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Comment changer l’ordre des choses ? Comment bouger les lignes ? Comment se défaire de Kabila et de sa majorité ? Comment se défaire du Premier Ministre ou des Présidents de deux chambres du Parlement ? Comment, enfin, requalifier la majorité parlementaire ?

Telles sont les questions qui taraudent, certainement, l’esprit du Chef de l’Etat, Félix Tshisekedi, après un si long moment de consultations et d’écoute de tous les marginalisés au bord du chemin, au lendemain de la mise en œuvre de l’accord de coalition, fin janvier 2019.
Aujourd’hui plus qu’hier, les aiguilles de la montre tournent autrement. Les jours sont passés. Et, derrière eux, le temps de la mandature aussi. Deux bonnes années vont bientôt s’égrener, fin janvier 2021.
Et si 2023 sera vraiment une année électorale, il est évident qu’il ne lui reste plus que quelques deux autres années pour tout faire, y compris la matérialisation de toutes les promesses de campagne ainsi que celles qui sont contenues dans son discours d’investiture.
Donc, Félix Tshisekedi est, assurément, à la croisée des chemins. Il est obligé de passer à l’action, comme il l’avait déjà promis, fin décembre 2019.
Mais, dans quel environnement ? La pandémie est là. Coronavirus est encore annoncé pour sa seconde vague. Le marasme économique est aussi au rendez-vous. Il secrète au quotidien la misère sociale et les souffrances indicibles.
A cela, il faudra ajouter les incertitudes politiques ainsi que les autres stratagèmes liés notamment, aux perspectives des prochaines élections.
L’affaire de la rupture ou de la continuité de la coalition qui s’inscrit, logiquement, dans ce lot n’est, toutefois, pas à examiner de manière isolée, comme un fait anodin.
Ainsi, les consultations lui auront-elles donné le temps de fignoler son message et de l’adapter aux circonstances.
Normalement, dans sa posture de Chef de l’Etat, sans transiger sur l’essentiel, il veillera au grain. Il a le devoir créer un climat rassurant, s’il veut continuer à jouer au rassembleur et à diriger en bon père de la nation.
Car, après tout, en l’absence de ces équilibres politiques nécessaires au parlement et au gouvernement, les réformes électorales tant réclamées par la CENCO, le CLC et autres, la relance de l’économie, la fin du désastre social et, même, l’exécution de tous les programmes du gouvernement, ne sauraient être qu’un instant bigarré de nouveaux rendez-vous manqués, qu’un bel air de pur leurre.

LPM

 

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