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Difficile. Il est extrêmement difficile de voir les hommes politiques congolais s’accorder sur des questions liées à des réformes électorales, judiciaires ou encore à celles qui se rapportent notamment, à la révision partielle de la Constitution. Quoiqu’au sortir du scrutin électoral très problématique du 30 décembre 2018, à l’unanimité, toutes les parties prenantes s’étaient mis d’accord sur ces fameuses réformes. Qu’en est-il aujourd’hui ? Ces questions politiques majeures, hautement sensibles, divisent.

Le modus operandi des uns offusque les autres. Cela engendre ainsi un climat de discorde, supputations et suspicions superflues, alors que tous, presque, excluent l’idée d’un éventuel statu quo afin d’obtenir des bonnes élections. Comment s’y prendre pour réformer ? La pomme de discorde se fait sentir.
Fort de sa majorité parlementaire, pour le FCC, le cadre approprié des discussions des réformes n’est rien d’autre que le cadre Institutionnel qu’est le parlement. Effarouchés, les Lamukistes ne l’entendent pas de cette oreille. Ces derniers exigent des réformes institutionnelles notamment, celle de la CENI et de la loi électorale, à condition que ces réformes se fassent de manière consensuelle entre les parties prenantes dans un «cadre paritaire». Parlant de la proposition du Député PPRD Ngoyi Kasanji, le Présidium de Lamuka réplique : ‘’le Président de la République est élu au suffrage universel direct pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois’’. ‘’Il est donc hors de question d’envisager l’élection du Président de la République au second degré par le Parlement ! ’’, prévient-il. Décidemment, chacun a son mot sur les réformes.
L’on se souvient du Rififi accouché après le dépôt des lois à l’Assemblée nationale par Garry Sakata et Aubin Minaku visant les réformes au sein de l’appareil judiciaire. Loin s’en faut, il est impératif de procéder par des réformes électorales, des lois organiques, la CENI et revoir quelques articles de la Constitution sans toucher les articles intangibles. Les trois cycles électoraux organisés en RDC sur pied de la Constitution du 18 février 2006 qui présente la crise de légitimité, y compris au sens de représentativité des institutions et des élus comme base de l’instabilité politique sociale serait ni plus, ni moins, la cause du retard économique et développement de la RDC. D’où, au-delà des intérêts purement politiques, au-delà des cadres institutionnels des uns ou paritaires des autres, au-delà des initiateurs des propositions de toutes les réformes électorales soient-elles, organiques ou constitutionnelles, seul l’intérêt du peuple congolais prime et doit impérativement être au-dessus de tout, au-dessus de tout clivage politique. A bon entendeur !

La Pros.

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