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A l’aile dure de Lamuka, les dés sont déjà jetés pour la tenue de la marche du 15 septembre 2021, en dépit de la mesure d’interdiction décrétée par l’Hôtel de Ville et de l’ouverture de la session ordinaire au Parlement.  Deux textes, deux lectures diamétralement opposées.  Et, dans le cas d’espèce, Lamuka parle d’un régime d’information et qu’à son entendement, il ne s’agissait nullement d’une quelconque autorisation à quémander. Et, de l’autre côté, dans les milieux officiels qui, pourtant, disposent de la charge publique d’assurer la sécurité et de maintenir l’ordre public, la fin de non recevoir réservée à la requête de Lamuka n’appelle aucun débat, ni discussion. Ce jour-là, rappelle un des responsables de la police, le calme devra régner sur l’ensemble de la capitale. Donc, à  tout dire, le décor d’un bras de fer est planté. Car, aux dernières nouvelles, les militants et autres sympathisants de l’EciDé, de Nouvel Elan, de la Dysoc ainsi que de toutes les structures apparentées, ne sont pas prêts à se laisser berner, ni à se plier devant un ordre qu’ils qualifient d’illégal. Ils disent, en effet, qu’ils seront au rendez-vous, quelles que soient les intimidations. Ils précisent qu’ils y seront pour réclamer le dialogue et  le consensus autour des réformes essentielles à apporter aussi bien aux institutions qu’aux lois portant sur l’organisation des élections dans les délais constitutionnels. Ils brandissent, en plus, le tout récent calendrier, tel que publié dernièrement par les deux principaux animateurs de Lamuka, à savoir, Adolphe Muzito Mfumunsi et Martin Fayulu Madidi qui, lors d’une conférence de presse, proposaient la tenue de la présidentielle au 22 octobre 2023. Parallèlement, le même jour, Constant Mutamba, un autre acteur politique à la tête de la NOGEC, avait, quant  à lui,  appelé également à une autre  marche pacifique dont les objectifs étaient, à quelques exceptions près, similaires à ceux de Lamuka.  Et comme si cela ne suffisait pas, Clément Kanku Bukasa wa Tshibuabua, le leader du Mouvement pour la Renouveau, dans une démarche somme toute politique, voulait, lui aussi, marcher pour revendiquer l’installation du nouveau Bureau de la CENI et dénoncer des manœuvres dilatoires de la classe politique tendant, selon lui, à exiger une chose et son contraire alors qu’elle contribue, en même temps,  à retarder la mise du processus électoral en RD. Congo sur les rails.  Hier, alors qu’on en était à la dernière coulée d’encre, tard  dans la soirée, voici que ce dernier   en a décidé autrement, en annulant sa  marche-là. Et, pourtant, des raisons évoquées étaient bien justifiées, au regard du retard qu’accuse jusqu’aujourd’hui le début des opérations pré-électorales et, même, la finalisation du dossier de nouveaux animateurs de la CENI dont les noms restent encore dans les dépendances de l’Assemblée nationale à l’issue des  tractations  aux équilibres, à la fois, difficiles et fragiles entre les Chefs religieux. Là où Kanku a décoché, Mutamba et les deux autres de Lamuka (Muzito et Fayulu)  maintiennent leur mot d’ordre envers leurs affidés. De quoi craindre des étincelles en l’air, si jamais les uns et les autres, sans  moufles, décidaient de laver l’affront dans la rue.  

LPM

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