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A environ deux ans, depuis l’arrivée de Félix Tshisekedi aux affaires, la RD. Congo tourne au rond-point. Un mois durant, pas de conseils des Ministres. Pas, non plus, de contacts directs entre le Président de la République et son Premier Ministre. Méfiance totale vis-à-vis du Parlement dont les Présidents de deux Chambres sont considérés, outre mesure, comme des persona non grata à la Cité de l’Union Africaine.


Ainsi, dans cet imbroglio, le ciel politique devient de plus en plus brumeux. Pas de lueur d’espoir pour la tenue effective des élections en 2023 tant qu’il n’y aura pas de Centrale électorale actualisée, ni de fichier électoral.
Bien plus, en l’absence des réformes électorales maintes fois exigées par les Evêques et l’ensemble de la Société civile, comment peut-on envisager d’aller aux élections dans la sérénité ?
A cela, il faut ajouter la problématique des moyens, de l’insécurité, de la réhabilitation des infrastructures en termes de voie d’accès aux circonscriptions électorales. Autant sont des défis qui, en même temps, constituent des pesanteurs majeures pour le respect des cycles de l’alternance démocratique et pacifique.
Et, dans ce contexte-là, alors que les consultations s’étirent et s’enlisent, Félix Tshisekedi doit également se préparer à prendre le fanion de commandement à l’Union Africaine où, en 2021, il devra en assumer la Présidence tournante.
Donc, écartelé entre les crises africaines récurrentes et les éternelles matrices des conflits récessifs et fantasques dans son propre pays, Félix Tshisekedi aura du pain sur la planche. Si bien qu’il lui faut des béquilles fortes, des épaules non frêles, pour transcender les divergences et surmonter les épreuves, pour marquer les points.
Et, en tant que tel, il devra tout faire pour porter sa casquette d’homme d’Etat et reléguer au second plan, ses postures initiales d’homme politique.
Au propre comme au figuré, tout porte à croire que dans son rôle de Gardien de temple, aurait-il tout à gagner en restant au-dessus de la mêlée plutôt que se laisser engluer dans de petites querelles intestines et des luttes de position.
Et même là, après les consultations, nombreux sont ceux qui pensent qu’il aurait également intérêt à appeler la classe politique à dialoguer, pour lever des options claires en vue des futures élections au lieu d’imposer ses propres vues.
Entretemps, l’Etat doit tourner. D’où, la nécessité, pour lui, de se réactiver sur les pistes, pourtant, plausibles du bon fonctionnement des institutions, y compris la reprise de la tenue régulière des Conseils des Ministres du Gouvernement, tout en gardant, évidemment, la main mise sur ses initiatives politiques.

LPM

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