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En 2023, l’Udps ira-t-il aux joutes électorales  en ordre dispersé ?  Cette question vaut tout son pesant d’or, au regard de dissensions qui se multiplient et des difficultés qui s’amoncellent au fil des jours, des heures, des secondes ou, à la limite, des années.  Déjà, l’affaire Jacquemin Shabani n’est jamais close, tout comme celle de Victor  Kankwenda, non plus.  Bien d’autres problèmes, y compris ceux  de la succession et des intérims en cascade aussi bien à la Présidence qu’au Secrétariat Général  sont restés, depuis l’arrivée de Félix au strapontin du pouvoir au Palais de la Nation, des véritables cache-poussières dont il suffirait de bouger un peu, pour soulever des montagnes. 

Mais, comment avec un tel parti, une machine aussi divisée contre elle-même, Félix Antoine Tshisekedi  entend-il rempiler au-delà de son mandat actuel ? Nombreux ceux qui sont pensent qu’il est temps d’y réfléchir, dès maintenant,  pour éviter toute surprise.

Car, autrement, comment expliquer qu’au moment où les violons semblaient s’accorder autour de cette perspective-là, celle de la préservation des arcanes du pouvoir,  que de nouvelles avalanches d’anicroches surgissent encore jusqu’au point de chercher à renverser les deux principaux ténors, les colonnes vertébrales ou, alors, les piliers du parti présidentiel.

Cette fois-ci encore,  voici qu’une nouvelle fronde est venue  empoisonner le climat qui, pourtant, était  déjà délétère en raison, peut-être, de la gestion épicière  des ambitions et de la redistribution des cartes mal assurées.  

Hier, en effet, les pionniers de l’Udps sont montés au créneau pour exiger le départ de Kabund et Kabuya de leurs fonctions actuelles au sein du parti. Ils avancent plusieurs raisons dont celles portant notamment, sur la crise de leadership, le cumul des fonctions et, surtout, les avantages que ces derniers  tireraient, seuls, de la gouvernance Tshisekedi.

En plus, ils alignent d’autres arguments pour justifier cette nouvelle escalade de la violence somme toute verbale, pour afficher, sans nul doute, avec la dernière énergie, leur détermination à revoir les choses.

Mais, qui sont-ils, ces pionniers qui, manifestement, osent secouer le cocotier ? D’où, viennent-ils et de qui détiennent-ils le pouvoir de vouloir et de faire au sein du Parti présidentiel ? Voilà autant de questions perchées sur les   lèvres de tous, au vu  de cette sortie médiatique au goût aigre signée par ces pionniers.  

Même s’il n’est pas facile de reconstituer toute  l’histoire, de manière holistique, de l’Udps,  mais les archives à ausculter  existent. Ils se disent, eux,  des vrais compagnons d’Etienne Tshisekedi wa Mulumba, décédé le 1er février 2017 vers 17 heures à Bruxelles, conservé pendant longtemps au funénerium ‘’Poussière des Etoiles’’,  alors qu’il était à quelques encablures d’un poste important et qu’il était encore possible, pour lui, de prendre les rênes du Conseil National de suivi de l’Accord de la Saint Sylvestre, tel que conclu au Centre Interdiocésain à la Gombe, sous la barbe des Evêques.  

Donc, c’est au nom de leur collègue Etienne Tshisekedi qu’ils décrient la dérive et le péril en la demeure. Félix Tshisekedi va-t-il les entendre de la même oreille? Que ferait-il ? Par où commencerait-il ? Qui prendre, qui laisser ? Rien n’est moins sûr. Car, cette fronde, si surprenante  soit-elle,  révèle,  néanmoins, un malaise interne.  C’est une  équation qui démontre que  la machine ‘’Udps’’ est, décidément, tétanisée par la  gangrène de la surenchère et des excès de table.  Elle est sur une pente raide…

LPM

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