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A tout changement, des idées et positions complexes et parfois alambiquées. Oui. Face à la rupture de l’ancienne union gouvernementale FCC-CACH deux années après leur nuit des noces ainsi que la naissance inattendue et opportune de la nouvelle majorité acquise au Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, il appartient à ce dernier donc de fixer les nouvelles règles.

En d’autres termes, ce qu’il attend de l’Union sacrée et de nommer urgemment un formateur du prochain gouvernement qui pourra, sans nul doute, faire l’unanimité au nom de la cohésion nationale et de toutes les forces vives du pays. D’ores et déjà, non seulement la question sur la désignation d’un Premier ministre engendre beaucoup de débats et supputations dans l’agora politique, il sied de rappeler que l’urgence s’impose, d’autant plus que la patrie est bloquée, ne sachant pas avancer convenablement par manque d’un exécutif national devant permettre d’engager le pays dans la durée.
Oui, le gouvernement démissionnaire de ‘’pépé’’ Sylvestre Ilunga Ilunkamba doit, à priori, céder la place au plus vite au prochain pour repartir sur les bases nouvelles. Depuis la fin des travaux de celui qui avait reçu la mission d’information, les supputations sont manifestes. Les noms ont été cités pour le prochain locataire à la primature : Modeste Bahati ; Marie Josée Ifoku ; Willy Kitobo Samsoni ; Sama Lukonde et tout récemment le richissime Moïse Katumbi. A vrai dire, tenant mordicus à son pouvoir discrétionnaire lui reconnu par la Constitution, Tshisekedi Félix ne devrait pas perdre du temps pour nommer comme ce fut le cas au lendemain de son élection présidentielle du 30 décembre 2018. Aujourd’hui, plus que jamais, il a sa propre majorité composée des anciens opposants et des transfuges du FCC de Joseph Kabila. Il n’a donc plus les mains liées. Il va de soi pour lui de passer à l’acte en vue de matérialiser le ‘’Kisalu me banda’’ tant prôné lors dans de sa communication devant les 80 millions des congolais au mois de décembre 2020.
Après tout, en tant que Président de l’Union Africaine, le Président congolais doit prendre certaines précautions à l’interne, au niveau national. Cela bien évidemment passe par la mise en place d’un gouvernement qui œuvre dans sa vision. Un Gouvernement capable de l’accompagner. L’objectif primordial est de sauver le présent mandat à travers des grandes réformes. Echouer au niveau national, ce serait un échec lamentable et prévisible au niveau international de l’Union Africaine.
Pour le moment, c’est des supputations qu’on qualifient de ‘‘Fiko Fiko’’ en lingala, une des langues nationales du Congo-Kinshasa.

La Pros.

 

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