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Alors que le président Tshisekedi met en place l’Union sacrée de la Nation qu’il qualifie de vision, la chambre basse, dans sa forme actuelle, censée l’aider à conquérir ce qu’il a échappé durant ses deux premières années de pouvoir, sombre elle-même de nouveau dans une marre de controverses mettant les membres de son Bureau en posture de pilleurs provisoires du Trésor public. Plus de 24 milliards de Francs congolais devront, selon eux, suffire pour organiser durant un mois la session extraordinaire du présent mois de janvier.


La lettre sollicitant ces fonds a fuité dans son parcours à destination de l’hôtel du Gouvernement, chez le Premier ministre Ilunkamba, celui que le fameux contrôle parlementaire vise. En gros, il lui est demandé de débloquer des fonds devant servir à le faire sauter lui et son Gouvernement. Bref, là n’est pas la question.
Les désormais partenaires du chef de l’Etat dans la concrétisation de sa vision mi-mandat, tirent du passé des erreurs et en font leur arme de revanche. Finalement, des mêmes acteurs sous l’emprise des mêmes méthodes, va-t-il ressurgir du neuf ?
Le politique Sessanga au milieu de ce tollé à l’avalanche des vœux de la nouvelle année, prône un Etat modeste et efficace où le train de vie des institutions est drastiquement réduit au juste nécessaire. Pour lui, l’assainissement des finances publiques passe aussi par la maitrise de la dépense. «12 millions USD c’est exorbitant pour la session extraordinaire», a signifié le Député national.
Il faut aujourd’hui, au-delà des promesses et des exhortations, un sursaut intellectuel afin de ramener chacun à la raison, à la mission qui lui incombe et aux responsabilités auxquelles il fait face devant la société.
Comme il a été recommandé aux Sénateurs, la paix et l’ordre sont les socles sur lesquels les acteurs politiques du Congo démocratique vont devoir rebondir pour tenter d’aller réellement de l’avant. Un disque écouté et réécouté à l’intention des sourds, conditionnés à l’intérêt personnel. Néanmoins, puisque certains y croient encore et fermement, il y a bien des efforts à fournir pour remonter la pente dans le sens de sortir des démêlés politiciens et regarder dans la direction des pauvres électeurs, du véritable souverain primaire.
Point n’est donc besoin actuellement, pour tel ou tel politique, de recourir à des méthodes cavalières pour assouvir des ambitions personnelles et se garantir des avantages moyennant la déstabilisation des institutions. Le Professeur Kaumba l’a si bien relevé hier, au regard de toutes ces récentes situations, bras de fer politiques, dans l’idée pour chaque camp de faire asseoir son impérium dans l’arène des fauves.

La Pros.

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