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La coalition au pouvoir, FCC-CACH, est en pleine crise politique, en ce moment où le Congo-Kinshasa commémore les 60 ans de son affranchissement. C’est un tournant décisif de son existence depuis la mise en place du gouvernement Ilunga Ilunkamba, symbole de l’union sacrée entre Kabila et Tshisekedi.

Ce climat politique morose, incarnée au passage par des crises multiformes, rappellent le tristement chapitre de conflit entre Kasa-Vubu et Lumumba, peu après l’accession du pays à la souveraineté nationale et internationale. Malheureusement, l’on connaît ce qui finit par arriver le 17 Janvier 1961 et le 24 novembre 1965 lorsque Mobutu, le jeune colonel s’empara du pouvoir et le conservant pendant trois décennies, léguant ainsi un système politique qui a difficilement fait émerger la Nation, même 23 ans après son départ. Triste sort.
Dans l’imbroglio Félix Tshisekedi- Joseph Kabila, par leur coalition interposée, l’on craint qu’un Mobutu puisse resurgir de nulle part et prendre le pouvoir d’une manière peu démocratique. Qui sait ? Il n’y a qu’à se rappeler la longue transition mobutienne qui a vu le vieux maquisard Kabila Laurent-Désiré surgir des montagnes du Kivu, accompagné de kadogos, pour surprendre Les Mouvanciers et l’USORAS qui s’empoignaient indéfiniment dans un pays qui continue à être trahi par sa médiocre classe politique. Les erreurs du passé n’ont rien servi comme leçon aujourd’hui.
La crise au sein de la coalition FCC-CACH, la déchéance de Kabund, la réaction virulente des combattants disproportionnellement à l’action de Minaku-Sakata sur la réforme judiciaire, la désignation des animateurs de la CENI, l’arrestation ‘’arbitraire’’ et momentanée du Ministre de la justice et Garde des Sceaux, Me Célestin Tunda ya Kasende, et enfin, le ‘’coup de gueule’’ du Premier ministre à l’endroit du Président Félix Tshisekedi, ajouté à cela le discours de rupture prononcée par le Président Félix à l’occasion du 30 juin, toutes ces histoires maussades, soient-elles, font montre, visiblement, la face cachée de l’iceberg. Cette donne risquerait de démolir le bon fonctionnement des institutions et menace de rompre, au passage, toute confiance entre partenaires. Du moins, le peu qui restait encore dans les chefs des gouvernants. Et donc, à cette allure, six décennies après l’accession à l’indépendance comme toujours, le petit peuple aura été le grand perdant. Ressaisissez-vous ! Aujourd’hui, plus que jamais, le moment est arrivé pour dresser nos fronts longtemps courbés. Prendre notre destin en main et aller, à jamais, de l'avant en tant que peuple uni, en tant que Nation unie et pacifique.

La Pros.

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