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En RD Congo, on cesse de diriger. On se préoccupe de l’après 5 ans, c’est-à-dire, des échéances de 2023. Pourtant, le peuple congolais va droit vers une catastrophe sociale, économique et sécuritaire menaçant son existence même en tant que nation et Etat.


La coalition au pouvoir passe des jours, des semaines, voire, des mois à se déchirer sur le dossier Kabund défénestré du perchoir de l’Assemblée Nationale, le dossier propositions de lois Minaku-Sakata mises en veilleuse à la Commission PAJ de l’Assemblée Nationale, le dossier VPM Tunda contraint à la démission, le dossier ordonnances présidentielles dites anticonstitutionnelles, le dossier Ronsard Malonda désavoué comme probable président de la Centrale électorale, etc.
Tout ceci fait les affaires de ceux qui se trouvent en dehors des institutions, principalement l’opposition incarnée par la plateforme Lamuka. Celle-ci saisit la balle au bond, ou mieux, cette passe en Or pour réclamer des réformes institutionnelles sous format d’un dialogue mettant autour d’une table toutes les parties en présence.
Pendant ce temps, plus de 150 groupes armés ravagent le pays, sept contingents des armées étrangères occupent le territoire congolais, les provinces accusent les arriérés de plusieurs mois de rétrocession, les fonctionnaires vivent la résurgence de la période cauchemardesque des années 1990 avec des rémunérations intermittentes, le franc congolais continue sa chute vertigineuse. Cette situation rend la survie quasiment impossible en termes de paiement des loyers et de l’achat des produits de première nécessité.
Tout semble être focalisé sur les échéances 2023. Alors que si l’on fait un gros plan de grands partis politiques, nul ne s’y prépare sérieusement. Au sein de l’UDPS, parti présidentiel, une bataille de leadership s’est déclarée depuis que Jean-Marc Kabund, président a.i., a sanctionné Jacquemin Shabany, Paul Tshilumbu et compagnies. C’est l’empoignade !
Au PALU, Godefroid Mayobo et consorts tentent de s’emparer du parti après le décès de Lugi Gizenga, le fils biologique du défunt Patriarche Antoine Gizenga. Un autre groupe dit attendre le Congrès de cette formation politique pour procéder à la désignation de ses nouveaux dirigeants. A l’UNC, le combat des cadres et militants est orienté vers la libération du leader Vital Kamerhe écroué à Makala. Le social de la population est donc le cadet de leurs soucis. Au PPRD, Joseph Kabila n’a toujours pas effectué son comeback politique malgré le réaménagement de ses statuts. Au MLC, s’observe un passage à vide et à Ensemble pour la République les activités se font attendre.
Le libre-penseur Kabasu Babu a cogité sur Félix Tshisekedi entre le sauvetage urgent de la RDC et l’auto-éjection. L’actuel Président de la République sera seul comptable devant la population en 2023. Plus de temps à perdre. Passez à l’action.

La Pros.

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