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En 2023, l’impasse électorale se profile déjà à l’horizon. Point n’est besoin d’être philosophe, mathématicien ou magicien, pour se rendre à l’évidence que le décor d’une nouvelle procrastination ou d’un gros glissement est dorénavant planté. Point n’est besoin, non plus, d’inventer un nouveau théorème de Pythagore, ni de se triturer les méninges pour bidouiller des schémas sorciers autour du principe d’Archimède avant de réaliser qu’à ce stade, le processus en vue de la tenue des prochaines élections est vicié, biaisé et, même, bloqué.


A la place, les acteurs politiques et les confessions religieuses s’arc-boutent. Les uns en appellent à des réformes électorales et institutionnelles préalables.
Tandis que les autres, craignant l’enlisement, sont passés aux actes en lançant un appel à candidatures.
Et, pourtant, à ces deux blocs, il faudrait y ajouter la voix du gouvernement Sama Lukonde encore en gestation sur des questions relatives à la mobilisation des ressources ainsi qu’aux dotations conséquentes en termes des matériels, à la fois, techniques, financiers et humains pour la faisabilité de ces élections-là. En plus, la CENI, elle-même, avec des animateurs – un bureau Nangaa – hors délai, n’est peut même pas en mesure de sortir de ses entrailles le moindre calendrier, ni encore moins l’ébauche d’un chronogramme des opérations pré-électorales, électorales et post-électorales.
Donc, dans une sorte d’osmose à la limite de la déraison, les acteurs clés du processus se livrent, plutôt, à un spectacle désolant. Ils ramènent, curieusement, la bisbille liée notamment, à leurs ambitions politiques ainsi qu’aux luttes de positionnement sur un terrain, pourtant, réputé sensible.
Les élections, loin d’être un jeu de galéjade, conditionnent l’alternance démocratique qui, elle, tient la paix et la stabilité institutionnelle en étau. Si bien qu’en l’absence d’un consensus, si elles ne pas organisées dans les délais constitutionnels, le climat délétère d’aujourd’hui marqué essentiellement par la rupture de la coalition FCC-CACH, la naissance de l’Union sacrée, les multiples de Lamuka aux réformes, les interventions des confessions religieuses dans la désignation des membres de la CENI et, surtout, l’absence, depuis le 23 octobre 2020, d’un gouvernement responsable peut dégénérer en conflits ainsi qu’aux autres affrontements aux mièvreries insupportables.
Déjà, à Fizi, Mwenga et dans les autres contrées situées dans les Hauts Plateaux de Minembwe, les pêcheurs en eaux troubles ont ouvert les alvéoles du barillet des règlements des comptes. Après le phénomène ‘’Bureau d’âge à l’Assemblée nationale et au Sénat, la gangrène se poursuit à Lubumbashi, au Lualaba. Tout ceci n’augure pas de lendemains rassurants. Incertitudes sur incertitudes. Rien, en tout cas, ne présage l’avènement du vent du renouveau tant proclamé et promis.

LPM

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