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Bien derrière des revendications sur des réformes électorales de Lamuka, du Comité Laïc de Coordination, des mouvements citoyens et consorts, voici qu’il se trame un tout nouveau projet funeste.


Toucher au système électoral, en y introduisant le vote au suffrage indirect et, surtout, en gardant la présidentielle à un tour. Aux analystes qui se sont perdus en conjectures, après avoir suivi les propos de Ngoyi Kasanji, de considérer que le FCC n’a toujours pas baissé la garde, ni vidé son insatiabilité politique à vouloir tout faire, pour continuer à rempiler.
Après des revers subis avec les lois Minaku-Sakata dont les conséquences sont encore là, avec la démission fracassante de Tunda, le FCC veut, en effet, contourner les choses autrement. Pas question de toucher forcément à la Constitution. Mais, par contre, il est question de faire main basse sur la loi électorale sous prétexte de répondre aux appétits gloutons de ceux qui réclamaient, à cor et à cri, des réformesélectorales, pour atteindre ses visées.
Des exemples ne manquent pas, dans cet exercice, si âpre soit-il. En épingle, les paroliers du FCC citent notamment,  le cas de la nation arc-en-ciel, l’Afrique du Sud et de l’Angola.
A cela, ils ajoutent l’idée que les élections au suffrage direct exigent, à la fois, des moyens financiers faramineux et des préalables en termes des matériels logistiques multiples.
‘’Faux’’, rétorque l’Abbé Nshole, le Secrétaire Général de la CENCO, qui rejette, en bloc, tous ces arguments spécieux ou, à tout le moins, fallacieux.
A son avis, les congolais ont encore frais dans leurs mémoires, la dernière série de cas de validation, invalidation et revalidation des Députés à la Cour Constitutionnelle.
Ils se souviennent, si besoin était encore, de la corruption qui, naguère, entoura la proclamation des résultats de certains élus.
Selon lui, même certains Sénateurs aux torses bombés aujourd’hui, lorsqu’ils arrivent dans l’hémicycle, n’auraient même pas pu s’y maintenir, si des élections réellement transparentes, libres et crédibles avaient été sanctionnées par des vrais résultats. D’ailleurs, à ce sujet, Mabi Mulumba Evariste, refusant, en son temps, de se laisser berner quelques grands électeurs au Kasaï Central, n’avait-il pas renoncé de concourir au suffrage aux résultats truqués d’avance ?
Plus de deux ans après, faut-il encore rééditer ces mêmes exploits en 2023 ? Faut-il encore faciliter la tâche à ces brebis scrofuleuses aux consciences perverties ? Faut-il, enfin, donner encore de la chance à ces tricheurs patentés d’emprunter des voies escarpées jusqu’à tripatouiller et rafler indûment des voix du souverain primaire ? Non. Trop, c’est trop. ‘’Cette recette-là aura du mal à passer. Car, les congolais, au comble de tout, en ont assez d’avaler des couleuvres. Qui dit mieux ?

LPM

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