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«Le Président Félix Tshisekedi possède toutes les chances d’entrer dans l’histoire comme père de la réindustrialisation de la RDC et de l’émergence d’ici 2028». Le Chef de l’Etat devra rendre le tablier d’ici décembre 2020 s’il n’est pas capable d’actionner la matérialisation d’une telle ambition, pense Hubert Kabasu Babu. Ce libre-penseur et écrivain alerte que le peuple congolais va droit vers une catastrophe sociale, économique et sécuritaire.


Malheureusement, poursuit-il, cette situation extrêmement périlleuse, susceptible de conduire à la désintégration du pays, ne semblent pas convoquer une attention intense du Président Félix Tshisekedi. Il est plutôt préoccupé par les stratagèmes d’expansion de ses pouvoirs impériaux, avec des nominations politiciennes, irrespectueuses de l’institution gouvernement, et au-delà des prescriptions constitutionnelles du régime semi-présidentiel. «On capte son intention de monopoliser l’Etat pour servir des intérêts mercantilistes. Le Peuple d’abord se réduit à un crédo d’hypnose politicienne», dénonce Kabasu Babu.
En revanche, le Professeur Kambayi Bwatshia refuse de croire à l’agonie ou à la mort de son pays. Mais, il tire la sonnette d’alarme sur les velléités de la Balkanisation. «A cause de sa richesse le congolais hurle de douleur sur une scène de la balkanisation», prévient cette éminence grise. Balkaniser évoque l’idée de diviser à son profit. «Au Congo cette idée est vieille depuis la fabrication de l’Etat Indépendant du Congo en 1885. L’enjeu des grosses disputes entre les puissances était les richesses immenses. Aussi, les puissances capitalistes vont s’appuyer sur les petits Etats dans les Grands Lacs africains pour matérialiser l’idée de la balkanisation de la RDC. A ce jour, l’on dénombre 7 armées étrangères sur le territoire congolais.
Sur un autre registre, Jacques Tshimbombo donne son éclairage sur les ordonnances présidentielles querellées. Selon cet ancien dignitaire de la Deuxième République, l’intérim est constitutionnel et le contreseing est un pouvoir d’Etat attaché à la fonction et non à la personne du Premier Ministre. Cet analyste estime que, dans un Etat de droit, les contestations ne pouvant être réglées par le mécanisme de dialogue (politique), encore moins être tranchées par l’appel de la population dans la rue, doivent l’être devant les juridictions compétentes.
Quant à Kabasu Babu, il préconise comme pistes de solutions : l’obligation de l’évaluation de tous les programmes présidentiels et gouvernementaux après 18 mois de l’alternance, l’engagement à œuvrer pour la cohésion nationale et la cohésion sociopolitique, le Plan de la réinvention de la RDC post-Covid-19, … Il invite aussi le Président Félix Tshisekedi à se réinventer en homme d’Etat en vue d’éviter l’autoéjection.

La Pros.

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