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C’est un aveu d’échec qu’a, malheureusement, admis le Secrétaire Général de la Conférence Episcopale Nationale du Congo, CENCO, M. l’Abbé Donatien N’shole après la dernière rencontre, la rencontre de tous les espoirs, de la plateforme confession religieuse. Il justifie cet échec par les manœuvres politiciennes. Au cours de la dernière réunion, a-t-il indiqué, le groupe de six confessions religieuses n’est venu que pour faire avaliser son fameux Procès-verbal teinté d’irrégularités. A l’en croire, le candidat de six, entendez M. Kadima, est un candidat des politiciens, même s’il a sagement évité de dire que c’est le ‘‘candidat du Pouvoir en place’’. 

Côté Dodo Kamba et sa suite, l’on soutient qu’au cours de cette réunion, le Président et le Vice-président de la plateforme des Confessions religieuses ont brillé par leurs absences.

Qui dit vrai, finalement ? Qui croire ?

Devant ce comportement tranchant de part et d’autre, qui ne favorise pas le consensus, chaque groupe a campé sur sa position. Dodo Kamba et sa suite ont transmis leur procès-verbal et demande à l’Assemblée nationale de le prendre en compte, pour la bonne raison qu’ils sont majoritaires, soit six contre deux.

Catholiques et protestants, de leur côté, transmettent aussi un rapport final qui souligne qu’il n’y a eu ni vote, ni compromis.

A quoi auront servi tous les appels à l’unité de Jean-Pierre Bemba, Acacia Bandubola, le diplomate américain Hammer, pour ne citer que ceux-là ?

A rien. Il revient, maintenant, à l’Assemblée nationale de ‘‘trancher’’. Difficile de savoir, à l’avance, quelle sera la réaction d’une certaine opinion si jamais l’Assemblée nationale penchait vers le groupe de six.

Ce qu’il faut éviter, c’est le glissement qui, s’il est relativement long, comme c’était le cas en 2018, surtout avec l’hypothèse de recensement de la population, qu’on en arrive au dialogue politique, un nième dialogue, à la base du non avancement du Congo-Kinshasa.

Ce qui est vrai, la RDC a encore du chemin à parcourir. Surtout avec sa classe politique, composé à 99,99% de ceux qui ne pensent qu’à leurs intérêts, ou l’intérêt de leurs groupes. La vraie bataille ici, c’est le contrôle des élections. Qui a alors intérêt ? C’est la ‘‘classe politique’’, encore et toujours elle qui a plongé le pays dans le gouffre. C’est encore elle qui alimente l’insécurité à l’Est de la République.

La Pros.      

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