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Sur un ton ferme, du haut de la tribune de la 76ème session de l’Assemblée générale des Nations Unies, Félix Tshisekedi a prévenu  que si la communauté des nations minimise le danger que représente la propagation du djihadisme en Afrique, si elle n’adopte pas une stratégie globale et efficace pour éradiquer ce fléau, les plaies ouvertes dans la zone sahélienne, en Afrique centrale et australe, continueront à se métastaser jusqu’à faire jonction pour devenir une menace réelle pour la paix et la sécurité internationales. Du nationaliste au panafricaniste, le Président de la RDC  et Président en exercice de l’Union Africaine aura, dans son speech, rien laissé. Une mise en garde sévère ô combien opportune à l’heure où cette catastrophe sanitaire et sécuritaire préoccupe au plus haut point les dirigeants du monde. Le mal est encore loin d’être éradiqué, devant les dirigeants du monde, Tshisekedi, a mis en garde des multinationales qui continuent à exploiter illégalement les minerais de son pays. Décidément, depuis le reportage du journaliste camerounais de la RFI Alain Foka, cette pilule a eu du mal pour passer. Ce grand oral, se veut un plaidoyer, mieux, exprime-t-il, le ras-le-bol des filles et fils du continent africain qui veulent voir un changement pour le progrès. Ceci passe par la prise de conscience des africains. «Aux problèmes africains, des solutions africaines», dit-on.

Du haut de la tribune, Tshisekedi a fait état du climat politique en Afrique émaillé des crises. Faisant allusion au Mali, au Tchad et à la Guinée, le Président au pouvoir en RDC depuis deux ans a déclaré que « le processus de démocratisation reste irréversible en Afrique. Les soubresauts du moment ne sont que des avatars d’un processus démocratique laborieux, certes, mais qui se construit avec le temps et pierre par pierre ». Il a ajouté que « les peuples africains ne toléreront plus des régimes militaires et autocratiques», encore une mise en garde à peine voilée.

Evoquant la situation sécuritaire, il a rapporté que «des groupes terroristes affiliés à Daech gagnent davantage de terrain chaque jour qui passe» en Afrique, qui « refuse de servir de base arrière au terrorisme international».

Le Président congolais a réclamé plus des Nations Unies « au-delà des déclarations de compassion et d’intentons peu suivies des faits sur le terrain ». Voilà, tout a été dit, qu’attendons-nous encore ? Espérons que l’Afrique finira par se prendre en charge en dépit de cette mise en garde exprimée par le père de la Nation congolaise.

La Pros.

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