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Inédit ! Le 37ème Conseil des Ministres s’est terminé en queue de poisson malgré le démenti. Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a piqué une colère monstre avant de suspendre cette réunion du Gouvernement. Le lendemain, samedi 27 juin, le Vice-premier Ministre en charge de la Justice et Garde des Sceaux, Célestin Tunda, est arrêté et conduit manu militari au Parquet Général près la Cour de Cassation pour être auditionné pendant près de cinq heures.

Encore une fois, la pomme de discorde ce sont les trois propositions des lois violemment contestées dans la rue et canalisées vers la Commission PAJ de l’Assemblée Nationale. Que s’est-il passé réellement ?
L’on apprend que c’est le Vice-premier Ministre et Ministre de la Justice et Garde des Sceaux, Célestin Tunda Ya Kasende, qui serait à la base de cet incident. En effet, une source renseigne que celui-ci aurait commis une infraction de ‘‘faux et usage de faux’’ en transmettant, au nom du Gouvernement, des avis non discutés au Conseil des Ministres, du reste favorables aux trois propositions de lois Aubin Minaku-Garry Sakata à la Présidente de l’Assemblée Nationale, Jeanine Mabunda, dans une correspondance datée du 18 juin 2020 et cela sans le quitus du Gouvernement. Il y aurait-il usurpation du pouvoir ? C’est ce qui aurait conduit, semble-t-il, à sa brève arrestation.
Au Palais du Peuple, la tension est montée d’un cran. Quelques membres de la Commission Politique, Administrative et Politique (PAJ), issus des regroupements politiques CACH et Lamuka ont claqué la porte au moment où les trois propositions des lois Minaku et Sakata étaient en plein examen. Le FCC est accusé d’opérer un passage en force.
Pendant ce temps, le Premier Ministre demande au Président Félix Tshisekedi de saisir le Conseil Supérieur de la Magistrature pour sanctionner les auteurs de l’interpellation du VPM Tunda. En outre, Sylvestre Ilunga Ilunkamba ordonne des poursuites judiciaires contre les auteurs intellectuels et physiques des actes de vandalisme, particulièrement les motocyclistes dits «Wewas». Ce ne sera donc pas une surprise si Jean-Marc Kabund et Augustin Kabuya, respectivement Président a.i. et Secrétaire Général a.i. de l’UDPS sont écroués dans les tout prochains jours.
Selon Minaku et Sakata, ces trois propositions des lois controversées viseraient à créer un cadre de concertation entre l’Exécutif et le Judiciaire. Mais, les détracteurs pensent que celles-ci ont plutôt pour but de mettre les Procureurs sous les bottes de l’Exécutif, spécialement du Ministre de la Justice et Garde des Sceaux. A ce dernier, reviendrait la conduite de la politique de la justice et il deviendrait membre du Conseil Supérieur de la Magistrature.
«In tempore on suspecto», disent les latinistes. Des observateurs avertis se demandent pourquoi ces initiatives parlementaires tombent seulement maintenant au moment où le pays vient de connaître un procès historique dans l’affaire 100 jours impliquant Kamerhe et consorts, au moment où la justice revêt ses lettres de noblesse. Derrière des artifices juridiques, il y a des calculs politiques machiavéliques.
A Limete, siège du parti au présidentiel UDPS, l’on clame que le FCC, majorité parlementaire pilotée par Joseph Kabila, veut retirer malicieusement à Félix Tshisekedi, Chef de l’Etat, l’un des attributs de son pouvoir. D’où, les manifestations de ces derniers jours. Au siège du PPRD, le Secrétaire Permanent
Emmanuel Ramazani Shadary a déclaré qu’on est en train d’étouffer la démocratie et petit à petit s’installe une dictature plus forte que celle de Mobutu. Le FCC va barrer la route à ce plan machiavélique.
La coalition FCC – CACH n’est plus que sur papier, le divorce se profile. Coalition ou cohabitation ? La RD Congo est sur une pente très glissante. Tout peut arriver. Beaucoup dans l’opinion se demandent : Où va-t-on ?

La Pros.

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