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Un deal jusque-là tenu secret entre deux hommes a donné corps à une alliance devenue coalition au pouvoir. Il faut absolument que Joseph Kabila et Félix Tshisekedi composent, cohabitent.

Le dialogue entre ces deux piliers est l’unique panacée ou planche de salut pour la survie de la coalition FCC – CACH et la stabilité de la RDC. Malheureusement, chacun de ces chefs de file a le ver dans le fruit. Depuis un certain temps, Kabila et Tshisekedi semblent ne plus regarder dans la même direction. Même si le Chef de l’Etat avait tenu des propos rassurants et apaisants au terme de son séjour brazzavillois.
Ce qui n’est pas le cas de leurs lieutenants respectifs. A titre illustratif, le Coordonnateur du FCC, Néhémie Mwilanya, a révélé à l’opinion que les délégués de CACH ont boycotté à trois reprises le cadre de concertation. Le Secrétaire Permanent du PPRD, Emmanuel Shadary, ne cesse de dénoncer la dérive dictatoriale et la violation systématique de la Constitution, dans le chef du Président de la République.
Dans l’autre camp, le Président a.i de l’UDPS, Jean-Marc Kabund, et son Secrétaire Général a.i. Augustin Kabuya, n’arrêtent de tirer à boulets rouges en qualifiant le FCC de majorité artificielle. Aussi, les deux partenaires de la coalition ont-ils cherché à jauger leur popularité dans la rue les 9 et 23 juillet derniers. Hélas ! La démonstration de force a tourné mal lors de la première marche : destructions méchantes et incendies de quelques sièges des partis membres du FCC.
La pluie d’ordonnances présidentielles querellées portant nomination dans l’armée et la magistrature a fait déborder le vase. Un climat malsain règne entre Félix Tshisekedi et son Premier Ministre suite à l’affaire «contreseing».
Cependant, l’opposition incarnée par la plateforme Lamuka et une frange importante de la société civile pensent que la coalition au pouvoir a montré ses limites au vu de la crise politique doublée de la crise institutionnelle. Aussi, exigent-elles un dialogue fondateur en vue de faire table rase. Histoire de réformer les institutions et d’extirper le ver dans le fruit.
Les 13 personnalités, toutes tendances confondues, sont allées voir le Président Félix Tshisekedi pour faire avaliser le schéma du dialogue électoral, excluant tout partage équitable et équilibré du pouvoir. Pourront-elles convaincre les partisans de la vérité des urnes pour qui il faut écarter les usurpateurs au pouvoir ?
Ainsi donc, pour que le pays reste stable jusqu’aux prochaines élections prévues en 2023, Félix Tshisekedi et Joseph Kabila doivent cheminer cote-à-cote. Pas moyen de se débarrasser de l’un sans préjudicier l’autre. Le régime semi-présidentiel ou semi-parlementaire oblige. Le sage Kitenge Yesu n’a pas tort de pousser ce cri patriotique : «Suspects de toutes tendances : unissons-nous».

La Pros.

 

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