Flash

Coalition dans la lettre, cohabitation dans l’esprit. C’est ce que laisse transparaître le pouvoir FCC-CACH aux yeux de l’opinion. Les sociétaires de ces deux regroupements se regardent désormais en chiens de faïence. Ils tiennent des discours contradictoires et règlent leurs différends dans la rue.


Tenez. Le Président de la République, Félix Tshisekedi, avait, aux côtés de son homologue du Congo-Brazzaville, affirmé que la coalition n’était pas au bord de la rupture et que des délégués FCC-CACH se trouvaient dans la table de négociation pour tout mettre en œuvre en vue de regarder dans la même direction.
En revanche, le Professeur Néhémie Mwilanya, l’une des figures de proue de la famille politique de Joseph Kabila, a révélé que leurs partenaires de CACH ont boycotté à trois reprises le cadre de concertation. C’est pourquoi, le FCC a choisi la rue pour tirer la sonnette d’alarme. Contradiction flagrante !
L’un des axes de la marche du FCC c’était le soutien aux institutions de la République qui, comme repris dans l’article 68 de la Constitution, sont : le Président de la République ; le Parlement, le Gouvernement ; les Cours et Tribunaux. Mais, le Secrétaire Permanent du PPRD, parti porte-étendard du FCC, a fustigé avec virulence la dérive dictatoriale au cours de cette manifestation de rue.
Emmanuel Shadary, c’est de lui qu’il s’agit, a aussi lâché ce bout de phrase : «le Premier Ministre n’est pas un garçon de courses».
Clairement, le FCC soutient le Chef du Gouvernement, Sylvestre Ilunga Ilunkamba qui est l’un des leurs, face au Président de la République. Ce camp politique rejette en bloc les récentes ordonnances présidentielles. Le même Shadary avait déjà proposé la cohabitation en lieu et place de la coalition. Quant à l’autre lieutenant de Joseph Kabila, en l’occurrence l’Ambassadeur André-Alain Atundu, il venait de déclarer sur RFI : «Plutôt que de chercher un affrontement meurtrier à l’issue incertaine, il serait plus sage d’appliquer le deal de la coalition FCC-CACH…». Cet ancien flic sous Mobutu mettait ainsi clairement en garde le chef de file de CACH.
L’affaire «contreseing» a plombé les relations Félix Tshisekedi- Sylvestre Ilunga. Ce dernier n’a pipé mot lors du 42ème Conseil des Ministres qui a duré 5 heures. Une crise institutionnelle s’ajoute donc à la crise politique. L’impossible cohabitation Kasa-Vubu – Lumumba ou Mobutu – Tshisekedi est encore présente dans les mémoires. Les marches ont eu lieu. Et après ? Il faut un large consensus car la coalition FCC-CACH connaît la rupture.

La Pros.

 

Pin It

Les plus lus