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Telle une bombe atomique, la déclaration faite par Alphonse Ngoy Kasanji, cet ancien Gouverneur de la province diamantifère du Kasaï Oriental, au sujet des réformes électorales, principalement celle basée sur l’élection présidentielle au suffrage universel indirect, qui donnerait le plein pouvoir aux grands électeurs, de surcroît, aux parlementaires d’élire le Président de la République, a secoué l’arène politique congolaise.

Tenez ! Plusieurs réactions allant aux antipodes de l’aspiration de Kasanji n’ont pas tardé. Ira-t-il au bout de ses idées ? Va-t-il déposer réellement, dès la reprise de la session ordinaire de septembre, une proposition de loi allant dans cette direction? Jusqu’au-boutiste, l’on peut vraisemblablement s’attendre à tout de ce cadre du FCC qui, désormais, s’érige en un opposant farouche à l’actuel Chef de l’Etat, à travers ses déclarations peu courtoises et ‘’sarcastiques’’. Mais, qui est derrière Ngoy Kasanji ? C’est là l’énigme. Nombreux voient en ce ‘’ballon d’essai’’ l’ombre de l’Autorité morale du FCC.
Après quelques mois de vacances méritées, les Députés nationaux vont reprendre le chemin de l’hémicycle ce mardi 15 septembre 2020. Plusieurs questions seront débattues. La prochaine session qui s’ouvre dans quelques jours est manifestement une session de tous les dangers. Dangers, car les dossiers sensibles qui ont divisé la coalition au pouvoir vont être ramenés sur la palette. Initiés par les Députés FCC, Aubin Minaku et Garry Sakata, les trois propositions de lois relatives à la réforme de la justice qui ont été renvoyées à la session parlementaire de septembre feront leur grand retour. Ces trois propositions ont rencontré une protestation farouche et forte de la population. Malgré cela, ces vacances parlementaires ont permis à ses initiateurs d’échanger avec plusieurs couches de la population pour lever tout malentendu. Rien n’exclut de voir l’entérinement problématique de Malonda être reprogrammé et rediscuté à l’Assemblée nationale. Quoique le danger reste suspendu sur le palais du peuple comme l’épée de Damoclès, l’exécutif national doit être à même de matérialiser sa loi budgétaire 2021. Puisque la session de septembre est budgétaire, les congolais lambda, désespérés, comptent énormément sur le gouvernement de Félix Tshisekedi à ce point. A force de décevoir la population, à cette allure, les dangers peuvent resurgir de partout. Gare à eux de savoir bien les gérer, pourvu que les contradictions et controverses soient motrices du développement. Au cas contraire, la case FCC-CACH risque de s’effondrer. Tellement les fissures sont devenues, au fil de jours, béantes.

La Pros.

 

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