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L’heure est grave ! Mais l’on commence d’ores et déjà à s’y habituer. Et, dans le champ politique, la bataille est rude, très rude entre les sociétaires du FCC et ceux de l’Union sacrée. Oui, tous vont dans tous les sens, malheur aux plus faibles ! Les têtes vont tomber. D’un côté, tout est fait pour extirper Ilunga Ilunkamba de la primature.

De l’autre côté, tout est fait pour déchoir le Bureau d’âge de la Chambre basse du parlement. A quel prix ? La loi du plus fort est-elle toujours la meilleure ? Cette confrontation politique n’augure nullement un climat de stabilité au Congo-Kinshasa dont le tissu économique est, au passage, délabré depuis plusieurs décennies. Tous les présidents qui se sont succédés n’ont pas, malheureusement, réussi à redresser ce pays qualifié de scandale géologique. Avaient-ils la volonté ? Mystère. Le pays stagne, dégringole, sous les regards impuissants de sa population. Aux grands maux, les grands remèdes.
Au pays de coltan, les populations ne sont pas contentes. Sur le terrain politique, hier, plusieurs députés ont confirmé que la signature d’une motion de censure est en cours contre le Premier ministre Sylvestre Ilunga Ilunkamba et son gouvernement. Essentiellement, il s’agit des élus membres de l’Union sacrée qui auraient apposé leurs signatures sur la motion qui devrait être déposée incessamment, d’après certaines indiscrétions. Après la déchéance du Bureau Mabunda, les députés adhérents à l'Union sacrée avaient annoncé que leur prochaine cible serait le Premier ministre qui ne semble plus être en odeur de sainteté avec le Président de la République. Son départ ouvrira la porte à la mise en place d’un gouvernement qui sera issu d’une nouvelle majorité parlementaire. En tout cas, les sociétaires en sont convaincus.
Comme si cela ne suffisait pas, au chapitre de l’éducation, la situation effleure la catastrophe. Au cours d'une conférence de presse tenue à Kinshasa hier, mercredi 13 janvier 2021, le secrétaire général de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (CENCO) a fait un état des lieux de la mise en œuvre de la gratuité de l'enseignement de base dans les écoles primaires de la République démocratique du Congo. ‘’La gratuité souffre d'un déficit de leadership au sein du secteur éducatif, caractérisé par des actions de court terme, l'absence de vision, de planification et de budgétisation dans la durée’’, a fait savoir la CENCO. Le prochain gouvernement aura du pain sur la planche. Le temps des promesses est révolu. Cap sur la mutation.

La Pros.

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