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Depuis qu’ils avaient participé à l’ouverture, le 15 septembre dernier, de la nouvelle session ordinaire, c’est seulement aujourd’hui que les Députés reprennent le chemin de l’hémicycle.


Ils ont été conviés, à cet effet, à tabler sur le projet de matières à inscrire au calendrier des travaux.
Hier, en effet, une réunion de la conférence de Présidents y a laborieusement réfléchi et sorti une ébauche sur laquelle ils vont, à leur tour, se pencher.
Normalement, la session est budgétaire. Mais, en raison de plusieurs arriérés législatifs et, surtout, de certains impératifs dus aux réformes exigées pour la réalisation du prochain cycle électoral, il va de soi qu’ils aillent à plus. Ce qui signifie qu’ils sont tenus de tout faire, d’ici la fin de cette année 2020, pour sortir toutes les lois essentielles.
Puisque d’aucuns parlent de réformes de la loi électorale, de réformes de la loi organique portant organisation et fonctionnement de la CENI et de toutes les autres lois subséquentes, ils sont contraints de doter le pays de ces préalables juridiques sans lequel la tenue des prochaines élections ne saurait être qu’un pur leurre.
Ainsi, les Députés ont-ils la pleine responsabilité de jouer un rôle déterminant pour l’avenir du pays.
Bien d’autres cas ne manquent, cependant, pas. L’examen du rapport de la CENI ainsi que l’audit maintes fois réclamés, la gestion du dossier de la succession de Nangaa à la tête de la Centrale Electorale – la candidature de Malonda leur ayant été renvoyée par le Chef de l’Etat -, le remplacement de Kabund, les interpellations et autres missions des contrôles parlementaires vont, certainement, ponctuer, à coup sûr, le déroulement de cette nouvelle session dont les choses sérieuses vont bientôt commencer.
Sur l’autre registre, la question reste, tout de même, lancinante autour du contenu des réformes substantielles tant recherchées pour le lancement des préparatifs du nouveau processus électoral.
Tenez ! En l’absence d’un fichier électoral fiable et géo-spatialisé, d’une cartographie électorale actualisée, d’une Centrale électorale renouvelée et requinquée, qui peuvent encore amener des réformes au Parlement et les faire adopter ?
Lorsqu’on sait d’avance qu’il est constitué, du moins dans sa majorité, des Députés FCC, comment un tel Parlement peut-il donner à Lamuka, au CLC et consorts, des réformes propices à effondrer l’ossature de l’actuel corpus institutionnel qui, vraisemblablement, aurait été taillée à la mesure de leurs propres ambitions politiques ?
Sans se faire prier, ni chercher à inventer la roue, une telle attente, aussi légitime soit-elle, peut bien être une illusion. A moins que la minorité fasse un miracle pour convaincre la majorité…Sinon, rien, rien alors, de bon n’en sortirait.

LPM

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