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Tout le monde attend la publication du Gouvernement. Les enseignants, les profs. d’Universités, les fonctionnaires de l’Etat, et même les ‘’Chailleurs’’, comptent énormément sur la sortie du premier Gouvernement d’après la rupture de la Coalition FCC-CACH, la plateforme politique chère à Joseph Kabila ayant été présentée comme la source de blocage, de malheurs de Congolais.

Seulement, le temps que ça prend fini par désillusionner nombreux qui croyaient aux miracles. Comme si, par un coup de baguette magique, l’homme congolais, mieux le politique congolais, allait changer parce qu’ayant quitté le navire FCC, pour embarquer dans le paquebot USN. D’autres encore pensaient qu’avec l’effondrement inattendu et expéditif de l’architecture FCC, la formation du Gouvernement USN n’était qu’une question de jours. Tous ont déchanté, tout simplement. La crise née de la gestion chaotique de la République ces deux dernières décennies est à la base de l’existence d’un véritable mal de vivre en République Démocratique du Congo, avec une impossibilité de se réaliser pour tous les corps des métiers. Tous les secteurs sont paralysés. Des provinces entières ont migré. Le Grand Kasaï, l’ex. Oriental avec la faillite de la miba, et l’ex. Occidental avec le phénomène Kamuina Nsapu, s’est vidé. Allons tous à Kin. Jadis havre de paix, l’ex. Katanga démembré est devenu la tanière des malfrats et autres braqueurs à main armée. Que de l’insécurité à Lubumbahsi. Que dire de l’Ituri, du Nord et Sud-Kivu ? Le pays est ouvertement pris en otage par les ‘‘hommes politiques’’, plutôt des chômeurs transformés en politiciens qui ont envahi les assemblées provinciales, les gouvernements provinciaux, l’Assemblée nationale et le Sénat, ravagés les entreprises du portefeuille de l’Etat et qui bouffent, à eux seuls, 60% du modique budget national. On aura beau dénoncé, mais apparemment ventre affamé des politiciens congolais n’a plus d’oreille. Ils ont perdu tous les sens de la mesure ; de l’équilibre entre, d’une part, leurs intérêts mesquins, égoïstes, familiaux et, d’autre part, la survie collective. Il faut un juste équilibre et même un juste déséquilibre qui privilégie prioritairement les intérêts du vivre ensemble. L’inverse peut engendrer des conséquences fâcheuses pour tout le monde. Particulièrement les politiques. Les ‘’Mobutistes en savent quelque chose’’.
Détrompez-vous Messieurs. Organiser trois cycles électoraux teintés de tricherie ne garantit en rien la démocratie, l’irreversibilité. Un pays dépendant, disait un philosophe marxiste, est toujours en crise. Tout peut arriver. Sinon qui aurait cru que la Côte d’Ivoire, et le Sénégal, ‘‘modèles’’ de démocratie pouvaient basculer si facilement dans la violence. Qui aurait cru que la ‘‘grosse machine FCC pouvait tomber comme un château de cartes ? Juste équilibre s’il vous plait !

La Pros.

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