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En 2023, lorsqu’ils auront accompli cinq ans d’exercice commun du pouvoir d’Etat, les sociétaires de la coalition FCC-CACH seront comptables des actes posés, des réalisations de leurs multiples promesses de campagne, des ratés de leurs programmes d’action et, même, des incongruités de leurs projets de société.

Mais alors, en ce moment-là, le premier d’entre eux, ce sera Félix Tshisekedi qui, logiquement, portera sur ses épaules, apparemment, non frêles tous les poids de cette chevauchée dont les faiblesses de cette expérience de ‘’coalition-cohabitation’’ aux affaires n’auront que démontrer l’impuissance des forces politiques ainsi mises en osmose, de conjurer la misère sociale, d’enrayer la pandémie à Covid-19, de stopper la gabegie financière, de mâter l’inflation, de réduire le train de vie au niveau du fonctionnement institutionnel, de faire l’économie de la haine tribale, de mettre un terme aux alvéoles du barillet des règlements des comptes ou, pis encore, de garantir les équilibres fondamentaux, y compris d’assurer la prochaine alternance pacifique et démocratique au pouvoir.
Depuis le 24 janvier 2019, Félix Antoine Tshisekedi, après des randonnées à l’extérieur et à l’intérieur de la RD. Congo, aura sonné le glas d’une fin apaisée de règne de Kabila, tout en acceptant, paradoxalement, de composer avec lui pour le reste. Un ‘’deal’’ dont personne ne connaît vraiment pas la teneur si elle n’est, peut-être, que l’apanage de certains cercles ésotériques, annonça les houles de l’équinoxe à l’horizon 2020… Une lueur d’espoir qui, sans nul doute, plaça les congolais dans l’obligation de croire, d’espérer et de se mobiliser pour l’avènement d’un Congo nouveau, d’une oasis de paix, d’un havre de bonheur.
Et, pourtant, sur le chemin, des embûches et des peaux de banane maintes fois enregistrées sont venues phagocyter cette marche inexorable vers la réalisation des rêves croisés des aïeux.
Un coup de sabot à Kabund. Un tablier jeté de Tunda. Un placement de Kamerhe sous le contrôle d’un geôlier. Un tacle du FCC contre les Ordonnances présidentielles. Une fermeture de la session parlementaire sans investir les nouveaux Hauts Magistrats. Le cocktail, si salé soit-il, est donc là. A cela, des esprits félins auraient choisi d’y répondre par des marches se succédant au rythme saccadé à travers le pays.
Au lieu de diriger, c’est, décidément, le pays qui est exposé à la pieuvre et à la résurgence de tous les démons de la division. Des agendas cachés, des interférences externes à peine voilées, des télescopages et autres manœuvres tendant à tirer, pour chacun des camps, la couverture de son côté, finiront, plus tard, par faire faire le crash à l’avion de tous les espoirs. Mais, à qui la faute ? Simple comme bonjour. Pas d’excuses ! Tous auront ainsi péché. Et, le peuple d’abord sanctionnera, dans les urnes. Entretemps, alors que Malonda est à l’index, Nangaa et ses colistiers, arrivés fin mandat, tournent encore les pouces. Et, les confessions religieuses, jouant aux victimes, multiplient, curieusement, des demandes d’audits de la CENI, des réformes structurelles sur fond de l’exigence d’un large consensus à l’issue d’un dialogue extra-institutionnel. A cette allure, va-t-on respecter les échéances électorales en 2023 ?

LPM

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