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Ils n’ont pas connu la concurrence médiatique comme c’est le cas aujourd’hui. A leur époque, l’unique chaine de télévision ‘’OZRT’’ faisait déjà leur popularité. Qui ne se rappelle plus de ce groupe théâtrale ayant fait la pluie et le beau temps dans le paysage culturel congolais ? Qui a oublié Ebale Mondial, Inga, Monoko, Mambrikoko, Doudou Ngafura, Elombe Sukari ? Qui ? Ces héros bien que certains se trouvent aujourd’hui dans le repos éternel, néanmoins, ils ont été une source d’inspiration pour beaucoup de générations.

La troupe théâtrale mythique dénommée «Groupe Salongo», 45 ans après, n’a fait que le travail de divertir le peuple. Actuellement, des acteurs politiques congolais, y compris ceux qui ont reçu le mandat du petit peuple, commencent peu à peu à s’inspirer de certaines pièces théâtrales d’antan, allant jusqu’au point de vouloir bloquer toute une République, au cas où leurs revendications dûment égoïstes, ne seraient pas prises en compte. Eh bien, les aventures des Députés nationaux regroupés au sein ‘’des élus révolutionnaires’’ en sont là l’illustration éloquente. Une aventure digne d’un Théâtre de chez nous !
L’on en a assez de vivre ainsi. L’avènement du Gouvernement Sama Lukonde devrait, à priori, être un nouveau départ, une nouvelle façon de gouverner au profit du peuple congolais. Le chantage des uns à l’endroit du Président de la République, Félix Tshisekedi, lui offre trois scénarii dont ses effets collatéraux risqueraient d’être funestes pour les autres. L’on ne voudrait pas en arriver là. Au lieu et en place de bloquer l’investiture du Gouvernement Sama, le chemin du dialogue avec les mécontents, se présente aussi comme l’une des solutions palliatives avant la date butoir du samedi 24 avril 2021, pour l’investiture probable du Gouvernement de l’Union sacrée. ‘’Ces élus révolutionnaires’’ ne doivent pas oublier qu’ils détiennent le mandat du peuple congolais et qu’à ce titre, ils peuvent servir la Nation autrement, à travers le contrôle parlementaire en vue de réajuster ou mieux encadrer les actions de l’exécutif.
En cas d’échec du dialogue, le Chef de l’Etat peut ouvrir la boîte de pandore brandissant la dissolution du parlement. Mais, là, serait une perte du temps, aussi un désavantage pour lui après avoir acquis durement la majorité. L’organisation des élections législatives 60 jours après la dissolution, avec des contraintes budgétaires et logistiques, ce serait une très mauvaise décision. Que dire de la mise en congé des Députés nationaux ? Tout compte fait, les parlementaires ne doivent pas détruire leurs œuvres après avoir orchestré la chute de Mabunda et renverser l’ancienne majorité. Ils ont la capacité de transformer les revendications à des propositions concrètes à la nouvelle équipe gouvernementale. Ce faisant, le peuple saura qu’ils ont eu raison d’élire ces élus pour le bien social des millions des congolais. Au cas contraire, tout ne sera que similaire à un Théâtre de Chez nous.

La Pros.

 

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