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La série continue. Encore la déchéance d’un Gouverneur de province. Le jeune frère de l’ancien Président de la République, Zoé Kabila, vient d’être immolé, tel un agneau, sur l’autel de l’Assemblée Provinciale du Tanganyika. Les Députés provinciaux sont-ils en train d’ouvrir la porte à l’ingouvernabilité des provinces ?


Récemment, Félix Tshisekedi avait exprimé son ras-le-bol face à ce comportement observé dans bon nombre des Assemblées provinciales. Pour un «Oui» ou un «Non» tel est débarqué, avait fait remarquer le Président de la République aux élus du peuple de l’Union Sacrée de la Nation. Pourquoi a-t-on sacrifié le fils de Mzee ? Beaucoup pensent justement que le péché de Zoé Kabila c’est d’avoir dit «Non» à cette idée ou vision du Chef de l’Etat. Pourtant, ce dernier a engagé le Tanganyika sur la voie de la modernisation.

Le frère de Joseph Kabila est défénestré alors qu’il était rappelé en consultation à Kinshasa. Il aurait été préférable que l’agneau immolé soit attendu avant la sentence. Claudel André Lubaya, Député national de l’Union Sacrée, désapprouve cette démarche des élus provinciaux et est d’avis que Zoé Kabila ait le droit de sa défense. «Sommes-nous en train d’assister à la loi du plus ?», s’est interrogé Lubaya dans un Tweet.
Peut-on alors donner raison à Steve Mbikayi, kabiliste devenu tshisekediste, qui a initié une pétition pour la suppression des institutions inutilement budgétivores que seraient le Sénat de même que les Assemblées Provinciales ? La liste des autorités provinciales déchues ne cessent de s’allonger. Après Jean Bamanisa en Ituri, Jean Maweja au Kasaï Oriental, Walle Lufungula à la Tshopo, Dieudonné Pieme dans le Kasaï, Néron Mbungu (Vice-gouverneur) à Kinshasa et tant d’autres avant, c’est le tour de Zoé Kabila d’être chassé tel un malfrat.
Etait-ce vraiment ça la priorité en ce moment crucial où les «Warriors» sont au front ? En ce moment important de l’histoire où le Chef de l’Etat appelle les Congolaises et Congolais à unir leurs forces pour accompagner l’état de siège proclamé dans les provinces de Nord-Kivu et de l’Ituri en vue de l’éradication de l’insécurité dans cette partie du territoire national.

Trop c’est trop. C’est désormais une impérieuse nécessité que la page des Assemblées provinciales soit vite tournée au travers d’une révision constitutionnelle au Parlement. Le Chef de l’Etat lui-même avait invité les élus du peuple de l’Union Sacrée d’étudier des mécanismes pour stopper cette dérive (motions et pétitions à répétition) qui ne fait que ternir l’image du pays.

La Pros.

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