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«Notre survie politique dépend de l’investiture de ce Gouvernement.» Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, avait lâché ce bout de phrase au cours d’un entretien à bâtons rompus avec un groupe de Députés nationaux de l’Union Sacrée de la Nation le week-end dernier.


Il a aussi clairement dit à ses hôtes qu’il n’a pas de temps à perdre au regard des défis majeurs qui attendent ce Gouvernement des «Warriors» et, surtout, que les élections auront bel et bien lieu en 2023. C’est inscrit dans son agenda. Même si le recensement de la population s’impose en vue de connaitre qui est Congolais et qui ne l’est pas, le respect du délai constitutionnel dans l’organisation des joutes électorales sera strictement d’application.
Le fils biologique et politique d’Etienne Tshisekedi, d’heureuse mémoire, est conscient qu’il sera seul comptable devant le souverain primaire, le peuple congolais, à l’horizon 2023. Aussi, s’y prépare-t-il sérieusement pendant que d’autres bataillent pour des postes de responsabilité. Augustin Kabuya, le Secrétaire Général de l’UDPS, est en train de redynamiser le parti présidentiel dans l’arrière-pays. Il vient d’installer plusieurs comités fédéraux dans la province du Kongo Central.
En fin stratège, Félix Tshisekedi a embarqué Moïse Katumbi, Jean-Pierre Bemba, Modeste Bahati et les transfuges du FCC dans une forme de Transition qui ne dit pas son nom. Ces différentes personnalités ont des représentants au sein du Gouvernement des «Warriors». Est-ce pour une réussite individuelle ou un échec collectif ?
En ayant investi le Gouvernement à une majorité écrasante, soit 410 voix pour sur 412, les élus du peuple ont prouvé leur loyauté à l’initiateur de l’Union Sacrée de la Nation. Ce dernier a promis de les soutenir financièrement, via le Gouvernement Sama Lukonde, lors des prochaines vacances parlementaires. N’est-ce pas une manière de donner le go de la campagne électorale pour l’échéance 2023 ?
A travers son Agenda 2023 rendu public récemment, la CENCO (les évêques catholiques) tient à l’œil le régime actuel. L’ex-Directeur de la presse présidentielle en a fait les frais. De son côté, l’UDPS veut démontrer qu’il est un parti démocratique animé par le leitmotiv «Le peuple d’abord». Aussi, cette formation politique historique a-t-elle une longueur d’avance sur certaines autres qui, au lieu de se préparer aux joutes électorales, se complaisent dans le partage du gâteau dans le Gouvernement, les entreprises du Portefeuille, la diplomatie et la territoriale. Plus réaliste ou opportuniste, Steve Mbikayi, kabiliste devenu tshisekediste, avait peut-être compris avant les autres en mettant sur pied le fameux Front Patriotique 2023.

La Pros.

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