la légalité est fortement remise en question. Non sans raison, l’initiateur de la question orale avec débat,  membre de l’Union sacrée comme Augustin Kibassa, n’ayant pas été convaincu des réponses de celui-ci, n’a malheureusement pas lancé une motion de défiance.

A la place, une série de recommandations a été faite à l’égard de l’Assemblée nationale.  Celle-ci est appelée à constituer sans délai une commission d'enquête parlementaire avec comme missions: vérifier la traçabilité des fonds déjà perçus; établir les responsabilités des auteurs publics et privés impliqués dans cette escroquerie étatique et les déférer devant les instances judiciaires compétentes. Pour le ministre, l’annulation de l’arrêté ministériel du 10 juin 2020 portant mise en place d'un système CEIR en République Démocratique du Congo sans lequel le décret ayant illégalement créé la taxe RAM ne serait exécutée. En plus, techniquement, l'ARPTC n'est pas prête pour gérer le Registre des Appareils Mobiles, elle n'a pas la maitrise du nombre réel d'utilisateurs des appareils mobiles ; elle est incapable de géolocaliser un appareil mobile volé;  la restitution des crédits prélevés illégalement sans le consentement du peuple congolais; et enfin, la suppression pure et simple de ‘‘votre fameuse taxe RAM’’.

Techniquement, est-ce possible de rembourser les crédits ? Car, une partie de l’argent générée  par la taxe RAM d’après le ministre, a accompagné la gratuité de l’enseignement de base, une autre a payé les matériels et fournisseurs Wi-Fi, et que dire de la grande partie d’argents ? Elle aura ainsi pris une destination inconnue en silence. Dommage.

Sauvé hier, Kibassa devra au plus vite réagir, ramener la question au niveau du  conseil des ministres. Sur ce, tout laisse à croire que de bonnes nouvelles proviendront du Conseil des ministres de ce vendredi, tout en espérant que ce léger goût d’inachevé va disparaître.

La Pros.

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